RAP CONSCIENT

juillet 29, 2006

Collectif de soutien au peuple MAPUCHE

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 9:31

 Soutenez les prisonniers politiques MAPUCHE

en grève de la faim http://mapuche.free.fr/

 images[1].jpg

 Article paru dans CQFD numéro 35

 CHIEN MAPUCHE ECRASE
>

Les dirigeantes socialistes ont un faible pour l’uniforme. En France, Royal veut encaserner les sauvageons. Au Chili, Bachelet laisserait bien crever les Indiens mapuches tombés sous le coup d’une loi antiterroriste datant de la dictature militaire. Condamnés à dix ans de prison pour avoir occupé des terres spoliées, trois leaders indiens et une activiste chilienne ont mené une grève de la faim de deux mois avant que la nouvelle présidente daigne examiner leur cas. Entre-temps, elle avait essuyé quelques reproches lors de sa tournée européenne. José Saramago, prix Nobel de littérature, lui a lancé : « Faites-moi le plaisir de jeter un œil au peuple mapuche, les Chiliens les plus anciens. » Fin mai, un Mapuche est passé par Marseille. La presse locale l’a superbement ignoré. Les élus PS, contactés par un Chilien qui croit au lobbying, aussi. Luis Llanquilef : « Dans les années 60, il y a eu un début de réforme agraire. Sitôt arrivé au pouvoir, Pinochet a tout défait. Il a livré nos terres aux exploitations forestières. Aujourd’hui, celles-ci veulent nous voler le peu qui nous reste, pour y planter des arbres génétiquement modifiés, qui arrivent à maturité en 15-20 ans au lieu de 50 et appauvrissent durablement le sol. Nous nous basons sur les documents de la réforme agraire pour réclamer la dévolution des terres. Mais les socialistes, au pouvoir depuis la fin de la dictature, n’ont plus rien à voir avec Allende. Eux aussi ont eu le cerveau lavé par les Chicago boys ultralibéraux. » CQFD a partagé un couscous avec Luis. Quand on lui a expliqué que dans les journaux d’ici la rubrique des chiens écrasés occupe plus de place que l’actualité internationale, il a répondu : « La prochaine fois, je parlerai de ce clébard mapuche envoyé en l’air par un camion. »

juillet 26, 2006

PRELUDE

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 6:04

Depuis ça mise en ligne le 15 juin 2006

le maxi “prelude” a été téléchargé environ 2200 fois …

merci a tous

 

la compile “rap conscient” arrive pour la mi-octobre distribuée par 2good et le clip sera dispo a partir de septembre.Il est finis de tourner et est en cours de montage.

 

www.lak-bine.com

 

 

 

 

juillet 22, 2006

frente polisario!!!!!!!!!!!!!! independencia!!!!!!!!!!!!!

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:20

sahh.jpg

juillet 16, 2006

Lettre ouverte à Zinédine Zidane (serge quadruppani)

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 11:55

Cher ZZ,

Quelques minutes seulement après ce coup de boule que vous avez fait entrer dans l’histoire planétaire, nous avons vu et entendu le président de la République française vous absoudre implicitement en direct pour ce geste, nous l’avons entendu le lendemain, depuis l’Elysée, vous renouveler, solennellement et avec insistance, son soutien et celui de la nation toute entière, nous avons entendu toutes sortes de VIP médiatiques déployer des trésors de compréhension, au nom de l’idée que le joueur italien vous avait manqué de respect. A ce spectacle, on ne peut s’empêcher de penser aux milliers de jeunes nés comme vous dans les « cités », qui sont passés par la prison ou qui y croupissent encore aujourd’hui pour s’être rebellés contre des représentants de l’ordre qui les provoquaient, les insultaient avec la même assurance hypocrite qu’un joueur de calcio certain que ses mots ne seront pas enregistrés, on songe à tous ces jeunes accusés d’ « outrage et rébellion », à tous ceux qui ont brûlé des voitures ou ont été accusés de l’avoir fait parce qu’ils avaient senti que c’était la société toute entière, à travers ses représentants en uniforme, qui leur manquait de respect. Et vous n’avez, cher Zizou, sûrement pas oublié que le mépris et l’humiliation qui sont infligés quotidiennement à vos petits frères des quartiers comme à leurs parents, va bien plus loin que le fait de « traiter » leur mère et leur sœur, jusqu’à ces insultes permanentes que constituent la discrimination, la relégation spatiale, l’apartheid social. On se persuade donc facilement, cher Zizou, que vous n’allez pas manquer de demander à votre supporter de l’Elysée qu’il manifeste, à l’occasion du 14 juillet ou dans les jours qui suivront, la même compréhension que celle dont vous avez bénéficié. Nous sommes nombreux à attendre de vous que vous vous fassiez le porte parole d’un mouvement en faveur d’une amnistie générale pour les émeutiers de novembre, et pas seulement eux. Très certainement convaincu que tous sont victimes du même système, convaincu aussi de la nocivité de la coupure entre diverses catégories de rebelles, vous n’allez pas manquer d’exiger l’extension de cette amnistie aux lycéens poursuivis pour leurs actions contre la loi Fillon et à tous les condamnés et poursuivis du mouvement anti-CPE. Ce sera de votre part un geste civique d’une toute autre ampleur que d’inutiles excuses aux éducateurs et aux jeunes qui sont confrontés quotidiennement comme vous l’avez été fugitivement, à la difficulté de manifester sa révolte autrement que par des transgressions. Et qui, de leur geste de révolte, pourraient dire comme vous : “je ne le regrette pas”.

