RAP CONSCIENT

octobre 28, 2006

Banlieues : chronologie 1973-2006

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 1:16

 

1973

Juin : création du groupe de réflexion Habitat et vie sociale (HVS), composé de hauts fonctionnaires de l’équipement, de l’action sociale et du secrétariat à la jeunesse, dont la mission est d’étudier les moyens d’améliorer les relations sociales dans les grands ensembles collectifs. Le HVS est transformé en instance interministérielle l’année suivante.

1976

Mars : le dernier bidonville est détruit à Nice. Les cités de transit, censées être provisoires, vont succéder aux bidonvilles.
Avril : création du Comité d’études sur la violence, la criminalité et la délinquance (CEVCD) au sein du ministère de la justice.
Août : mise en place du fonds d’aménagement urbain (FAU), destiné à financer l’aménagement des centres-villes et de leurs quartiers.

1977

Mars : lancement du programme « Habitat et vie sociale » (HVS), visant à la réhabilitation des cités HLM. M. Jacques Barrot, secrétaire d’Etat au logement, installe le premier plan banlieue . Une cinquantaine d’opérations seront menées jusqu’en 1981.

1979

Septembre : premières émeutes urbaines, dans le quartier de la Grappinière, à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue de Lyon : des jeunes affrontent les forces de l’ordre et incendient des voitures. Les affrontements se multiplient, entre 1979 et 1980, à la cité Olivier-de-Serres, à Villeurbanne (Rhône), avant que le maire Charles Hernu décide de raser ce « vivier à délinquance ».

1980

Février : après la mort d’Abdelkhader Lareiche, 15 ans, tué par un gardien d’immeuble à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), une importante mobilisation pour la défense des jeunes issus de l’immigration prend forme, qui verra notamment la fondation du Collectif Mohamed.
Avril : création d’un Groupe interministériel pour l’aménagement des banlieues (GIAB).
Octobre : un CRS abat le jeune Lahouari Ben Mohamed, 17 ans, au cours d’un contrôle dans une cité des quartiers nord de Marseille. Il sera condamné à dix mois de prison, dont quatre avec sursis.
Décembre : le maire de Vitry-sur-Seine Paul Mercieca (Parti communiste), soutenu par Georges Marchais, ordonne la destruction au bulldozer de l’escalier d’un foyer de travailleurs immigrés maliens, suscitant une vive polémique.

1981

Juillet : de violentes émeutes éclatent dans le département du Rhône, d’abord aux Minguettes, à Vénissieux, puis à Villeurbanne et à Vaulx-en-Velin. Les incidents se succèdent jusqu’en septembre.
Octobre : les articles 22 à 28 de la loi de 1901, qui interdisaient aux étrangers de créer des associations, sont supprimés.
Décembre : le gouvernement instaure une Commission nationale pour le développement social des quartiers (CNDSQ), afin de lutter contre la « ghettoïsation des quartiers défavorisés ». Une vingtaine de sites sont classés « îlots sensibles ». Le gouvernement crée également des zones d’éducation prioritaire (ZEP) pour enrayer l’échec scolaire.

1982

Mai : mise en place de la Commission des maires sur la sécurité (CMS).
Mars : promulgation de la loi relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions – ou loi sur la décentralisation –, à l’initiative de Gaston Deferre, ministre de l’intérieur. Naissance des missions locales pour l’emploi, à destination des jeunes en difficulté.
Juillet : lancement de l’Opération prévention été (OPE), menée sous l’égide du ministère de la jeunesse, avec la collaboration de Gilbert Trigano, présidentdirecteur général du Club Med.
Décembre : présentation au premier ministre du rapport dirigé par M. Gilbert Bonnemaison, président de la CMS : « Face à la délinquance : prévention, répression, solidarité ».

1983

Janvier : rapport d’Hubert Dubedout, président de la CNDSQ : « Ensemble, refaire la ville ».
Juin : création du Conseil national de prévention de la délinquance (CNPD). La loi du 22 juin inscrit le droit au logement parmi les droits fondamentaux.
Juillet : visite de François Mitterrand à la cité des 4 000, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), après le meurtre d’un enfant deux semaines auparavant.
Novembre : lancement de la mission Banlieue 89, sous la houlette des architectes Roland Castro et Michel Cantal-Dupart, pour lutter contre l’enclavement des quartiers défavorisés.
Décembre : arrivée à Paris de la Marche pour l’égalité et contre le racisme, dite « Marche des Beurs », partie de Marseille en octobre.

1984

Juin : création du Comité interministériel pour les villes (CIV) et du Fonds social urbain (FSU), en liaison avec le programme gouvernemental « Mieux vivre dans la ville ».
Juillet : lancement, par Mme Georgina Dufoix, du programme DEFA (Diplôme d’Etat relatif aux fonctions d’animation) solidarité , destiné à former 300 jeunes de quartiers non diplômés au métier d’éducateur.
Décembre : deuxième Marche des Beurs (« Convergence 84 pour l’égalité »).

1985

Février : une circulaire du premier ministre met en place les contrats d’action de prévention pour la sécurité dans la ville (CAPS).

1986

Avril : le gouvernement gèle les crédits de Banlieues 89 et rattache la CNDSQ au ministère de l’équipement.

1987

Banlieue 89 lance le concept de projet urbain.

1988

Juin : le ministre de l’intérieur Pierre Joxe annonce le développement de l’îlotage dans les quartiers.
Juillet : le premier ministre Michel Rocard nomme M. Yves Dauge premier délégué interministériel à la ville.
Octobre : création d’un Conseil national des villes (CNV), d’un Comité interministériel des villes et du développement social urbain (CIV), et d’une Délégation interministérielle à la ville et au développement social urbain (DIV), qui reprend les activités de Banlieue 89 ; 400 quartiers en difficulté sont recensés.
Décembre : instauration du revenu minimum d’insertion (RMI).

1989

Janvier : démarrage du Xe plan gouvernemental : 400 conventions DSQ (développement social des quartiers) sont signées. La Caisse des dépôts et consignations (CDC) lance le Programme développement solidarité (PDS) en faveur des quartiers.
Février : M. Michel Rocard installe le premier CNV.
Mai : la circulaire Rocard fixe les programmes d’action en matière de politique de la ville. Elle définit notamment le principe de développement social urbain (DSU) pour l’intégration des quartiers dans la ville.
Novembre : circulaire sur la politique de prévention de la délinquance ; création de l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure (IHESI).
Décembre : création du Haut Conseil à l’intégration (HCI).

