RAP CONSCIENT

février 28, 2007

texte de Nathalie Ménigon

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:05

20 ans YA BASTA ! Oui, bien sûr !
>
> Cependant, l’Etat s’en moque ; sa vengeance, il la veut par un repentir et
> nos têtes baissées !
> Ce qu’il n’aura jamais.
> Mais, il a un autre plan : celui de nous tuer à petit feu dans ses geôles
> infâmes. Pour cela, il a créé un deuxième outil : ses cours spéciales –
> institutions étatico-civiles – qui sauront lui obéir avec la plus grande
> servilité. A nos demandes de conditionnelles, claquera un NON !, sans
> aucune explication crédible. Car, si pour nous la solidarité est une arme,
> pour l’Etat c’est le mensonge qui en est une. D’ailleurs, le prétexte
> fallacieux est déjà avancé par voie médiatique : nos dossiers de
> conditionnelle seraient ni sérieux, ni solides.
> Ce qui est totalement faux !
> Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat
> révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous
> sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant
> que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les
> impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans
> leurs manoirs sécurisés à outrance.
> Nous ne sommes pas les seul-e-s à porter ces idées vers l’avant pour une
> société future par le passage du socialisme réel au Communisme de paix et
> de fraternité-sorellité ;
> Un Communisme anti-impérialiste, pour la naissance d’un monde de
> travailleurs pour le bien-être de chacun-e et non dans le seul but de «
> gagner sa vie », mais bien pour construire une civilisation pour
> l’Humanité Unie, et dans un lien respectueux de la Terre sera enfin
> possible.
> Le racisme s’affaiblira jusqu’à son extinction pour sauver la Planète et
> par une unification des peuples afin d’en finir avec la famine, et la
> dichotomie entre pays dit pauvres et dit riches.
> Depuis la nuit des temps homo sapiens sapiens, les peuples sont nomades.
> C’est là une raison suffisante pour que tout pays accueille sur « son »
> sol des émigrants, des femmes, des hommes et des enfants porteurs de leur
> histoire culturelle. Il n’y a pas de nomades légaux ou illégaux, il n’y a
> que des êtres humains qui désirent Vivre Libres.
> Ne laissons aucune justice prendre le pas sur nos consciences de femmes et
> d’hommes, libres militants.
> Pour que le chemin devienne la peinture de nos volontés révolutionnaires,
> agissons Ensemble pour vaincre !
> Tout cela pour empêcher le génocide de l’Humanité et de la destruction de
> la planète.
> Pour la libération des prisonniers politiques et révolutionnaires d’Action
> directe , basques, corses et anti-fascistes, ainsi que les bretons
> solidaires.
> Et la libération du militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah.
>
> Nathalie Ménigon, militante communiste emprisonnée d’Action directe
> 21.02.2007

février 26, 2007

DEUX RENDEZ-VOUS IMPORTANTS DE LA CAMPAGNE

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:50

1er mars 2006-1er mars 2007 : HONNEUR A JOËLLE AUBRON !

RASSEMBLEMENT
Jeudi 1er mars, de 18 à 19 h
devant la direction de l’Administration pénitentiaire
(carrefour rue de la Verrerie-rue du Renard, Paris 4e, métro L1/L11 :
Hôtel-de-Ville)

MEETING DE SOLIDARITE
vendredi 2 mars, à partir de 19 h
au FIAP, 14 rue Cabanis, Paris 14E
(métro L6 : Glacière)

Les militants d’Action Directe sont libérables aux termes de la loi.

Après avoir été jugés par des tribunaux d’exception, ils ont subi des
conditions d’incarcération particulièrement dures.
Aujourd’hui, l’acharnement de l’État n’est pas un vain mot ; il attend
de ces militants révolutionnaires qu’ils se « repentent », à défaut de quoi
ils continueront à subir les lois d’exception.

