RAP CONSCIENT

mars 24, 2007

Important!!

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:35

NON A L’EXTRADITION D’ANGELO (ETUDIANT DE PARIS 8)
ET SES DEUX CAMARADES !!!

LE PROCES DU 4, 5 ET 6 AVRIL N’EST PAS EQUITABLE :
IL FAUT LE RENVOYER !!!

Angelo D’Arcangeli (étudiant à l’Université de Paris VIII), Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel sont en danger d’extradition vers l’Italie. Ils sont réprimés simplement parce que militants du (nouveau)Parti communiste italien.

DROITS POLITIQUES BAFOUES !
Contre ce parti les autorités italiennes mènent une véritable persécution politique cachée avec le prétexte de la « guerre au terrorisme » : des années ‘80 jusqu’à aujourd’hui 8 enquêtes pour « terrorisme » ont été déjà faites en Italie contre le (n)PCI, toutes terminées par non-lieu.

Dans l’année 2003 les autorités françaises collaborent à cet acharnement. Sur la demande des autorités italiennes, elle ont ouvert une enquête pour « terrorisme » contre le (n)PCI. Dans le cadre de cette enquête, Angelo et ses deux camarades ont fait, en France, 40 mois de « détention préventive » EN ISOLEMENT plus 60 mois de contrôle judiciaire avant de recevoir un nouveau non-lieu pour l’accusation de « terrorisme ».

C’EST L’EUROPE DE LA REPRESSION !
Maintenant les autorités italiennes veulent extrader les trois militants pour les enfermer 24 mois de plus avant de les juger et re-prononcer un nouveau non-lieu pour « terrorisme ».

LE JUGE N’EST PAS IMPARTIAL !
Pour rendre le plus rapide possible leur extradition, les autorités françaises ont monté un procès pas équitable pour le 4, 5 et 6 avril.
Le juge, Mme Beauguin, a en effet :
Ø refusé de convoquer les 13 témoins présentés par les trois militants
Ø et a fait aussi pressions sur les avocats pour les intimider. Cette manœuvre a donné des résultats : un avocat a présenté sa démission.

MERCREDI 4 AVRIL à 8H30
TOUS AU TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE PARIS
POUR FAIRE RENVOYER LE PROCES
(CHAMBRE 16/2, METRO CITE) !!!

Comité d’Aide aux Prisonniers du (n)PCI – Paris
e-mail : cap-npci-paris@voila.fr
site : cap-npci.awardspace.com

mars 20, 2007

Citroën : Les ouvriers de PSA Aulnay en lutte !

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 2:41

Depuis le 28 février 2007, 400 ouvriers de PSA Peugeot Citroën Aulnay sont en grève. Ce mouvement paralyse la première ligne de montage et ralentit fortement la seconde. Cette grève fait suite à l’annonce par la direction de l’Accord salarial 2007 qui prévoit une hausse générale de 1,6 %.

Cette hausse est jugée, à juste titre, insuffisante en regard aux bénéfices de l’entreprise. En outre, l’exemple victorieux du mouvement de grève chez Magnetto, une division de PSA, où les ouvriers ont obtenu une augmentation de 100 euros nets (salaires et primes) prouve que seule la lutte paie.

Aussi, les grévistes de PSA entendent faire valoir, par la mobilisation, leurs droits :
- 300 euros d’augmentation
- le départ à la retraite des plus de 55 ans
- l’embauche des 700 intérimaires de l’usine.

A PSA, comme ailleurs, les salariés du secteur automobile se mobilisent !!!

Le chantage à la soit-disante « crise du secteur automobile », est un bon moyen par les directions pour imposer aux salariés des sacrifices. Alors que les ouvriers doivent se serrer la ceinture, les bénéfices des actionnaires et des patrons, eux, ne cessent d’augmenter. C’est contre cette injustice que la résistance ouvrière s’organise au plan européen.