1990

Janvier : création du label « Banlieue 89 ».
Mai : promulgation de la loi relative à la mise en œuvre du droit au logement, dite loi Besson.
Octobre : de violentes émeutes éclatent à Vaulx-en- Velin après la mort du jeune Thomas Claudio dans un accident de moto, près d’un barrage de police.
Décembre : lors des assises de Banlieue 89, à Bron (Rhône), François Mitterrand promet de « changer la ville en cinq ans » ; création du premier ministère de la ville.

1991

Janvier : nomination de treize sous-préfets à la ville.
Mars : émeutes dans la cité des Indes, à Sartrouville (Yvelines), après la mort de Djamel Chettouh, 18 ans, abattu dans un centre commercial par un agent de surveillance ; création d’un Comité d’évaluation de la politique de la ville.
Mai : violents incidents au Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie (Yvelines), à la suite du décès d’Aïssa Ihiche, 18 ans, au cours d’une garde à vue dans le commissariat de police de la ville ; création de la section violences urbaines aux Renseignements généraux (RG) ; début de l’opération « Quartiers lumières ».
Juin : Youssef Khaïf, 23 ans, est tué d’une balle dans la nuque par le policier Pascal Hiblot à Mantes-la-Jolie. Ce dernier sera acquitté en septembre 2001.
Juillet : loi d’orientation pour la ville (LOV), dite aussi « loi anti-ghettos ». Le gouvernement définit les premiers grands projets urbains (GPU) en faveur de quartiers situés en banlieue parisienne, ainsi qu’à Vénissieux, Marseille, Roubaix et Tourcoing.
Septembre : création du service national ville (SNV), dans le cadre duquel des appelés du contingent seront affectés dans les quartiers jugés sensibles.

1992

Février : premières « Assises des jeunes de banlieue » à Lyon.
Avril : M. Bernard Tapie est nommé ministre de la ville et présente son plan pour les banlieues, qui s’appuie sur les parrainages de quartiers par les grandes entreprises et l’intégration par le sport. Sous le coup de poursuites judiciaires, il doit démissionner en mai.
Mai : circulaire du ministère de l’intérieur sur les plans locaux de sécurité (PLS), qui prévoient l’accroissement de la présence policière dans les banlieues.
Juillet : mise en place des premières conventions signées entre l’Etat et de grands groupes industriels (Bouygues, Sogea, Lyonnaise des Eaux) en vue de favoriser l’insertion et la formation professionnelles.
Décembre : M. Tapie réintègre le gouvernement comme ministre de la ville.

1993

Janvier : circulaire instituant les plans locaux d’insertion par l’économique (PLIE), destinés à soutenir le retour à l’emploi des personnes les plus en difficulté.
Mars : Mme Simone Veil est nommée ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville.
Avril : débat parlementaire sur la ville.
Juillet : le gouvernement annonce la mise en place d’un plan de relance pour la ville.
Novembre : émeutes à Melun (Seine-et-Marne), après le décès d’un jeune du quartier nord de la ville.

1994

Février : création d’un Fonds interministériel d’intervention pour la politique de la ville (FIV) ; émeutes dans le quartier des Sapins, dans les hauts de Rouen, après la mort d’Ibrahim Sy, un jeune Sénégalais de 18 ans, tué par un gendarme alors qu’il se trouvait dans une voiture volée.
Mars : incidents entre jeunes et forces de l’ordre à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise), après la mort du jeune Philippe Huynh, 16 ans, et dans le quartier de la Tramontane, dans la banlieue d’Avignon, après la mort de Mohammed Tajra, 17 ans.
Mai : circulaire gouvernementale relative à la politique de prévention de la délinquance et de lutte contre l’insécurité en milieu urbain ; discours de Mme Veil devant le Conseil national pour l’intégration des populations immigrées (Cnipi).
Juin : mise en place des 214 contrats de ville concernant 750 communes et 1 300 quartiers ; lancement du programme européen Urban (1994-1999) en faveur des quartiers défavorisés – 8 sites français sont sélectionnés.
Septembre : échauffourées entre jeunes et policiers, à Pau, dans le quartier de l’Ousse-des-Bois, à la suite du meurtre d’Azzouz Read, 24 ans.
Octobre : création de 185 postes Fonjep (Fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire) destinés aux associations de banlieue.
Décembre : circulaire gouvernementale relative à l’intégration des populations immigrées.

1995

Janvier : promulgation de la loi relative à la diversité de l’habitat, qui élargit la notion de logement social.
Mai : M. Eric Raoult est nommé ministre chargé de l’intégration et de la lutte contre l’exclusion et Mme Françoise de Veyrinas secrétaire d’Etat aux quartiers en difficulté ; incidents au Havre après la mort d’Imad Bouhoud, 19 ans.
Juin : émeutes à Noisy-le-Grand (Seine-Saint- Denis), après la mort de Belkacem Belhabib, 23 ans, au terme d’une course-poursuite avec la police.
Septembre : des affrontements entre jeunes et policiers éclatent à la cité des Fontenelles, à Nanterre (Hauts-de-Seine), après la mort de Nouredine Benomari, 25 ans.
Novembre : M. Jean-Claude Gaudin est nommé ministre de l’aménagement du territoire, de la ville et de l’intégration ; M. Raoult est nommé ministre délégué à la ville et à l’intégration ; émeutes dans le quartier Saint-Nicolas, à Laval, après la mort de Djamel Benakka, 26 ans, abattu par un policier au commissariat de la ville.

1996

Janvier : le premier ministre Alain Juppé annonce un pacte de relance pour la ville axé sur le développement économique et l’emploi.
Mai : création des emplois de ville, qui concernent les jeunes de quartiers âgés de 18 à 25 ans (ils seront remplacés l’année suivante par les emplois-jeunes).
Novembre : la loi sur la mise en œuvre du pacte de relance pour la ville institue 750 zones urbaines sensibles (ZUS). Le gouvernement crée également des zones franches urbaines (ZFU) afin d’attirer les entreprises dans certains quartiers en difficulté grâce à des exonérations fiscales et sociales.