- parce que rien n’a été obtenu par les militants d’Action Directe sans
combat, sans résistance
- parce qu’ils refusent le chantage « reniement contre libération »
- parce que rien ne sera obtenu sans combat, résistance et solidarité
de notre part
nous appelons à élargir la mobilisation et à agir pour les arracher à
la machine à détruire, pour imposer leur libération.

février 1987 - février 2007 : Georges Cipriani, Nathalie Ménigon,
Jean-Marc Rouillan et Régis Schleicher doivent être libéré-e-s !

Programme de la soirée du 2 mars :
Témoignages de militants, emprisonnés durant de longues années, sortis
sans repentir :
Pierre Carette (CCC), Rolf Heissler (RAF), Gaby Mouesca (IK)
Interventions et information :
Miguel Benasayag, Georges Labica, Jean-Louis Chalanset, Maurice Rajsfus
Musique et poésie :
La K-bine, Dominique Grange, Philippe Tancelin

Collectif “Ne laissons pas faire !”

février 23, 2007

DECLARATION DE GEORGE IBRAHIM ABDALLAH

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 12:04

Georges Ibrahim Abdallah,
Déclaration de la prison de Lannemezan, le 22 février 2007

Chers camarades, chers amis,
Au 20e anniversaire de leur arrestation, nos camarades d’Action Directe sont toujours là, debout dans les geôles de l’État français. Dignes de leur engagement communiste, ils affirment au quotidien une volonté inébranlable, face à la politique de destruction lente dont ils font l’objet depuis tant d’années.
Dans cette longue bataille, Joëlle nous a quittés l’année passée. Elle n’en demeure pas moins toujours présente dans nos cœurs et nos esprits. Elle nous apporte à nous tous force et détermination.
Depuis un certain temps, nos camarades sont tous libérables, selon les lois en vigueur dans ce pays. Et pourtant, les magistrats d’application des peines estiment qu’il est encore trop tôt pour parler de leur libération, voire d’envisager un quelconque aménagement des peines. Apparemment ils n’ont pas encore assez fait, assez payé. Il faut dire que pour nous tous, camarades, ainsi que pour ces magistrats d’ailleurs, il n’a jamais été question de mesure de justice. L’expression judiciaire n’est à ce propos que le pendant des décisions politiques prises au niveau du gouvernement. C’est justement au niveau des instances politiques gouvernementales que l’on décide de la libération ou du maintien en détention des prisonniers révolutionnaires.
À cette fin, des structures spéciales d’application des peines ont été créées ces derniers temps. Ainsi comme le souligne justement notre camarade Jann-Marc, de l’arrestation à la fin de la peine, le sort des prisonniers politiques est entre les mains de la même section spéciale du tribunal de Paris.
Chers camarades, tout au long de ces deux décennies de captivité et en dépit des difficiles conditions de détention, nos camarades n’ont cessé d’affirmer leur engagement communiste dans la lutte anticapitaliste, anti-impérialiste.
C’est justement en fonction de ce parcours et de ce qu’il représente en termes de potentialité révolutionnaire, que l’on doit aborder l’acharnement de l’État français et sa politique d’anéantissement lente contre eux.
Camarades vous n’êtes pas sans savoir que partout où l’on mène une politique de lutte significative contre la politique bourgeoise de destruction lente des prisonniers révolutionnaires, la mobilisation solidaire s’avère une arme indispensable. Seulement, dans les centres impérialistes, plus qu’ailleurs, toute l’intelligence est de savoir pouvoir articuler cette mobilisation aux diverses manifestations de luttes anticapitalistes, anti-impérialistes.
Nos camarades, en dépit de leurs vingt années de captivité, nous disent : « Du fond de nos cachots, nous affirmons qu’il est possible et nécessaire d’utiliser notre résistance comme une arme dans le combat contre l’oppression actuelle. Une arme disponible pour tous les révolutionnaires, les contestataires et les rebelles. »
Tout naturellement, camarades, je me joins à eux pour appeler le camp révolutionnaire à multiplier les initiatives de solidarité et d’unité.
Honneur à nos camarades d’Action Directe !
Joëlle demeurera vivante dans nos cœurs et nos esprits !
À bas l’impérialisme !
Honneur aux martyrs et aux peuples en lutte !
Ensemble, camarades, nous vaincrons !
Georges

février 19, 2007

rendez-vous pour les manifs…

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:17

24 février 2007 Rassemblements devant les prisons de Bapaume, Ensisheim, Lannemezan…
lundi 19 février 2007, par NLPF