En octobre 2006, à Wolkwagen - Poznan en Pologne, le syndicat Initiative des Travailleurs (anarcho-syndicaliste) a mené une lutte contre les menaces de licenciements de la direction. En février 2007, en Espagne, la CGT (anarcho-syndicaliste) a appelé dans la ville de Valladolid à une manifestation du secteur automobile qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes des entreprises RENAULT, CITROEN, General Motor, SEAT. Ces derniers mois, encore, à Bruxelles et à Strasbourg des grèves ont éclaté.

Dans tous les cas, comme à PSA Aulnay, la même revendication ! Le respect de la dignité ouvrière ! C’est nous qui travaillons, c’est nous qui produisons ! Nous avons des droits, imposons les car nous savons que l’Etat et les patrons nous feront jamais de cadeaux !

Des militant-es CNT Citroen Aulnay et la CNT 93

L’interpellation de Cesare Battisti et la menace des Patrons et de leurs Autorités

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 11:22

L’affaire Battisti montre clairement le caractère arriéré, patronal et antipopulaire, c’est à dire classiste de la Justice et de la Police françaises et la nature réactionnaire de la collaboration des Autorités des pays de l’Union Européenne. Quels que soient les délits reprochés à Battisti par les Autorités Italiennes, quelle que soit la responsabilité personnelle de Battisti dans les faits qu’elles lui reprochent, il s’agit de faits arrivés il y a plus de 25 ans.

D’où vient autant d’acharnement, de ressources et de forces déployées par les Autorités Françaises et Italiennes dans la chasse à Battisti ? Est-ce que ces Autorités-là emploient autant de ressources et de forces pour prévenir les homicides et les suicides sur le lieu de travail, les fraudes contre les travailleurs, les désastres écologiques ? Est-ce que Battisti actuellement est un danger pour les patrons ?

Avec leur acharnement contre Battisti pour des faits arrivés il y a plus de 25 ans, les Autorités veulent démontrer à tout le monde que aujourd’hui celui qui ose s’insurger contre l’oppression et l’exploitation n’échappera pas à la répression la plus dure. Parce que de toute façon personne ne conteste que les délits reprochés à Battisti ont été accomplis, il y a plus de 25 ans, avec l’intention de créer un ordre social plus juste. Donc l’interpellation de Battisti au Brésil est avant tout une opération démonstrative des patrons et des leurs Autorités à l’encontre de tous ceux qui aujourd’hui ne tolèrent pas l’ordre social qui nous écrase : contre les chômeurs, contre les squatters, contre les grévistes, contre les étudiants, contre ceux qui organisent la résistance à la destruction des acquis sociaux. Au même titre que l’acharnement farouche des Autorités contre les prisonniers d’Action Directe. Au même titre que l’acharnement contre le (nouveau)Parti communiste italien que nous dénonçons depuis plusieurs mois e qui va prochainement se manifester encore une fois dans le procès non équitable de la Chambre 16/2 du Tribunal Correctionnel de Paris le 4, 5 et 6 Avril prochain.

Nous, les prisonniers du (n)PCI en France, appelons tous les travailleurs, les progressistes et les démocrates à manifester leur opposition et condamnation pour la conduite barbare et anti-populaire des Autorités Françaises et Italiennes.

Battisti doit être libéré !

Les prisonniers d’Action Directe doivent être libérés !

Les vrais terroristes sont ceux qui empoisonnent la vie des masses populaires !

Le vrai terroriste est la bourgeoisie impérialiste qui partout dans le monde mène contre les masses populaires une guerre d’extermination non declarée dont les victimes s’élèvent chaque année à millions de gens tués ou estropiés par la misère, par des maladies soignables qui ne sont pas soignées, par le désarroi, par des armes.

mars 18, 2007

MEMOIRE: Septembre 1971 : la révolte d’Attica

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 12:16

Plus de trente longues années se sont écoulées depuis ce matin bruineux du 13 septembre 1971 où les troupes fédérales prirent d’assaut la prison d’Attica dans l’Etat de New York. Notre collaborateur Dénètem propose une analyse cultivée, riche et critique de cette révolte, une des plus signifiantes des populations carcérales américaines, porteuse d’une contestation profonde du système de légitimation US. Après avoir saisi les prisons américaines dans leur triple dimension de zoo, d’usine et de camp de concentration, il décrypte la dimension révolutionnaire qu’a pu incarner une insoumission de taulards qui étaient en passe de produire une contre-culture, un centre formation pour une jeunesse rejetée qui aspirait à un autre monde.