1997

Juin : Mme Martine Aubry est nommée ministre de l’emploi et de la solidarité par le premier ministre Lionel Jospin.
Octobre : dans un discours prononcé lors du colloque de Villepinte (Seine-Saint-Denis), consacré à l’insécurité, le ministre de l’intérieur Jean-Pierre Chevènement annonce la création d’une police de proximité pour endiguer le développement des violences urbaines. Le gouvernement publie quelques jours plus tard une circulaire instituant les contrats locaux de sécurité (CLS), destinés à renforcer le dispositif préventif et répressif dans les quartiers sensibles.
Décembre : violents affrontement entre jeunes et CRS à Dammarie-lès-Lys (Seine-et-Marne), après la mort d’Abdelkader Bouziane, 16 ans, tué d’une balle dans la tête par des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) ; incidents à Lyon, dans le quartier de la Duchère, après le décès de Fabrice Fernandez, 24 ans, dans un commissariat ; émeutes dans les cités de Strasbourg au cours de la Saint-Sylvestre : une cinquantaine de voitures sont incendiées en une nuit.

1998

Janvier : les Rencontres des acteurs de la ville sont organisées à Lyon, à Nancy et à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) en vue de dresser le bilan de quinze ans de politique de la ville.
Février : le maire d’Orléans Jean-Pierre Sueur formule cinquante propositions pour la ville dans son rapport « Demain la ville ».
Mars : M. Claude Bartolone est nommé ministre délégué à la ville auprès de Mme Aubry ; à l’issue du conseil de sécurité intérieure (CSI), M. Chevènement évoque devant la presse « les petits sauvageons qui vivent dans le virtuel ».
Juin : assises nationales des ZEP à Rouen ; le comité interministériel des villes (CIV) définit les priorités du gouvernement en matière de politique urbaine : l’accent est mis notamment sur les notions de pacte républicain et de cohésion sociale.
Juillet : loi d’orientation relative à lutte contre les exclusions.
Décembre : deuxième CIV, qui entérine les nouvelles compétences des préfets définies lors du premier CIV ; circulaire gouvernementale relative aux contrats de ville pour la période 2000-2006 ; plusieurs nuits d’émeute embrasent les quartiers de Toulouse après la mort de Habib Ould Mohamed, 17 ans, tué par un policier au cours d’une tentative d’interpellation.

1999

Mars : le ministre de l’intérieur Chevènement signe une circulaire visant à renforcer la lutte contre les violences urbaines.
Avril : Conseil de sécurité intérieure (CSI).
Mai : émeutes à Vauvert (Gard), à la suite de la mort de Mounir Oubbaja, 19 ans, abattu par un habitant de la commune.
Juillet : loi relative à l’organisation urbaine et à la simplification de la coopération intercommunale, dite loi Chevènement ; loi portant création d’une couverture maladie universelle (CMU).
Septembre : premier Festival international de la ville à Créteil (Val-de-Marne).
Octobre : signature du premier contrat de ville pour la période 2000-2006 à Poitiers : 1 300 quartiers (6 millions d’habitants) sont concernés.
Décembre : le CIV entérine le programme gouvernemental de rénovation urbaine et de solidarité : 50 grands projets de ville (GPV) sont créés, et 30 opérations de renouvellement urbain (ORU) sont engagées.

2000

Septembre : échauffourées dans les cités de la Grande-Borne, à Grigny (Essonne), et des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, après la mort d’Ali Rezgui, 19 ans, tué par un policier à Combs-la-Ville (Seine-et-Marne) alors qu’il forçait un barrage au volant d’une fourgonnette.
Octobre : Mme Elizabeth Guigou remplace Mme Aubry à la tête du ministère de l’emploi et de la solidarité.
Novembre : circulaire sur l’évaluation des contrats de ville et des politiques régionales de la ville pour la période 2000-2006.
Décembre : promulgation de la loi sur la solidarité et le renouvellement urbain (SRU), qui soumet à un prélèvement les communes comptant moins de 20 % de logements sociaux ; circulaire gouvernementale portant création d’un fonds de revitalisation économique (FRE), destiné à relancer les activités dans les quartiers.

2001

Janvier : le CSI, présidé par M. Jospin, décide de renforcer la sécurité quotidienne et réaffirme l’importance des CLS.
Février : installation de l’Institut des villes par M. Bartolone.
Juin : rencontres nationales « Justice-Ville » à Lyon.
Juillet : des incidents éclatent dans la cité de Borny, à Metz, après la mort de deux jeunes du quartier.
Septembre : publication du rapport d’activité du CNV 1998-2001.
Octobre : de violents affrontements opposent forces de l’ordre et jeunes, à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), après la mort accidentelle de quatre jeunes originaires des cités qui tentaient d’échapper à un contrôle de police ; le CIV décide de consacrer près de 10 milliards de francs de subventions nouvelles d’ici à 2006, d’accorder 25 milliards de francs de prêts à taux réduit en faveur des personnes vivant dans les quartiers difficiles et d’accélérer les démolitions de barres HLM.
Novembre : loi relative à la lutte contre les discriminations. Le FAS devient le Fasild (Fonds d’action et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations).
Décembre : circulaire, dite « Education-Ville », relative à la mise en œuvre de la veille éducative ; plusieurs nuits d’émeutes frappent Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) après la mort d’un jeune homme originaire de la cité de la dalle Robespierre, abattu par la police lors d’un hold-up.

2002

Janvier : incidents à la cité des Musiciens, aux Mureaux (Yvelines), après la mort de Moussa, 17 ans, tué par un policier alors qu’il forçait un barrage sur le boulevard périphérique ; création du Comité national d’évaluation de la politique de la ville ; promulgation de la loi de modernisation sociale ; circulaire modifiant les exonérations de charges fiscales et sociales des entreprises installées en zones franches urbaines (ZFU).
Février : loi sur la démocratie de proximité ; opération « Talents des cités » : une quarantaine de créateurs d’entreprises et d’associations issus des quartiers difficiles, âgés de 20 à 35 ans, se voient attribuer une bourse de 5 000 euros ; publication du rapport de la Cour des comptes sur la politique de la ville ; affrontements entre jeunes et forces de l’ordre à Evreux (Eure), après le décès par overdose d’un jeune toxicomane dans l’enceinte du commissariat.
Mars : mise en ligne du système d’information géographique (SIG) du ministère de la ville.
Avril : circulaire relative à la politique judiciaire de la ville.
Mai : M. Jean-Louis Borloo est nommé ministre délégué à la ville et à la rénovation urbaine par le premier ministre Jean-Pierre Raffarin.
Juillet : décret relatif aux dispositifs territoriaux de sécurité et de coopération pour la prévention et la lutte contre la délinquance : les conseils communaux de prévention de la délinquance (CCPD) sont remplacés par les conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD).
Septembre : loi d’orientation et de programmation pour la justice, dite loi Perben.
Octobre : violentes émeutes dans le quartier de Hautepierre, à Strasbourg, à la suite de la mort par noyade d’un jeune de 17 ans, originaire de la cité, qui tentait d’échapper à la police après avoir été surpris en flagrant délit de cambriolage dans un entrepôt.