SAMEDI 24 FEVRIER 2007

Rassemblements simultanés devant les prisons où sont incarcérés les militant-es d’Action Directe : LANNEMEZAN (65), ENSISHEIM (68), et BAPAUME (62)

Organisation : Nlpf !, Coll. du sud-Ouest, Libérez-les !, Défense Active…

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Bapaume
Rendez-vous devant la prison à 11h00

Covoiturage :

Paris : rdv 8h30 devant McDo de la place d’Italie (75013, métro Place d’Italie)

Voir aussi :

20 ans ! 20 ans de trop ! Libérez-les maintenant !

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Ensisheim
Rendez-vous devant la prison à 15h00

Covoiturage :

Strasbourg : rdv 13h00 place Delattre de Tassigny (celle que les strasbourgeois(e)s nomment “de la Bourse”)

Lons (39) : rdv 9h00 place de l’ANPE

Besançon : rdv 10h30 parking Battant

Belfort : rdv 13h30 devant la Maison du peuple

Voir aussi :

Appel du Jura Libertaire

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Lannemezan
Rendez-vous devant la gare à 14h00

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Autres rassemblements

Brest

Rendez-vous à 14h00 devant la maison d’arret de Brest (rue du general paulet)

Organisation : Crabes et Les bonnets rouges et noirs

contact :

crabes@no-log.org

crabes c/o brenn

bp 91647 29106 QUIMPER cedex

Saint-Etienne

Organisation : UD CNT 42

Heure et lieu auprès de la CNT : udcnt42@altern.org

février 18, 2007

Cinq ans après le soulèvement

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:19

Que reste-t-il de la radicalité, de l’auto-organisation et des espoirs de l’« Argentinazo » ? Plus qu’il ne paraît. Et, bien qu’avec quelque retard, des effets positifs ont touché le mouvement ouvrier et la gauche révolutionnaire.

par Jean-Philippe Divès
12 février 2007

Dans la nuit du 19 au 20 décembre 2001, pour la première fois en Argentine (mais non en Amérique latine, où l’exemple était venu d’Équateur), un mouvement populaire largement spontané renversait un président élu, le radical Fernando de la Rua. Celui-ci avait voulu instaurer l’état de siège afin de contenir la contestation sociale croissante de ses mesures néolibérales brutales, prises dans le cadre d’une crise économique et financière sans précédent. Des dizaines de milliers d’habitants de Buenos Aires et de sa banlieue convergèrent alors vers le palais présidentiel pour exiger « qu’il s’en aille ». Au petit matin, après des affrontements de rue d’une rare violence - cette nuit et les jours suivants, la répression fit au total 39 morts et plus de 2000 blessés dont 200 graves -, c’était chose faite. De la Rua s’était enfui en hélicoptère après avoir remis son mandat.

Sur l’essentiel, la politique du Parti radical, alors au pouvoir, avait été soutenue par le parti péroniste (l’autre grande formation politique traditionnelle), la quasi-totalité des députés et sénateurs et tous les gouverneurs des États. C’est pourquoi l’exigence victorieuse que le président s’en aille devint celle « qu’ils s’en aillent tous » (« que se vayan todos ») : tous les politiciens agents du néolibéralisme, leurs partis et, avec eux, le pouvoir judiciaire, les militaires et les policiers à leurs ordres, sans oublier la bureaucratie syndicale corrompue et complice. Les institutions étaient en crise ouverte, au point que cinq présidents de la République se succédèrent en dix jours. La société, dans son ensemble, entra en effervescence.