« Search and destroy »

On ne peut comprendre la révolte d’Attica et sa portée politique sans se référer au contexte de quasi guerre civile dans lequel elle se produisit. « On peut décrire le fonctionnement du système judiciaire américain comme une « mission de localisation et de destruction » (« search and destroy ») de la jeunesse noire » (Les prisons de la misère, Wacquant). Le harcèlement policier voire militaire (en 1965, à Los Angeles : violence de la répression du soulèvement noir du ghetto de Watts) de la jeunesse noire américaine débuta vraiment dans les années 60, au moment de la montée des mouvements d’émancipation noirs.

Les assassinats politiques du pasteur Martin Luther King et de Malcolm X ne doivent pas faire oublier le fait que ce furent les membres du Black Panthers Party qui furent la cible privilégiée de la répression policière. Le cas de Mumia Abu-Jamal, ancienne panthère noire toujours coincée dans le couloir de la mort, témoigne de cet acharnement. Face à la brutalité policière et aux violences racistes, les Panthères Noires se considéraient comme des résistants : leur veste en cuir noire et leur béret faisaient clairement référence à la résistance française.

Au niveau de leurs références idéologiques, ils puisaient autant dans le livre rouge de Mao que dans l’existentialisme de Sartre ou Les Damnés de la Terre de Frantz Fanon. Dans la pratique, ils mirent en place non seulement des groupes d’autodéfense armée (contre les violences policières) mais aussi toute une politique sociale et culturelle : des « programmes de survie communautaire » et des services gratuits comme les dispensaires, les écoles, les transports vers les prisons etc. Et surtout, ce parti se distinguait des autres organisations noires (parfois très nationalistes et sexistes comme Nation of Islam) par sa volonté d’agir en association avec d’autres groupes progressistes comme les pacifistes (contre la guerre du Vietnam), les mouvements gay et féministes (voir les écrits de la panthère Angela Davis) etc.

Devant le danger de l’émergence d’une vaste coalition de mouvements de gauche radicaux, en 1969, Edgar Hoover, le directeur du FBI, décréta le Black Panthers Party ennemi public numéro un et mit au point une opération de contre-espionnage, baptisée COINTELPRO qui dura dix ans : des dizaines de Panthères furent tuées lors de fusillades provoquées par la police, des centaines de membres et de sympathisants furent emprisonnés. Par la force des choses, les Black Panthers furent donc en première ligne dans les luttes carcérales.

« La lutte dans les prisons est devenue un front nouveau de la révolution » (cité par Michelle Perrot in Les ombres de l’histoire) affirmait George Jackson, l’un des leaders des Panthers. Le cas de Jackson est emblématique, condamné à vie en 1961 pour un vol de 70 dollars dans une station d’essence, il se forma en prison, à la lecture de Karl Marx, d’Adam Smith, de Frantz Fanon et d’autres penseurs. Les jeunes qui comme lui n’avaient pu accéder ni à l’éducation ni à l’emploi, ceux qui avaient été forcés à s’auto-éduquer en prison, il les appelait, dans ses écrits, les « intellectuels du lumpenprolétariat » (chômeurs, délinquants, marginaux…).

Les prisons étaient devenues en effet pour les jeunes noirs américains de véritables centres de formation politique. Des livres comme le Manifeste communiste ou le Livre rouge de Mao étaient réécrits à la main dans un langage simplifié et utilisés dans des groupes d’alphabétisation de base. Des journaux, toute une littérature de prison étaient produits par les détenus, on faisait parvenir clandestinement les manuscrits à des éditeurs extérieurs. Le livre même de Jackson, Les Frères de Soledad (Folio, intro de Jean Genet), circulait de main en main dans les prisons américaines où on se l’arrachait.