2003

Janvier : M. Borloo rend publique la liste des 41 nouvelles zones franches urbaines (ZFU) qui entreront en vigueur en janvier 2004.
Mars : promulgation de la loi pour la sécurité intérieure (LSI), qui renforce considérablement les moyens de la police judiciaire et élargit les pouvoirs de contrôle par le croisement et l’extension des fichiers d’infractions ou d’« incivilités » (parmi lesquelles on trouve les rassemblements dans les halls d’immeubles).
Juillet : loi sur l’urbanisme et l’habitat.
Août : loi d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, dite loi Borlo, consacrée à la « lutte contre les inégalités sociales et territoriales ».
Novembre : lancement du Programme national de rénovation urbaine (PNRU) et de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) ; installation de l’Observatoire national de la délinquance (OND).

2004

Janvier : 324 voitures sont incendiées, dans différentes villes de France, au cours de la nuit du Jour de l’an : de violents affrontements ont notamment lieu entre jeunes et CRS dans le quartier du Neuhof, à Strasbourg ; émeutes dans la cité de Hautepierre après la mort d’un jeune homme de 19 ans, fauché sur une moto volée alors qu’il tentait d’échapper à la police.
Mars : M. Borloo est nommé ministre du travail, de l’emploi et de la cohésion sociale. Mme Catherine Vautrin, secrétaire d’Etat à l’intégration et à l’égalité des chances, se voit confier la politique de la ville.
Juin : M. Borloo présente son plan de cohésion sociale au gouvernement.
Juillet : l’Institut national des hautes études de sécurité (INHES) remplace l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure (IHESI).
Octobre : installation de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ZUS) au sein de la Délégation interministérielle à la ville (DIV).

2005

Janvier : promulgation de la loi relative à la programmation pour la cohésion sociale.
Juin : après la mort de Sidi Ahmed, 11 ans, à la cité des 4 000, à La Courneuve (Seine-Saint- Denis), tué par deux balles perdues lors d’une rixe entre bandes rivales, le ministre de l’intérieur, M. Nicolas Sarkozy, promet de « nettoyer [le quartier] au Kärcher ».
Octobre : présentation en conseil des ministres d’un projet de loi prévoyant la mise en œuvre d’un pacte national pour le logement ; en déplacement dans un quartier d’Argenteuil (Val-d’Oise), M. Sarkozy est pris à partie par des jeunes, qu’il traite en retour de « racaille » et de « gangrène ». Des émeutes éclatent à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après l’électrocution, dans un transformateur EDF, de trois jeunes gens qui tentaient d’échapper à la police, dont deux décèdent.
Novembre : aggravation des violences à Clichy-sous-Bois. Les incendies de voitures et les affrontements avec les forces de l’ordre se propagent progressivement en Seine- Saint-Denis et à plusieurs villes de France. Le 8, le gouvernement proclame l’état d’urgence, qui restera en vigueur jusqu’en janvier 2006. Le calme revient à la mi-novembre.
Décembre : selon le bilan « judiciaire » de la révolte dressé par le journal Le Monde, cinq policiers ont été mis en examen pour avoir molesté un jeune homme à La Courneuve ; 4 770 personnes ont été interpellées, 4 402 placées en garde à vue et 763 écrouées – dont plus d’une centaine de mineurs ; 422 majeurs ont été condamnés en comparution immédiate ; plus d’un tiers des jeunes déférés au tribunal de Bobigny ont été jugés innocents ; 135 informations judiciaires ont été ouvertes.

2006

Février : deux étrangers impliqués dans les événements de novembre sont expulsés vers leur pays d’origine.
Mai : de violentes échauffourées opposent des jeunes aux forces de l’ordre à Montfermeil (Seine-Saint-Denis) – ainsi qu’à Clichy-sous-Bois –, après une perquisition « musclée » menée par la police dans la cité des Bosquets. Auparavant, le maire avait – illégalement – interdit tout rassemblement de plus de… trois jeunes !

Olivier Pironet
(souce: monde diplomatique)

octobre 27, 2006

Appel pour la libération des prisonniers d’Action directe (Pétition en ligne)

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 6:00

Suivez le lien: http://nlpf.samizdat.net/spip.php?article84#pagination_signatures

 

 

SUSPENSION DE PEINE DE NOUVEAU REFUSÉE À NATHALIE MÉNIGON

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 5:14

Aujourd’hui, 24 octobre 2006, le tribunal d’application des peines de
Paris « en charge des infractions terroristes » a rejeté la demande de suspension
de peine pour raison médicale de Nathalie Ménigon, militante d’Action Directe,
emprisonnée depuis près de 20 ans.

Nathalie Ménigon, qui souffre de sérieuses séquelles (troubles de
l’équilibre, de la motricité, pertes de mémoire…) à la suite de deux accidents
vasculaires cérébraux avérés survenus en prison, n’a jamais bénéficié des soins
requis par son état de santé. Le risque de récidive est connu (elle a d’ailleurs
probablement subi un troisième accident qui n’a même pas été détecté
par la prison) : le pronostic vital est donc clairement engagé. La loi
Kouchner du 4 mars 2002 devrait donc lui être appliquée. La suspension de peine lui a
pourtant déjà été refusée à trois reprises, alors même que certains
experts médicaux se sont prononcés dans ce sens. Elle avait été accordée à sa
camarade Joëlle Aubron, quelques temps avant qu’elle ne décède d’un cancer.

Jugée par un tribunal d’exception, incarcérée sous le statut de détenue
particulièrement signalée (DPS), Nathalie Ménigon a subi pendant des
années des conditions très dures de détention : placement à l’isolement, avec
droit de visite limité, restriction des parloirs, du courrier, des appels
téléphoniques… Le traitement d’exception, appliqué en particulier aux
militant-e-s d’Action Directe, a été encore durci cette année :
examinées auparavant par la juridiction du lieu d’emprisonnement, les demandes de
libération conditionnelle et de suspension de peine pour raison
médicale des condamnés pour « actes de terrorisme » doivent l’être désormais à Paris
(Art. 14 du chap. 4 de la loi 2006-64 du 23 janvier 2006, précisant l’article
706-22 du code de procédure pénale, « par dérogation aux dispositions de
l’article 712-10 »).