Le mouvement des piqueteros - les chômeurs dont la principale forme de lutte est le « piquet » (blocage) - gagna en massivité et ses manifestations devinrent quasi quotidiennes. Quelque 300 assemblées populaires s’organisèrent dans les quartiers, principalement de la capitale fédérale et du Grand Buenos Aires, devenant des structures non seulement de remise en cause du pouvoir établi mais, à un niveau embryonnaire, de contre-pouvoir. Le mouvement des entreprises « récupérées » et « sous gestion ouvrière », remises en marche par les travailleurs sous leur contrôle après que les patrons ont plié bagage, connut une forte impulsion.

Reprise en main

Soutenu par toutes les fractions de la bourgeoisie, répondant au mouvement de masse avec un cocktail de concessions, répression et corruption/intégration, le chef du parti péroniste, Duhalde, finalement investi comme président intérimaire, parvint à tenir jusqu’à l’échéance de la nouvelle élection présidentielle, qui vit, en mai 2003, la victoire du péroniste « progressiste » Nestor Kirchner. Entre-temps, faute d’une perspective politique, la mobilisation s’était progressivement résorbée.

Le reflux avait mis en évidence les limites du mouvement de 2001-2002. La plus importante, difficilement surmontable, a été l’absence dans la lutte (à l’exception du secteur très minoritaire des entreprises récupérées) du mouvement ouvrier organisé en tant que tel, à partir de ses lieux de travail. Les salariés de l’industrie et des services étaient en effet paralysés par la crainte de perdre leur emploi dans un contexte, produit des défaites des années précédentes, d’« hyperchômage », de perte des droits et d’horaires de travail à rallonge.

Mais des facteurs directement politiques ont également joué de l’intérieur même du mouvement. L’un est le poids extrêmement négatif qu’avait acquis l’idéologie « autonomiste » inspirée des thèses de Toni Negri et John Holloway (« changer le monde sans prendre le pouvoir »). L’autre, les pratiques ultra-autoproclamatoires et sectaires de l’extrême gauche, principalement trotskyste, aussi forte en Argentine qu’elle y est divisée.

Depuis son élection, Kirchner a bénéficié d’une conjoncture économique plus favorable, avec des taux de croissance annuels avoisinant les 10 %. Moyennant certaines mesures limitées (face aux crimes de la dictature ou à la dette extérieure) et, surtout, beaucoup de démagogie, il a pu se donner l’apparence - trompeuse - de défenseur d’un modèle économique différent, plus indépendant que les gouvernements précédents. Au cours de l’année 2006, il a cependant été confronté à des difficultés croissantes, au point de paraître, parfois, perdre totalement le contrôle des événements. Le système de domination ne s’est en fait pas remis de l’ébranlement de la fin 2001. En haut, rien n’est venu remplacer le vieux bipartisme moribond - avec un Parti radical réduit en miettes et un parti péroniste fracturé en une somme de féodalités - tandis qu’en bas, le respect des institutions s’est définitivement perdu, la révolte couvant en permanence.

Du nouveau à gauche

En 2005, à la faveur de la réactivation économique, les grèves ont fait leur réapparition et plusieurs d’entre elles, auto-organisées et très combatives, menées en opposition aux bureaucraties syndicales, ont été victorieuses (dans le métro de la capitale, par exemple). Ce nouveau dynamisme du mouvement ouvrier a eu une conséquence organisationnelle inédite, en permettant un début de regroupement national de l’opposition de gauche au sein des syndicats, dans le Mouvement intersyndical classiste (MIC). Parallèlement, la gauche révolutionnaire (en particulier trotskyste) a gagné des positions importantes dans le mouvement étudiant, où désormais elle dirige en particulier la Fédération universitaire de Buenos Aires.