juillet 9, 2006

Envar El Kadri

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 7:06

« Nous avons perdus, nous n’avons pas pu faire la révolution. Mais nous avons eus/ nous avons/ nous aurons raisons d’essayer de la faire .Et nous gagnerons à chaque fois qu’un jeune lira ces lignes et saura que tous ne s’achète pas n’y se vend et qu’il  sentira l’envie de changer le monde. »
 

Envar El Kadri (révolutionnaire argentin)

juillet 4, 2006

Maxi PIZKO MC “Pa Ke Te Cuento” telechargeable gratuitement

Classé dans : Prise de position — Sud-AkA @ 8:32

Pa ke te cuento

Coups de pied dans le micro!!!! (ya encore de l’espoir…) article parru dans Le plan B

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 7:41

 

D’ordinaire, les mouvements étudiants cèdent aux avances des journalistes en mal de « nouveaux publics ». Mais, cette fois, les protestataires ont contrecarré le Parti de la presse et de l’argent.

La journaille avait franchi le sas des amphithéâtres occupés avec l’œil humide du directeur commercial qui contemple le vivier de ses futurs clients. Après la « génération morale » des manifestants anti-Devaquet récupérés par Libération et le PS en 1986, Serge July espérait que la bouée d’une « génération politique » (Libération, 14.4.06) sauverait son quotidien du naufrage. Très vite, l’espoir céda le pas à la consternation chez les gratte-papier du Nouvel Observateur, de Libération, du Monde et des Inrockuptibles…
Car, instruits de « l’objectivité » de la presse par la campagne référendaire du printemps 2005, échaudés par la couverture médiatique du mouvement(1), les jeunes grévistes ont débattu du comportement à adopter face aux médias qui mentent. Dans des dizaines d’assemblées générales (AG), la présence des journalistes fut soumise au vote. L’expérience a traumatisé un reporter de Libération qui couvrait les discussions de la Coordination nationale étudiante : « C’est devenu une tradition, pleurniche-t-il : le samedi commence par “le sujet litigieux” : les médias peuvent-ils assister aux débats ? La question est expédiée en quelques minutes : dehors. “Ils déforment nos propos”, affirme un intervenant. “Ils sont contrôlés par de grands groupes, dit un autre. Quand le gouvernement nous pisse dessus, ils disent qu’il pleut” » (10.4.06). Autant de vérités jugées « paranoïaques » par le journal de Rothschild.