Nathalie Ménigon a fait l’expérience de ce nouveau dispositif
exceptionnel, qui centralise au plus près du pouvoir les décisions concernant les peines
des prisonniers politiques : le 9 octobre, elle se trouvait seule à Bapaume
face à une caméra, contrainte à être la spectatrice d’une nouvelle parodie de
justice ; à 150 km de là, son avocat l’assistait face à un juge resté à Paris,
à portée de voix du ministère.

C’est cette même procédure qu’avait inaugurée le 2 octobre le militant
basque Filipe Bidart, en prison depuis près de 19 ans. Sa demande de
libération conditionnelle a été refusée le 17 octobre, malgré les avis favorables
du directeur de la prison de Clairvaux, du procureur du tribunal de Troyes
et du juge d’application des peines de Troyes. Comme l’a affirmé son avocat,
qui dénonçait cette décision politique habillée de façon hypocrite avec des
arguments juridiques : « L’État veut lui faire payer son engagement
politique ».

La décision rendue ce 24 octobre contre la militante Nathalie Ménigon
ne nous surprend donc pas. Elle nous renforce dans notre détermination à
poursuivre le combat pour sa libération et celle de tous les prisonniers d’Action
Directe.
Nous tenons par ailleurs à rappeler qu’outre l’absence de soins
adaptés, Nathalie Ménigon voit son courrier arbitrairement censuré par la
nouvelle direction du CD de Bapaume tandis que les dossiers de demande de
parloir avec elle se « perdent » dans les couloirs de l’administration
pénitentiaire.
Nathalie Ménigon a déposé une demande de libération conditionnelle, à
laquelle elle a droit puisqu’elle a terminé les 18 années de prison de sa peine
de sûreté.

Le Collectif « Ne laissons pas faire ! »
24 octobre 2006
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octobre 25, 2006

Réseau d’information et de solidarité avec l’Amerique Latine

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 9:23
A propos du RISAL
par RISAL
19 septembre 2004
 

ORIGINE Le projet du RISAL est né de l’évolution d’une initiative individuelle. Il s’est appelé successivement Zumbi 500 et RISBAL avant d’adopter définitivement le nom de RISAL pour Réseau d’information et de solidarité avec l’Amérique latine.

STATUT Le RISAL n’est ni une association, ni une organisation non gouvernementale (ONG), ni un collectif. Il n’a pas d’existence légale. Il ne reçoit aucun soutien financier et n’a aucun revenu. Tout est basé sur la bonne volonté et l’engagement des gens à informer et exprimer leur solidarité par la diffusion d’informations sur des expériences sociales, des enjeux géostratégiques, des luttes et résistances populaires, des réalités économiques en Amérique latine.

RESEAU Dans les faits, le RISAL est un réseau d’activistes de l’information, de journalistes et de traducteurs, pour la plupart non professionnels. Les personnes y contribuant directement ou indirectement proviennent d’horizons et de pays différents. Le site vit au quotidien grâce à ce réseau. Par contre, la gestion éditoriale et administrative du site, quant à elle, ne fonctionne pas (encore) en réseau horizontal. A suivre …

INFORMATION Les documents, reportages, articles, analyses, interviews publiés sur le site visent à permettre à un public francophone, ne maîtrisant pas l’espagnol (surtout), d’avoir accès à des informations « progressistes », des articles partisans et des analyses rigoureuses sur l’Amérique latine, permettant ainsi au lecteurs et lectrices de ne pas devoir se contenter d’informations « mondaines » et ponctuelles soumises à la dictature de l’actualité, comme c’est bien souvent le cas dans les médias européens.

SOLIDARITE Par la diffusion d’informations, le RISAL veut contribuer au développement de la solidarité internationale avec les acteurs et actrices se battant en Amérique latine pour une autre société. Pour qu’une telle solidarité se développe, l’information sur des luttes et résistances multiples et la connaissance de réalités sociales, politiques, économiques et culturelles sont nécessaires.

LIGNE EDITORIALE Il n’y pas à proprement parler de ligne éditoriale figée. En reprenant des articles d’autres sites Web, en produisant une information originale ou en traduisant des articles, un choix est clairement opéré. Il dépend bien sûr des convictions de chacun, mais aussi des productions dans les médias dits alternatifs. Tout n’est pas publié sur le site mais cela n’empêche nullement qu’une diversité de points de vue soit diffusée.

RISAL n’est pas anarchiste, libertaire, socialiste, communiste, guévariste, trotskiste, écologiste, altermondialiste, souverainiste, autonomiste, castriste, pour la dictature du prolétariat ou pour les multitudes en mouvement, pour la rupture avec le système ou son dépassement graduel, pour ou contre la prise du pouvoir, etc. Il est un peu de tout et diffuse de l’information axée sur les luttes sociales et politiques, populaires et symboliques, pour la mémoire et contre l’impunité, pour plus de justice sociale et davantage de démocratie, contra les violences faites aux femmes et les discriminations, etc. Il diffuse de l’information sur les personnes, hommes et femmes, afro-américains et indigènes, jeunes et vieux, paysans et ouvriers, qui ont décidé de se battre pour « un autre monde ». (très altermondialiste cela !)

 http://risal.collectifs.net/

 

octobre 20, 2006

Programme des Black Panthers en 10 points

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 4:16

Ce que nous voulons-Ce que nous croyons

15 octobre 1966

1 - Nous voulons la liberté. Nous voulons le pouvoir de déterminer la destinée de notre Communauté Noire.
 

Nous croyons que les Noirs ne seront pas libres tant qu’ils ne pourront pas décider de leur propre destinée.
 

2 - Nous voulons le plein emploi pour notre peuple.
 

Nous croyons que c’est la responsabilité du gouvernement fédéral de fournir à chacun un emploi ou un revenu garanti. Nous croyons que si les hommes d’affaire américains ne veulent pas nous garantir le plein emploi, alors les moyens de productions doivent leur être retirés et placés entre les mains de la communauté, ainsi les gens de cette communauté pourront s’organiser et employer tous ses membres et leur donner un mode de vie haut de gamme.
 

3 - Nous voulons que cesse le pillage de la communauté noire par les Blancs.
 

Nous croyons que ce gouvernement raciste nous a volé, et aujourd’hui, nous exigeons le remboursement de l’arriéré de la dette impayée de deux mules et de 40 acres qui furent promis il y a un siècle en compensation de l’esclavage et du meurtre massif des Noirs. 
 