Cette radicalité nouvelle - et davantage centrée sur le cœur du mouvement ouvrier - constitue, à n’en pas douter, un effet différé de décembre 2001. Mais ce n’est pas le seul. L’autre bonne nouvelle, alors même que l’autonomisme semble nettement refluer, victime de sa propre inanité, est qu’une brèche importante s’est ouverte dans le mur du sectarisme incapacitant qui caractérisait le trotskysme argentin. L’une de ses principales organisations, le Mouvement socialiste des travailleurs (MST), a engagé un processus de réflexion critique, sans renoncer (comme d’autres l’ont malheureusement fait) à combattre pour construire un parti enraciné dans la lutte de classe. Avec d’autres groupes de militants, provenant pour beaucoup de l’ancien PST-MAS, cette organisation a pris l’initiative d’un processus pour « le regroupement de la gauche révolutionnaire ». Les mêmes secteurs jouent un rôle moteur dans l’impulsion du MIC. Cinq ans après, c’est une autre raison de se réintéresser à la situation argentine.

En cas de reproduction de cet article, veuillez indiquer les informations ci-dessous:
Source : Rouge, hebdomadaire de la Ligue communiste Révolutionnaire (www.lcr-rouge.org), France, janvier 2007.

FORUM SOCIAL DES QUARTIERS POPULAIRES

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:17

le myspace officiel
www.myspace.com/fsqp2007

février 16, 2007

concert vendredi 16 février

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 12:49

VENDREDI 16 FEVRIER 2007 – 19H.

Présentation de la campagne, infos, table de presse.

Concert hip-hop avec SCHERZO, 3K2N et EME2K MASKA.

Caisse de soutien prix libre.

LE 96, 96 boulevard de Charonne, 75020 Paris – Métro: Avron.

février 11, 2007

NAIMA EXCLUE DEUX ANS DE L’UNIVERSITE DE NANTERRE. SON CRIME : ETRE UNE SYNDICALISTE DE COMBAT !

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 11:19

MEETING DE SOLIDARITE

TOUS UNIS CONTRE LA REPRESSION !

MERCREDI 14 FEVRIER 2007

UNIVERSITE DE NANTERRE AMPHI E3 à 11H30

Le jeudi 11 janvier 2007, Naïma, étudiante en licence d’histoire et militante de l’AGEN, a été condamnée à deux ans d’exclusion fermes de l’université de Nanterre. Victime d’un harcèlement répressif de la part de la direction de l’université, les faits qui lui sont reproché sont fantaisistes et son passage, à deux reprises, devant la commission de discipline relève de la mascarade.
Par son exclusion, les autorités brisent l’avenir d’une militante qui dérange. On fait payer cyniquement à une étudiante issue des quartiers populaires et du monde ouvrier l’audace de s’être opposée à l’injustice et au système inégalitaire. La direction de l’université souhaite lui faire payer son engagement que nul n’ignore : lutte contre les expulsions à la cité-U, mouvement contre le CPE, lutte contre les discriminations et le racisme banalisé, solidarité avec les peuples en lutte. Se révolter est-il devenu un crime ?
A travers son exemple, il s’agit encore et toujours de vendre de la peur, d’intimider ; d’abord de bâillonner l’expression de son syndicat de combat, pour, au final pacifier les facs et rendre inoffensif et docile le mouvement étudiant. C’est pourquoi la vérité doit éclater. Une solidarité active et large doit s’exprimer pour demander sa réintégration immédiate.

ANGELO D’ARCANGELI, ETUDIANT A PARIS 8 RISQUE L’EXTRADITION VERS L’ITALIE POUR SON ENGAGEMENT POLITIQUE

Cet étudiant italien en sciences politiques à l’université de Saint-Denis ainsi que deux de ses camarades, Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel, a fait l’objet d’une détention de trois mois pour « terrorisme » et « association de malfaiteurs », chefs d’inculpation finalement abandonné. Mais les poursuites continuent contre ces militants communistes car le système répressif italien les réclame. Le tort d’Angelo serait d’être un sympathisant du (nouveau) Parti Communiste Italien.