Franchir la ligne jaune
Tandis que l’AG de l’université parisienne Tolbiac ovationnait Le Plan B (13 mars), celle de Censier élaborait une « charte de communication avec les médias » destinée à « contrer le matraquage médiatique ». Ce texte admirable démarre sur un constat : « Nous sommes en mesure de créer un rapport de force et pouvons donc cesser d’être à la merci des médias. » Plutôt que de se soumettre aux caprices de la presse, les grévistes subordonnent la présence des médias au respect de leurs exigences. Lesquelles ? L’AG décide s’il y a lieu de tolérer les journalistes ; ces derniers doivent « préciser la ligne éditoriale et l’angle adoptés par le média qu’ils représentent », mentionner l’ensemble des revendications, ne pas déformer les propos, accepter un droit de regard, etc. Sinon, ouste !
Dans les années 1980, pareilles conditions eussent été jugées incongrues. La médiatisation constituait un objectif en soi. Mais vingt ans d’acharnement contre les mouvements sociaux ont dévoilé le rôle des journalistes : gardiens de l’ordre social. Lycéens, salariés et retraités savent à présent que la bienveillance des journalistes ne s’arrache qu’au prix de capitulations permanentes. Pour complaire au Parti de la presse et de l’argent (PPA), les contestataires devraient accepter de ne pas franchir la ligne jaune tracée par les médias et au-delà de laquelle ces derniers jurent que « l’opinion lâchera le mouvement » : ne pas dresser de piquet de grève, car la grève entraverait le droit au travail ; ne pas interrompre des examens, pour respecter le droit aux études ; ne pas annuler le festival d’Aix-en-Provence, afin de préserver le droit à l’opéra de Jacques Julliard ; ne pas bloquer les transports, ne pas couper l’électricité, ne pas gifler cet âne de Laurent Joffrin, etc.
Après l’expulsion de la presse votée le 6 mars par l’AG de Montpellier, une étudiante a expliqué : « Ils ont compris qu’ils ne pouvaient pas poser des conditions comme ça ; que ces conditions-là, eh bien, on pouvait les refuser(2). » En effet, aucun mouvement social n’aurait triomphé s’il n’avait, à un moment donné, franchi la ligne jaune : ni le combat syndical (la grève fut longtemps illégale), ni le mouvement des Noirs américains (la ségrégation, c’était la loi), ni la lutte des femmes pour le droit à l’avortement (alors assimilé à un crime). Mais, cette histoire, les médias dominants n’en ont cure. L’ordre social leur paraît naturel : c’est le leur. Ceux qui le troublent sont qualifiés de « casseurs » ou de « preneurs d’otages ». Et le sourire des présentateurs ne s’illumine que pour annoncer un « retour à la normale ».

Personnalisation, dépolitisation
Deux logiques s’opposaient donc : celle, radicale, des coordinations étudiantes, soucieuses, pour ne pas personnaliser une lutte collective, de ne pas propulser des porte-parole dans les médias ; et celle, contestée par la base, des organisations étudiantes représentées par des « vedettes » d’autant plus appréciées des journalistes qu’elles acceptaient toutes les mises en scène. Lauréate de la CPE-académie : Julie Coudry. La porte-parole de la Confédération étudiante (émanation de la CFDT) surclassa ses concurrents grâce à une trouvaille de marketing, une casquette en velours qu’elle refusait d’ôter même sous la canicule des projecteurs.
La personnalisation ouvre la voie à la récupération. Elle permet aux médias de transformer une contestation en comédie, avec ses héros dépolitisés, ses intrigues, ses jeunes premiers et ses cocus. « On va recevoir un étudiant qui en l’espace de deux mois est devenu une véritable coqueluche des médias », aboie Marc-Olivier Fogiel en accueillant le président de l’UNEF, Bruno Julliard. Sitôt que ce dernier esquisse un raisonnement politique, l’animateur exige qu’il dévoile « la part de perso qui se joue là-dedans(3) ». Même scénario lorsqu’un journaliste de Libération dresse le portrait du président de l’Union nationale lycéenne (21.4.06) : « Il ne se laisse pas éblouir par les soleils antimédias qui veulent mettre à l’ombre les leaders du mouvement en instruisant le procès de l’inévitable personnalisation. » À aucun moment l’article n’évoque les revendications des lycéens ; mais il raille la « radicalité de la coordination, qui, elle, a été au bout de sa logique en ne laissant dépasser aucune tête ». En attendant de couper celle du Parti de la presse et de l’argent…
Occupation du siège de l’AFP pour protester contre « la désinformation » (29 mars), invasion des locaux du quotidien de Bernard Arnault La Tribune (18 avril), car « ici on échafaude les mesures et on fabrique l’ambiance mentale qui naturalisent inégalités et violence sociales », occupation des permanences grenobloises de France Bleu et M6 ainsi que du Dauphiné libéré (11 avril), bris de vitrine à Charlie hebdo (24 avril) : dans son bureau de PDG, Serge July peste contre ces jeunes irrécupérables.