Nous accepterons le paiement en espèces qui sera distribué à toutes nos communautés. Les Allemands aident aujourd’hui les Juifs en Israël à titre de réparation du génocide de leur peuple. Les nazis tuèrent 6 millions de Juifs. Les racistes américains ont pris part au massacre de plus de 50 millions de Noirs ; voilà pourquoi nous considérons que notre requête est bien modeste.
 

4 - Nous voulons des logements décents, aptes à abriter des êtres humains.
 

Nous croyons que si les propriétaires blancs ne fournissent pas de logements décents à la communauté noire, alors le logement et la terre devront être transformé en coopératives ainsi, avec l’aide du gouvernement, nous pourrons construire des logements décents pour les gens.
 

5 - Nous voulons l’éducation pour notre peuple qui exposerait la véritable nature décadente de la société américaine. Nous voulons une éducation qui nous apprenne notre véritable histoire et notre rôle dans la société actuelle.
 

Nous croyons en un système éducatif qui donnera à notre peuple la connaisse de lui-même. Si un homme n’a pas la connaissance sa position dans la société et dans le monde, alors il n’a qu’une faible chance pour qu’il s’intéresse à quelque chose d’autre.
 

6 - Nous voulons que tous les hommes noirs soient exemptés du service militaire.
 

Nous croyons que les Noirs ne devraient pas être forcés de se battre dans le service militaire pour défendre un gouvernement raciste qui ne nous protège pas. Nous ne combattrons ni ne tuerons d’autres gens de couleur dans le monde qui, comme les Noirs, sont persécutés par le gouvernement raciste blanc américain. Nous nous protégerons nous-mêmes contre la brutalité et la violence exercées par la police et les militaires racistes, par tous les moyens nécessaires.
 

7 - Nous voulons une fin immédiate aux meurtres et aux brutalités de la police.
 

Nous croyons qu’il est en notre devoir de faire cesser la brutalité policière contre nos communautés noires en s’organisant en groupes d’autodéfense noirs destinés à défendre la communauté noire de la brutalité et de l’oppression de la police raciste. Le second amendement de la Constitution des Etats-Unis d’Amérique donne le droit de porter des armes. Nous pensons donc que les Noirs doivent s’armer eux-mêmes pour l’autodéfense.
 

8 - Nous voulons la liberté pour tous les Noirs détenus dans les prisons et pénitenciers fédéraux, d’Etat, de comté et municipaux.
 

Nous croyons que tous les Noirs devraient être relâchés des innombrables prisons parce qu’ils n’ont pas été jugé en toute justice et en toute impartialité.
 

9 - Nous voulons que tous les Noirs, lorsqu’ils comparaissent devant un tribunal, soient jugés par un Jury composés de leurs pairs, ou par des gens issus de leurs communautés noires, comme le stipule la Constitution des Etats-Unis.
 

Nous croyons que les tribunaux devraient s’en tenir à la Constitution des Etats-Unis afin que les Noirs soient jugés équitablement. Le 14 ème amendement de la Constitution des E.U. donne à tout homme le droit d’être jugé par ses pairs. Un pair est une personne d’un milieu économique, social, religieux, géographique, historique, identique et de même origine raciale. Pour le juger, la Cour devra être forcé de sélectionner un jury dans la communauté noire d’où provient l’accusé noir. Nous avons été, et nous sommes toujours jugés par des jurys composés uniquement de Blancs qui n’ont aucune compréhension de la mentalité du Noir moyen dans la Communauté.
 

10 - Nous voulons de la terre, du pain, des logements, un enseignement, de quoi nous vêtir, la justice et la paix, et comme notre objectif principal : un plébiscite supervisé par l’Organisation des Nations Unies se déroulant dans la « colonie » noire, et auquel ne pourront participer que des sujets noirs « colonisés », afin de déterminer la volonté du peuple noir quant à sa destinée nationale.
 

Quand au cours de l’Histoire humaine, il devient nécessaire pour un peuple de rompre les liens politiques qui l’assujettissaient à un autre, et de se faire parmi les puissances du monde la place de nation indépendante et à part entière à laquelle lui donnent droit les lois de la nature et du Créateur, le respect des opinions d’autrui exige que ce peuple fasse connaître les raisons qui l’ont poussé à la rupture.
 

Nous tenons pour vérités premières que les hommes naissent égaux ; qu’ils ont été pourvus par le créateur de certains droits inaliénables parmi lesquels la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Que pour sauvegarder ces droits, des gouvernements ont été institués parmi les hommes, qui détiennent leurs pouvoirs légitimes du consentement des gouvernés ; que chaque fois qu’un type de gouvernement s’avère aller à l’encontre de ces fins, il est du droit des gens de le modifier ou de l’abolir, et d’instituer un nouveau gouvernement reposant sur des principes tels, et organisant ses pouvoirs d’une manière telle, qu’il paraisse plus en mesure d’assurer leur sécurité et leur bonheur. La prudence, bien sûr, exige que les gouvernements depuis longtemps établis ne soient pas changés pour des raisons futiles et éphémères ; et l’expérience montre effectivement que l’homme est plus enclin à souffrir, lorsque les maux sont supportables, qu’à user de son droit pour changer la situation à laquelle il est habitué. Mais quand une longue suite d’abus et d’usurpations, poursuivant invariablement le même objectif, montre la volonté d’un gouvernement à exercer un despotisme absolu à l’encontre de l’homme, il est de son droit, il est de son devoir de détruire un tel gouvernement et de se donner de nouveaux garants pour sa sécurité future.
 

les liens pour du son en plus

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 11:42

www.myspace.com/rapconscient93

www.myspace.com/skalpeleltupa

www.myspace.com/guez936

 

 

octobre 17, 2006

Aulnay sous bois: Fichage de la population

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:25
aulnay sous bois fichage généralisé de la population
fichage des populations et banalisation du racisme institutionel ca continue

A Aulnay-sous-Bois, la ” délinquance ” fichée en réseau

Et une fois de plus le flicage des populations se généralise la encore se sont des populations peu aisée qu’on stigmatise et qu’on jette en pâture a la vindicte pour servir les intérêts électoralistes bassement d’extrême droite de Sarkozy

La police et la flicaille ne leur suffit plus ” bienvenue ” a Aulnay sous Vichy

A la demande de la ville d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), pompiers, gardiens d’immeubles, agents d’espaces verts et policiers alimentent en fiches de renseignements un outil de prévention de la délinquance.