NON A LA CRIMINALISATION DE CEUX QUI LUTTENT !

C’est la seconde fois qu’un(e) militant(e) est renvoyé(e) à la suite d’acharnement répressif. L’objectif est de vider les facs d’une expression de lutte radicale. En 2004 un étudiant, Sébastien Schiffres, avait été jeté en prison suite à une action anti-sécuritaire à la demande expresse du sinistre Audéoud (actuel président de Paris-X Nanterre. Il s’agit d’une tendance et nopn d’un fait isolé.
La criminalisation des militants s’aggrave. Amandine, déléguée du syndicat SUD dans un magasin parisien de l’enseigne Virgin, s’est trouvée licenciée pour des motifs spécieux et de manière illégale, à la veille des élections professionnelles. Lagardère, le marchand d’armes et de presse, qui a racheté les magasins Virgin France à Richard Branson a toujours été un partisan du patronat de droit divin. Nous devons citer aussi le cas de Khadija, militante du mouvement contre le chômage APEIS, qui s’est retrouvée poursuivie avec un risque lourd d’emprisonnement pour s’être opposée à une expulsion d’un sans-papiers de l’aéroport de Roissy. C’est l’application du délit de solidarité.

Comme on le voit, un bruit de bottes se répand sur la France. Tous les lieux de regroupement collectifs sont quadrillés et les luttes qui s’y déroulent sont criminalisées. Pour maintenir la paix sociale, la bourgeoisie déploie un arsenal de lois sécuritaires (lois Jospin, Perben, Sarkozy) qui bafouent les libertés fondamentales.

Pour que Naïma, Angelo, Amandine, Khadija et tant d’autres ne soient pas seuls face à la répression, nous devons tous nous élever et faire notre possible pour obtenir leur réintégration et l’arrête des poursuites.

LA FRANCE SECURITAIRE : AIMEZ-LA OU COMBATTEZ-LA !