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 12:53

Photo 078.jpgPhoto 079.jpg

 

SKALPEL                           GUEZ

CONCERT DE SOUTIEN AU “PEUPLE MAPUCHE” le 20 juillet!!!

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:42

Scène ouverte

Le 20 juillet à partir de 18h

à l’ALIMENTATION GENERALE

64 rue jean Pierre Timbaud,75011/ metro:parmentier

P.A.F: 4 euros

AVEC: SKALPEL (la k-bine), PIZKO MC, COYOTE LOCO, OSVALDO TORRES, BATO LOCO, SERGENT GARCIA…

juillet 3, 2006

LA K-BINE “je rap pour…” (maxi:PRELUDE)

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 1:29

Skalpel

 

Je rap pour ce vieux militant d’extrême gauche

A qui on reproche de ne pas avoir honte de ses idées

Qui a milité toute sa vie dans un parti que les apparatchiks ont dénaturé

Pour les activistes d’Action-Directe enfermés depuis plus de 20 ans

Prisonniers politiques en France courageux doués d’un mental clinquant

Je rap pour cette génération qui a grandis entre les dalles de béton

Qui garde la tête haute, ne se considère pas comme une victime

Se bat et respecte la sueur de nos darons

Fils d’ouvriers l’étoile rouge collé sur le front

Le poing levé dans les manifs

Le sang sur les canifs

Quand contester est pour l’état un véritable affront

Je rap pour ce syndicaliste opposé à l’idéologie capitaliste

Pollution et coups bas dans l’industrie du disque

Bienvenue dans un rap consensuel et matérialiste

Je rap pour que les mots de ma grand-mère ne soient pas sortis de sa bouche en vain

1973 les militaires embarquent mon père vers un autre destin

Sachez une seule chose vous mes frères latino-américains

Le fils de tupamaro n’oubli pas et ne trahi pas l’héritage laissé entre ses mains

Je rap pour ses étudiants révoltés aux idées anarchisantes

Qui crient Ni dieu Ni maître face aux religions oppressantes

Fier d’être mécréant, honnête avec le cœur ballant

Ceux la même que l’inquisition brûlait et qu’on appel des non-croyants

Je rap pour qu’on évite les raccourcis  un peu trop faciles

Je ne suis ni fanatique ni docile, surtout pas antisémite

Mais sur ta liste, tu peu écrire en gros Skalpel anti-sionistes

Je rap pour le courage passé de ces combattants amères et tristes

Opposés à ceux qui affament la planète et qui nous parlent de leurs passions du christ

En bref et pour résumé

Je rap pour que mon père sache que j’ai hérité

De la souffrance issue de la torture qu’on lui a jadis infligé

Qu’aujourd’hui son combat est le miens, tatoué

Et que la cohérence entre les actes et la parole guide chacune de mes pensées.

 

 

Guez
 

Mon rap ne parle pas à tous

C’est pas du fourre tout

Ma vie j’en fais qu’les contours

C’est pas un cartoon

Et Guez cartonne tout

Cramé bière à la main

H’lamé qui croit au mektoub

Au mec qui nique tout

Ce jour où ton poing a dérapé

Sur ma gueule, tes keufs des ripoux

H’ik pouh (molard)

Tel un anar sur tout

Et surtout, ne te fies pas à mon accoutrement

Car j’aime les sapes et d’autres choses

Comment être autrement

Quand t’as grandi en tess et qu’t’as connu trop de manques

On répond pas à la demande, on fait ça proprement

Quand dans ton rap, trop t’mentent

Réfléchissent étroitement

Intransigeant, si je chante

C’est que j’déchante quand j’entends ces gens

On n’avance pas en dilettante selon les temps

Dans les manifs brandit les bandes

Pendant qu’ta bande se branle

Sur les comptes de la banque de France

Bande de cancres ou manque de chance

On manque de champs d’action,

De réflexion, et agit par pulsion

Et tant mieux si nos mots effraient

On conçoit pas la défaite car on croit en s’qu’on fait

Je rap pour les esprits torturés

Que ma zic appelle

Quand tu vis qu’ces  OP et que la magie opère

Fils d’immigré en France, on rend hommage à nos pères

Quand leurs machines enterrent

Prévoit la prison ou l’asile

Pas d’apaiser nos peines

Powered by WordPress