Les gens fichés comme des cibles et désignés comme potentiellement facteurs de ” troubles a l’ordre public ” ça ne vous rappelle rien si les régimes fascistes et totalitaires des ex pays de l’est

Le logiciel de cartographie développé par l’Observatoire de la tranquillité ( Sic ) publique d’Aulnay-sous-Bois (80.700 habitants) a été présenté mercredi aux Assises nationales de la sécurité urbaine qui se tenaient à Aulnay, souvent désignée comme un laboratoire des politiques de la ville.

Le totalitarisme sarkozyste et la manière insidieuses qu’il a de se mettre en place

En un clic, il permet par exemple de visualiser les 381 rassemblements de halls d’immeubles répertoriés en janvier 2006, et leur concentration.

Sarkozysme ou Soces dems les deux faces hideuses d’une même politique sécuritaire

Largement utilisé depuis deux ans dans le cadre du Contrat local de sécurité (CLS) ( qui avaient étés crées sous Chevènement et Vaillant , Corto, c’est son nom, recense “les atteintes à la tranquillité publique” les plus diverses, des vols avec violences aux injures.

La cnil une fois de plus complice

Depuis deux mois, cet outil déclaré à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) connaît un nouvel essor puisqu’il intègre désormais les statistiques de délinquance sur la voie publique transmises chaque semaine par la police nationale.

Ces données sont “juxtaposées” (l’agrégation des données est interdite) aux chiffres fournis par la police municipale, les pompiers, les gardiens d’immeubles des bailleurs sociaux (OPHLM et privés remplissent une “main-courante”), les transporteurs (RATP, TRA, SNCF, CIF), l’Education nationale (chiffres SIGMA) et les agents municipaux (fiches d’incidents).

Une ” gauche ” faussement inquiète mais qui n’en pense pas moins

Gérard Segura, conseiller municipal PS et chef de file de l’opposition au maire UMP Gérard Gaudron, est peu inquiet : “ce dispositif est moins efficace et contraignant qu’il voudrait l’être”, estime-t-il. L’élu est toutefois persuadé que la municipalité “veut aller vers un fichier nominatif”, encouragée par le projet de loi Sarkozy sur la délinquance.

Pour Serge Colombié, responsable de l’Observatoire, seul habilité à manier le logiciel, il ne s’agit pas d’encourager la délation. “On ne travaille pas sur des noms ( ben voyons ) mais sur des lieux d’infractions”, rappelle-t-il, assurant que la charte de déontologie et le cryptage de certaines informations transmises “a rassuré les partenaires”.

Lesquel-les ca bien sur Colombié ne nous le dira bien sur pas silence on vous surveille ” pour votre bien et votre sécurité ” tel et le mépris et la morgue toujours plus croissante des nervis sécuritaires du totalitarisme Sarkozyste

Et ça continue dans l’horreur.

Les visualisations des infractions ou incivilités, leurs fréquences et horaires permettent “d’adapter plus efficacement les moyens d’action”,explique-t-il.

L’outil induit aussi des modifications d’urbanisme ( ou comment rendre l’arrivée des forces de répressions plus pratique on n’en doute pas une seconde ). Dans le quartier de la Brise, des travaux avaient facilité les livraisons de drogues.

Opac Ophlm Bailleurs ” sociaux ” Collabos

L’aménagement a été “corrigé” par le bailleur, le Logement français, très engagé dans ce type de signalements.

La ville a l’ambition d’aller plus loin, en demandant aux centres sociaux de participer. Les 12 agents de médiation et de prévention de la ville transmettent déjà des fiches “d’ambiance” où ils donnent régulièrement leur sentiment sur le climat d’un quartier.

Malgré les doutes de nombres d’acteurs sociaux et associatifs de la ville le maire de Aulnay sous vichy persiste et ne démort pas de son fichier informatique

“Certains travailleurs sociaux nous ont fait savoir déjà qu’ils n’y participeraient pas”, indique Gérard Segura, l’élu d’opposition.

Des travailleurs-ses sociales-aux qui se taisent ou parlent sous l’anomymat sous peines de représailles

Un travailleur social souhaitant taire son nom explique que “ces remontées de fiches finiront par se savoir dans les quartiers et risquent d’exposer dangereusement les médiateurs et les éducateurs, déjà suspectés d’être des collaborateurs et des auxiliaires de police

Si on lui demande, il refusera. “Quand un gosse fracasse une vitre d’arrêt de bus, c’est ce qu’on va faire de lui qui m’intéresse. Pas d’amasser des fiches”, dit-il.

NON AU FICHAGE ET AU CADRILLAGES MILITARISES DES POPULATIONS

NON AU TOTALITARISMES DES ” ELUS ” ET AUX DELIRES SECURITAIRES FASCISTES DE SARKOZY

Source : http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=71137

source : http://www.lescommunistes.net/~infos/index.php

octobre 15, 2006

Quelques chroniques de RAP CONSCIENT

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:38

La k-bine

Rap conscient

Le groupe militant La K-BINE est toujours aussi actif, entre album commun et album solo, SKALPEL et GUEZ trouve le temps de nous balancer cette compilation intitulé RAP CONSCIENT. Le titre parle de lui même, 19 titres engagés et les 2 MC’s ouvrent le bal avec le titre « RAP CONSCIENT » sur une production signée ADDISS et YONE.L, qui pourrait faire office de présentation de la compilation. S’en suive une flopée de discours militant comme le titre de SAKAGE KRONIK « Militantisme » , d’ailleurs vous ne retrouverez sur ce projet que des artistes qui ont la réputation d’être engagés et conscients, ni stars, ni figurant, chaque artiste apporte sa vision sur l’état, le monde, la politique, bref tous les sujets sur lesquels la société essaie de nous faire taire. On retrouve avec plaisir le phrasé cru de SHERYO, le timbre de voix de DA’PRO marié à celui de HAN-AKIN sur l’excellent « exposés au drame » produit par K PROD du 3MM. XPHASES qu’en à lui prouve qu’il est certes un activiste militant du Hip Hop underground mais également un MC à la plume remplie de bon sens. Ce projet a également l’avantage de nous faire découvrir des artistes nouveaux ou du moins que l’on entend pas assez souvent comme DONY S, DAD, TCHAD UNPOE, DEAD TRINITY, ABOO ET NEX, ESKICIT … et bien d’autres. Les initiateurs du projet, j’ai nommé LA K-BINE interviennent par 5 fois dont un solo de SKALPEL et un featuring avec NOJ sur le titre « faucons contre colombe ». D’un point de vue générale, le groupe a réussit à retranscrire sur cette compilation l’atmosphère qui règne sur leurs albums notamment par le choix des productions et des artistes, un projet qui s’écoute de A à Z et qui ouvrira les yeux des plus aveugles. Le tout nous laisse présager un excellent second album du groupe qui s’appellera « Légitime Défense ». Plus d’informations sur www.lak-bine.com