La libération des esprits devait devenir une arme contre l’oppresseur, Jackson mettait toute son énergie à faire en sorte que la mentalité des jeunes paumés noirs se transforme en mentalité de révolutionnaires noirs, en conscience politique. « J’étais révolté. J’étais en prison et je regardais autour de moi pour découvrir quelque chose qui pourrait vraiment faire enrager les matons. J’ai découvert que rien ne les faisait autant enrager que la philosophie ». Le 21 août 1971, prétextant une tentative d’évasion, les « matons » de la prison californienne de Saint Quentin abattirent froidement Georges Jackson. Il était temps de bâillonner ce foyer de dissidence…

« Entendre le grondement de la bataille » (in Surveiller et punir)

La mort de George Jackson suscita dans l’ensemble des prisons américaines un grand vide, une vive émotion, un sentiment de révolte. Alors que cette mort était survenue en Californie, de l’autre côté des Etats-Unis, elle déclencha presque aussitôt une grève de la faim spontanée, suivie par un grand nombre de détenus, dans la prison new-yorkaise d’Attica.

Le 9 septembre 1971, les 1500 détenus du block cellulaire D décidèrent d’aller plus loin en organisant une mutinerie : ils prirent en otage 40 surveillants et s’assurèrent rapidement le contrôle général des bâtiments. La situation dans le pénitencier fédéral d’Attica était depuis longtemps explosive. Attica, c’était le dernier cercle de l’enfer carcéral américain : surpeuplement, régime ultra-disciplinaire et punitif, conditions d’hygiène atroces, soins médicaux inexistants etc. La mort de Jackson joua donc le rôle de l’étincelle qui met le feu aux poudres. Ce qui révèle le caractère déterminé, réfléchi et, d’une certaine manière, légitime de la rébellion des détenus de cette prison, c’est bien le ton et le contenu de la déclaration que fit le Comité de Libération d’Attica :

« Nous, prisonniers d’Attica, cherchons à mettre fin à l’injustice dont souffrent tous les prisonniers, quelle que soit leur race, leur confession, leur couleur. La préparation et le contenu de ce document ont été établis grâce aux efforts unifiés de toutes les races et de toutes les catégories sociales de cette prison. Il est établi, et de notoriété publique, que l’administration pénitentiaire de New York a transformé des institutions initialement prévues pour corriger socialement des individus en ces camps de concentration que l’on trouve dans l’Amérique actuelle. Compte tenu du fait que la prison d’Attica est l’une des institutions les plus classiques de cruauté organisée exercée sur les hommes, la liste de revendications qui suit a été adoptée. Nous, les prisonniers d’Attica, nous vous disons à vous les bien-pensants de la société : le système carcéral que vos tribunaux ratifient est la grimace terrifiante du tigre en papier, du pleutre au pouvoir.

Manifeste respectueusement présenté à la société à titre de protestation contre les marchands d’esclaves, abjects et corrompus : le gouverneur de l’État de New York, le département pénitentiaire de l’État de New York, l’assemblée législative de l’État de New York, les tribunaux de l’État de New York, les tribunaux des États-Unis, le département des libérations conditionnelles de l’État de New York. Et ceux qui soutiennent ce système d’injustice. Cette liste de revendications va vous être présentée. Nous essayons d’agir selon la voie démocratique. Nous avons le sentiment qu’il n’est pas nécessaire de dramatiser ces demandes. » (extrait de Au pied du mur, éd. L’Insomniaque) Suivent 26 revendications concernant : le droit à l’éducation, la journée de travail de 8 heures, les droits syndicaux, la possibilité de se doucher régulièrement, une nourriture digne de ce nom, l’accès aux soins…

Un mouvement de soutien populaire s’organisa à l’extérieur. Le Comité de Solidarité avec les Prisonniers, un groupe fondé l’année précédente par les Youth Against War And Fascism (Jeunes Contre la Guerre et le Fascisme), rassembla de l’argent et loua des cars pour que les familles de détenus puissent se rendre à Attica. Le Comité de Solidarité fit en sorte également que les détenus puissent bénéficier d’une aide juridique en faisant appel à des avocats et juristes. Des membres du mouvement des droits civiques, des Black Panthers et d’autres groupes contestataires comme le Young Lords Party (groupe révolutionnaire de Porto Ricains d’origine) se rassemblèrent autour de la prison pour mener diverses actions : manifestations de soutien aux rebelles, sensibilisation de l’opinion publique, interpellations des hommes politiques etc. Les négociations devaient débuter le 13 septembre.