février 6, 2007

Appel pour un Forum Social des Quartiers Populaires

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 11:20

30 ans que les banlieues réclament justice et que des revendications précises ont été formulées au travers de marches, de révoltes, de grèves de la faim, de manifestations et de réunions publiques.
15 ans que le Ministère de la Ville a été crée pour répondre à la relégation sociale et la ségrégation urbaine des cités. Les gouvernements passent avec leurs lots de sigles et de recettes miracles « politique de la ville, rénovation urbaine, cohésion sociale : DSQ, ZEP, ZUP, ZAC, ANRU…. ».
Nos quartiers servent de défouloir pour des politiques et des médias en mal de petites phrases assassines sur les « territoires perdus de la République », « parents irresponsables », « zones de non-droit » « mafiatisation » et autres « dérives islamistes ». Les habitant-e-s, et notamment les jeunes, sont stigmatisé-e-s et désigné-e-s comme les principaux responsables des dérives de notre société. Ca ne coûte pas cher de donner des leçons de civisme et de montrer du doigt les « racailles » ou les « sauvageons » en les jetant à la vindicte populaire.
Les banlieues deviennent une problématique à part, dont on confie la gestion à la police et à la justice. Pourtant des révoltes des Minguettes (1981) à celles de Vaulx-en-Velin (1990), de Mantes-la-Jolie (1991) à Sartrouville (1991), de Dammarie-les-Lys (1997) à Toulouse (1998), de Lille (2000) à Clichy sous Bois (2005), les messages sont clairs :
Assez des crimes et des violences policières impunis, des contrôles aux faciès, des écoles au rabais, assez de chômage programmé, de sous-emplois, de logements insalubres, assez de la prison, assez de hagra et d’humiliations ! On s’habitue aux souffrances silencieuses de millions d’hommes et de femmes qui subissent au quotidien des violences sociales bien plus dévastatrices qu’une voiture qui brûle.
Il est légitime de se révolter face à cet ordre social !
Parce que nous refusons de déléguer notre pouvoir à ceux qui ne nous représentent pas, le Forum social des quartiers populaires sera un espace d’affirmation d’une parole politique, sociale et culturelle à partir des expériences, des histoires, et de la mémoire de nos quartiers. Il sera le lieu de réflexions et de convergences de luttes locales, toutes et tous ensemble donnons leur une visibilité nationale !
Nos quartiers et leurs habitant-e-s sont riches d’histoires et de traditions d’engagements. Des révoltes d’esclaves à la Commune de Paris, de l’Etoile nord-africaine à la Main d’Oeuvre Immigrée (MOI), de la manifestation du 17 octobre 61 aux luttes pour la résorption des bidonvilles et des cités de transit, des grèves des foyers Sonacotra à la Marche pour l’égalité, de l’occupation de l’usine Talbot Poissy au mouvement des chômeurs, du mouvement des sans-papiers au comité contre la double peine ; tous ces combats sont constitutifs de l’histoire politique, sociale et syndicale de France. Sortons de l’amnésie collective et de l’ignorance politique pour nous réapproprier notre mémoire et notre histoire.
Les mouvements d’éducation populaire et les centres sociaux ont été mis en faillite depuis bien longtemps, par les pouvoirs publics en place. Nous affirmons que nous avons aussi notre responsabilité lorsque nous ne faisons rien. Il n’est pas question d’entretenir la démagogie selon laquelle ce serait toujours les autres qui seraient responsables de tous nos malheurs, nous ne pouvons ignorer notre responsabilité collective. A nous d’inventer des formes de solidarités réelles pour améliorer nos conditions de vie.
Nous avons beaucoup à dire du racisme, des violences policières, des discriminations sociales, raciales et culturelles, de l’islamophobie, de l’histoire coloniale et de ses conséquences, etc. mais nous refusons d’être cantonnés à cela. Nous avons autant à dire de la santé, de l’éducation, du travail, du libéralisme, du sexisme, de l’environnement, des rapports Nord-Sud, de l’information, des formes de résistances et de libération, des combats pour la justice, pour l’égalité, pour la liberté… L’enjeu est d’initier une présence comme acteurs et actrices à part entière, produisant nos propres discours et des pratiques autonomes. L’avenir de nos quartiers dépend de nous, de vous.
Notre volonté ne se réduit pas à défendre les quartiers pour les quartiers. Nous avons besoin de références communes et d’une stratégie collective clairement assumée. Les banlieues occupent une place centrale dans nos villes, et ne peuvent être gérées de manière spécifique.
Le forum, qui aura lieu les 22, 23 et 24 juin 2007 à St Denis, sera un lieu d’élaboration collective pour agir. Nous appelons toutes celles et tous ceux pour qui la question des quartiers est une priorité, à prendre leurs places au sein des collectifs d’organisation. De nombreuses rencontres et discussions ont abouti à la création d’une association nationale ayant pour objet l’organisation du Forum social des quartiers populaires. Dès à présent, nous vous invitons à nous rejoindre, au travers des collectifs régionaux d’organisation (Paris, Lyon, Montpellier, Toulouse) pour préparer et construire cet événement national.
Le forum sera un rendez vous pour celles et ceux qui veulent construire une force et une parole collective issus des quartiers. Il est impératif de dépasser nos identités propres et de nous appuyer sur la diversité de nos histoires politiques, associatives, électorales, faites de revendications, de luttes et de participations.
Carte d’identité, carte de séjours, sans papiers, toutes et tous, des quartiers ou d’ailleurs, le MIB, DIVERCITE et les MOTIVE-E-S vous invitent à les rejoindre pour faire de ce rendez-vous des quartiers, un moment de convergence politique, social, culturel, festif, pour imposer une expression commune et offensive de toutes les cités.
Quelle que soit l’issue des élections, nous avons besoin d’un mouvement national des quartiers, seule garantie, pour avancer vers l’égalité.