(site : www.hh-style.com)

La K-Bine

Rap Conscient 

Nouveau projet pour La K-Bine mené par Skalpel et Guez. Toujours dans un état d’esprit revendicatif, conscient et de militantisme le groupe invite une multitude de mc’s à partager leur convictions sur cette compilation.  Pour cela il s’entoure de Sakage Kronik, Sheryo, Da’Pro, Tchad Unpoe, Xphases, Pizko Mc pour les plus connus mais aussi de la génération montante Harkore et Ame, Aboo et Nex, Eskicit, Dead Trinity…  Pas de langue de bois ni d’adoration au Bling-Bling sur ce 19 titres mais plutôt des textes dénonciateurs sur la société d’aujourd’hui sans tomber dans le cliché racailleux dont certains rappeurs juvénile utilise à foison.  Du rap de bonhomme qui a l’intelligence de démontrer que les rappeurs français peuvent s’unifier autour de projet sérieux, après tout c’est ce qui fait la force de notre culture qu’est le HipHop.(site : www.hiphopsession.com)

La k-bine

Rap conscient

Skalpel et Guez de La K-Bine, toujours aussi militants et conscients, présentent cette compilation au nom évocateur “Rap conscient” disponible dès le 09 octobre en distribution nationale chez 2Good.
Très loin du bling bling et de la soupe que nous sert une grosse majorité de la scène rap française, La K-Bine perpétue depuis ses débuts l’idée d’un rap engagé et militant.
Après avoir produit et posé sur de nombreux disques, ils reviennent donc avec ce gros projet qui on l’espère aura toute l’attention et l’impact qu’il mérite.
Différents groupes plus ou moins connus des puristes ont été invités sur cette compilation qui regorge de très bons titres, “Rap conscient” réussi à allier le fond et la forme et ce n’est pas pour nous déplaire…
Fidèles à eux mêmes, La K-Bine y délivre 4 titres vraiment interessants ainsi qu’un solo de Skalpel “Contre l’empire” qui fait également très mal…
Parmi les plus connus conviés sur ce projet figurent Sakage Kronik qui apparaît sur 2 titres notamment sur le très bon “L’effet papillon” en featuring avec Sidi Omar et Wira des Zakariens, on retrouve également avec plaisir Sheryo sur le titre “Le seul choix”.
Le crew Paris Vice est bien représenté avec Harkore et Ame feat Akacha et Looms pour le très bon “100 rancunes” ainsi qu’avec Aboo et Nex sur “L’heure de l’addition” et Dad sur “Droit de regards”.
Eskicit, groupe prometteur de Blanc Mesnil, emmené par E.One au micro apparaît avec le morceau “Les mêmes thèmes” qui confirme qu’il faudra bien compter sur eux dans le futur et sachant qu’un disque est en préparation on ne peut que s’en réjouir.
On notera le très bon “Ds” de Dony S au même titre que “Exposés au drâme” de Da’Pro feat Han-Akin et “Histoires de France” du toulousain Tchad Unpoe.
Pour conclure, beaucoup de bonnes choses et des découvertes plus qu’intéréssantes pour cette compilation orchestrée par Skalpel et Guez.
“Rap conscient” est tout simplement un disque à posséder et on souhaite sincèrement bonne chance à ce projet en attendant le prochain album de La K-Bine…

(site : www.bboykonsian.com)

octobre 11, 2006

Sortie du film Ni Vieux Ni Traîtres

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 4:41

23 octobre 2006 : sortie de l’édition Dvd de la version intégrale de Ni vieux, ni traîtres. Sur le prix de vente du Dvd (25 euros TTC + 2 euros de frais de port), cinq euros seront reversés aux prisonniers politiques d’AD toujours incarcérés.

Bon de souscription pour l’édition DVD de
NI VIEUX NI TRAÎTRES
À retourner, accompagné de votre règlement, à :

Pages et images, 9, rue du Jeu de ballon, 34000 Montpellier.
Oui, je commande dès aujourd’hui :
…exemplaire(s) du DVD
NI VIEUX NI TRAÎTRES
Réception : octobre 2006.
Tarif 25,00 € - Frais de port : 2.00 €.
Total : 27,00 €*
Total de ma commande :………
* 5 € seront versés pour le soutien aux prisonniers politiques.
Je joins mon règlement par chèque bancaire ou postal à l’ordre de : SARL Pages et images.
Nom : Prénom : Adresse : Code postal : Ville : E-mail : Pays

Le parquet défavorable à la suspension de peine de Nathalie Ménigon

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 3:52

 

Le parquet de Paris s’est prononcé lundi contre la demande de suspension de peine pour raison de santé de l’ancienne membre d’Action directe Nathalie Ménigon condamnée à perpétuité en 1989, a-t-on appris auprès de son avocat Me Jean-Louis Chalanset.

Le juge d’application des peines en matière terroriste rendra sa décision le 24 octobre, selon l’avocat.

Nathalie Ménigon, 49 ans, est partiellement hémiplégique à la suite de deux accidents vasculaires cérébraux.

Selon l’avocat, le parquet a invoqué durant l’audience à huis clos les rapports des deux experts désignés par la justice qui concluent que son état de santé est compatible avec la détention.

Nathalie Ménigon, présente par visio-conférence en direct du centre de détention de Bapaume (Pas-de-Calais) où est elle détenue, a “dit qu’elle pensait que les juges prendraient une décision politique mais qu’ils pouvaient aussi prendre une décision humaine”, a rapporté son avocat.

“Elle est extrêmement mal soignée en prison, le risque vital est extrêmement engagé et on ne sait toujours pas pourquoi il y a eu des accidents vasculaires-cérébraux, ce qui est un risque de récidive”, a notamment plaidé Me Chalanset.

Cette demande, la troisième pour le même motif, a été déposée le 28 décembre 2005.

Nathalie Ménigon a été condamnée en 1989, avec trois autres membres d’Action directe, à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du PDG de Renault Georges Besse en 1986.

Elle a de nouveau été condamnée à la même peine en 1994 pour cinq autres faits commis entre 1984 et 1986 dont l’assassinat de l’ingénieur général de l’armement René Audran en 1985.

Seule des quatre membres historiques d’Action directe a être sortie de prison, Joëlle Aubron, avait bénéficié d’une suspension de peine en juin 2004. Elle est décédée en mars 2006.

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