Mais le jour J l’Etat envoya près de mille hommes, des fédéraux, des gardes nationaux, des sections d’assaut, qui par une opération coup de poing d’une extrême violence (armes automatiques, lance-grenade, hélico…) réussirent à reprendre la prison en moins d’une heure. L’assaut fit 43 morts, dont dix otages, et 200 blessés. Les autorités pénitentiaires prétendirent que les détenus avaient égorgé les dix otages. Mais les autopsies des médecins légistes révélèrent que les otages n’étaient pas morts la gorge tranchée mais des suites des blessures infligées par les tirs des forces de l’ordre ; ce qui fut confirmé par la commission d’enquête McKay de l’Etat de New York…

Malgré sa répression sanglante et la tentative de la criminaliser (en lui imputant la mort des dix otages), la révolte d’Attica provoqua une véritable onde de choc aussi bien dans les prisons américaines (vague de révoltes) que dans les prisons françaises.

En France, grâce à l’action du Groupement d’Information sur les Prisons (GIP fondé par Foucault, Vidal-Naquet et Domenach), le gouvernement autorise en 1971 l’entrée dans les prisons de la presse quotidienne et des radios : « Donc, en juillet 1971, on permet aux détenus de lire les journaux. En septembre 1971, ils apprennent la révolte d’Attica ; ils s’aperçoivent que les problèmes qui sont les leurs et dont ils se rendent compte qu’ils sont de nature politique, et pour lesquels ils sont soutenus de l’extérieur, que ces problèmes existent dans le monde entier. (…) Cela a conduit à une forme de révolte totalement différente.

En décembre 1971, deux mois après Clairvaux, deux mois et demi après Attica, quatre mois après l’autorisation des journaux, un an après la fondation du GIP, une révolte a éclaté à Toul, comme on n’en avait plus connue depuis le XIXème siècle : une prison entière se révolte, les prisonniers montent sur les toits, ils jettent des tracts, déploient des banderoles, font des appels au mégaphone et expliquent ce qu’ils veulent » (« Prisons et révoltes dans les prisons », Dits et écrits I, Quarto Gallimard, Foucault). Certes, l’ « Animal factory » américaine a réussi à éliminer physiquement George Jackson, mais son esprit et celui des Panthères Noires lui ont longtemps résisté…

• Quelques films autour d’Attica et du contexte politique de la révolte :

Attica de Cinda Firestone (1973) Black panthers, d’Agnès Varda (1968) ; Black panthers de Van Peebles (1997) ; Attica de Marvin J. Chomsky ; Punishment Park de Peter Watkins, 1970 ; Un après-midi de chien de Sydney Lumet, 1975

mars 16, 2007

Dates à venir…

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 1:09

SAMEDI 17 MARS 2007

Lannemezan - 17hOO

Organisation : Agone

Rencontre avec Thierry Discepolo des Editions Agone a l’occasion de la parution de “De Memoire-Tome1″ Les jours du debut : un automne 1970 a Toulouse, de Jann-Marc Rouillan

Plus de détails Rencontre autour de “De mémoire - tome1″ - Lannemezan

LIBRAIRIE LE VENT DES MOTS 47, rue Victor Hugo, Lannemezan

DIMANCHE 18 MARS 2007

Paris et RP - 19h00

Organisation : Coll. contre culture

- Infos, table de presse, caisse de soutien.

- Projection du film de Pierre Carles “NI VIEUX, NI TRAITRES”.Une exposition des collages de Joëlle Aubron est prévue dans ce même lieu vers la fin du mois, mais les dates ne sont pas encore définies, à suivre…

LE MALDOROR, 10 rue du Grand Prieuré, 75011 Paris - Métro : République ou Oberkampf.