Pour toute information :
• Association « Forum Social des Quartiers Populaires » 45-47, rue d’Aubervilliers 75018, Paris Tél : 01 40 36 24 66 Mail : fsqp2007@no-log.org
• Coordination régionale Lyon : Divercité Mail : divercite@gmail.com
• Coordination Régionale Toulouse : Motivé-e-s Tél : 05 62 27 62 83, Mail : motive-e-s@motive-e-s.org

février 4, 2007

Appel

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 3:13

Appel pour la réintégration de Naïma Boubakri Etudiante syndicaliste exclue de l’université de Nanterre Paris-X

« Article 1 : Deux ans fermes d’exclusion de l’Université de Paris-X Nanterre (…) Article 2 : La présente décision est exécutoire immédiatement nonobstant appel(…).».

La terminologie juridique du conseil de discipline de l’université de Nanterre du 11 janvier 2006, souligne la gravité de la sanction prononcée à l’encontre de la syndicaliste étudiante Naïma Boubakri. S’il n’est pas sciemment brisé, son avenir est pour le moins assombri. A l’heure où d’aucuns invoquent les vertus de « l’ascenseur social » et de « l’égalité des chances », faudrait-il croire que deux ans d’exclusion ont le même poids quelle que soit l’origine sociale ? Evitons tout excès de naïveté quant aux conséquences induites par cette décision ! Pour Naïma, qui oserait croire qu’il ne s’agit pas là d’une assignation à renoncer à toute poursuite d’études et par là même, à tout espoir de promotion sociale ?

Au nom de quoi une sanction aussi brutale a-t-elle pu être prononcée ? Il est reproché à Naïma de s’être « rendue coupable de faux et usage de faux », en l’espèce, d’avoir présenté un « certificat litigieux ». Naïma a toujours contesté cette version fantaisiste et pour cause ! On lui reproche d’avoir présenté à un service du logement un « faux » faisant état de son inscription en 3ème année d’histoire, or, les faits ont démontré que Naïma était bel et bien inscrite en 3ème année! Ainsi, le conseil de discipline exclut pour deux ans une étudiante en année d’examen alors que la simple consultation des panneaux d’affichage suffisait à prouver la véracité de son inscription en 3ème année.

Pour comprendre l’immense décalage qui existe entre l’ampleur de la sanction et la vacuité de l’accusation sur le fond, il faut peut-être savoir que Naïma était de toutes les luttes : porte-parole des résidents de la résidence universitaire de Nanterre, elle défend bec et ongles le droit aux logement des étudiants ; déléguée à la Coordination Nationale lors du mouvement anti-CPE, militante infatigable de l’égalité des droits…Dans le cadre de ces activités militantes, elle a eu maintes fois l’occasion d’entrer en conflit avec la direction de l’université et celle du CROUS (Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires) de Versailles ; instances qui l’ont poursuivie. La sanction qui la touche personnellement est censée n’avoir aucun lien avec son engagement syndical au sein de l’AGEN (Association Générale des Etudiants de Nanterre), syndicat stigmatisé comme trop véhément par les instances universitaires…

Autant qu’un destin condamné c’est la liberté syndicale qui est menacée, ouvrant une brèche vers d’autres débordements de même nature. Cette mesure porte atteinte à l’ensemble du mouvement étudiant.

A travers ce cas symptomatique, comment ne pas s’inquiéter de la multiplication des procédures disciplinaires et de la criminalisation de toute action militante affirmée ?

C’est pourquoi, nous, signataires de cet appel, nous revendiquons la réintégration de Naïma.

Adressez vos lettres de soutien à l’AGEN

Signez la pétition pour la réintégration de Naïma

AGEN Association Générale des Etudiants de Nanterre

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