JEUDI 29 MARS 2007

Paris et RP - 11h30

Remise de la pétition pour la libération des militante et militants d’Action directe incarcérés. En présence de signataires et de représentants des collectifs de soutien

Nous invitons tous celles et ceux qui se sont mobilisés pour la campagne à accompagner la délégation à la chancellerie.

- Rendez-vous jeudi 29 mars à 11h15 sur les marches de l’opéra.

mars 12, 2007

Journee internationale de solidarite : l’Office de tourisme italien a Paris occupe

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 12:46

Le 12 fevrier, une vague de repression s’est abattue sur les militants revolutionnaires dans les principales villes du nord de l’Italie ainsi qu’a Zurich en Suisse. A Trieste, Milan, Padoue, Turin, des syndicalistes, des etudiants, des militants des centres sociaux, notamment de la “Gramigna” de Padoue, ont ete arretes ou intimides dans le cadre d’une pretendue operation antiterroriste. 15 militants sont aujourd’hui incarceres pour appartenance a un groupe juge terroriste. Il s’agit surtout de criminaliser les luttes sociales et revolutionnaires qui menacent les interets du capital et de l’imperialisme. Une soi-disant alternative politique a permis a la gauche bourgeoise italienne de reprendre le pouvoir en faisant valoir sa difference avec les forces de droite ; or, cette repression prouve qu’elle suit la meme politique du corrompu Berlusconi et sa clique affairiste. Dissimule derriere la mediatisation du retrait des soldats italiens d’Irak, le gouvernement italien a decide de deployer une force d’occupation (sous l’egide de l’ONU) au Liban depuis cet ete, afin de proteger la tete de pont occidentale sioniste qui a subi une severe defaite. Un contingent italien maintient egalement sa presence en Afghanistan, ou il participe a des operations pour preserver une “Liberte Immuable” imperialiste. Une autre preuve de la collusion habituelle entre cette “gauche” italienne et l’imperialisme est l’extension de la base americaine de Dal Molin, contre laquelle une grande manifestation a eu lieu a Vicenza le 17 fevrier. Aujourd’hui, nous nous mobilisons pour les militants revolutionnaires emprisonnes ou persecutes en Italie, mais egalement pour tous ceux qui sont detenus ailleurs et notamment en France depuis des decennies, comme les camarades d’Action directe ou le militant libanais Georges Ibrahim Abdallah. Nous protestons contre les attaques menees par la police italienne et suisse et nous affirmons que nos camarades revolutionnaires incarceres ne seront pas seuls, nous leur apportons toute notre solidarite.

Halte au terrorisme d’Etat ! Les prisonniers revolutionnaires doivent etre liberes immediatement ! Longue vie a la solidarite internationale !

Les occupants de l’Office de tourisme italien, 23 rue de la Paix (Paris 2e)

mars 9, 2007

CONCERT!!!!!!!!!!!!!!!

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:54

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mars 6, 2007

Une semaine ANTI-SECURITAIRE à Nanterre

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 9:40

Lundi 5 mars

Lundi toute la journée : Réappropriation du lieu, on s’installe et on le fait vivre !

Tables d’info… ramenez vos brochures, idées, fauteuils, banderoles, gamelles…

Lundi midi : repas collectif, comme les autres jours, et projection à base de détournements.

Mardi 6 mars

Mardi matin : vers 10h - débat sur l’Ecole, fabrique de citoyens modèles, l’école républicaine nous apprendrait-elle l’impuissance collective et la docilité ?

Mardi 12h30 : projection du moyen métrage « Histoire d’enfance », regard critique sur l’institution scolaire.

Mardi après midi :

Vers 14h30, discussion sur le Sécuritaire, c’est quoi ce truc ? pourquoi on en parlerait pas ?

Vers 17h30, projection du film « Zéro de conduite » de Jean Vigo (1933).

Mercredi 7 mars

Mercredi matin : vers 10h - débat sur l’Université, et si on pensait ce lieu plutôt que de le subir, changeons la fac ! en écho à ce qui se passe à Rennes et Lyon

Mercredi 12h30 : projection des « Lascars du LEP électronique », témoignage de lycéens sur leur vécu du mouvement contre la loi Devaquet en 1986, et leur rapport aux étudiants dans ce cadre.

Mercredi après midi :

Vers 14h30, débat sur la Prison

Vers 17h30, projection de « L’expérience » d’Oliver Hirschbiegel (2001).

Jeudi 8 mars

Jeudi matin : vers 10h - débat sur l’histoire des relevés d’identité, papiers, recensement, fichage, anthropométrie, jusqu’à la biométrie…

Jeudi 12h30 : projection du « temps des biomaîtres » de Laurent Guyot (2006).

Jeudi après midi :

vers 14h30, débat sur la loi relative à la prévention de la délinquance.

Vendredi 9 mars

Vendredi matin : vers 10h - débat sur le rôle de l’urbanisme dans les politiques sécuritaires

Vendredi 12h30 : projection de « Sans casque ni bouclier », témoignage d’un ex-flic.

Vendredi après midi : vers 14h30 - débat sur les métiers de la sécurité : le grand boom

Et les perspectives concrètes de luttes et d’auto-organisation ? parlons-en !

A suivre …

A la fac de Nanterre Paris X, gare RER-SNCF Nanterre-Université, principalement aux bâtiments C-D-E

mars 4, 2007

KIDDAM/ Delepenisons le 19/03/2007

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 9:11

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Ce projet démarré en 2005 voit enfin le jour avec son album engagé (avec la participation de K-Fear [La Brigade], Zoxea [Sages Poètes de la Rue], Kiddam, Fredy-K [ATK], Koma [Scred Connexion], Jaeyez, Futur Proche, Nokti [Case Nègre], Coup?K [Kalash], Sëar Lui-Même, Dad, Shun Lee, Skalpel [La K-Bine], Tchad Unpoe, Ryze, Madah, Aladji, Yiminel, Tomp, AJT, Béru & Ibrahim…) et son reportage auquel ont participé le MRAP, GISTI, MIB, SRA, SCALP, SOS Racisme, Ras l’Front, A Toutes Les Victimes, 1000 de Cachan, Yves Peirat, Pierre Tévanian, Indigènes de la République, Racailles de France, Ligue des Droits de l’Homme, Droit Au Logement, La Rumeur, Bams, Matt Moerdock, Kiddam, Fight, Skalpel, Futur Proche, Fredy-K, Zoxea, Koma, ainsi qu’un micro-trottoir populaire…

Un disque et un DVD sans langue de bois, au témoignage neutre, qui reflette la percée des idées d’extrême-droite dans le paysage politique français.

Un témoignage apparemment gênant puisqu’ aucun distributeur de disques n’a eu le courage de placer ce projet chez les disquaires de l’hexagone !

On peut donc se poser la question sur ce qui peut engendrer cette forme de censure. Est-ce :
- les images du défilé du Front National vu de l’intérieur ?
- la critique de la lutte anti-raciste parfois démagogique et trop plate ?
- l’entretien avec le principal organisateur des attentats sur les locaux du Front National à Marseille ?
- le témoignage des habitants d’Orange, ville aux mains d’une mairie d’extrême droite ?
- les exemples de lois et comportements racistes de notre République ?
- l’analyse de l’après-Révoltes de Novembre 2005 et l’absence de mesures sociales ?
- les images interdites en télévision du dernier jour de l’expulsion du gymnase de Cachan ?

Face à cette situation, “Délepenisons… Témoignage d’une escalade” est disponible en prévente dès maintenant en Vente par Correspondance sur www.delepenisons.com au prix de 15 euros par Chèque ou Carte Bancaire Sécurisé.

Découvrez également sur www.delepenisons.com nos dates de concerts et de projections/débats, le blog de l’actu, nos vidéos et nos Tshirts militants.

Les soldats de l’IRA

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 9:04

Docummentaire à voir IRA

Bien, mais le journaliste semble être plutôt pro-britannique…

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