RAP CONSCIENT

juillet 19, 2007

Nathalie Ménigon en semi-liberté le 2 août

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 4:48

Aujourd’hui, 19 juillet, la chambre d’application des peines de la cour
d’appel
de Paris a décidé que Nathalie Ménigon, militante d’Action Directe,
pouvait
bénéficier d’un aménagement de peine. Elle devrait quitter le centre de
détention de Bapaume le 2 août.

La cour a donc enfin accordé une semi-liberté à Nathalie, plus de deux
ans après
la fin de sa peine de sûreté. Nulle faiblesse ou complai-sance dans
cette
décision pourtant, puisque cet aménagement de peine, « ouvrant sur une
possibilité de libération conditionnelle », est accordé à des
conditions très
restrictives pour Nathalie :

- Elle sera en fait transférée dans une prison proche de son lieu de
travail et, du lundi au vendredi, elle devra réintégrer chaque soir sa cellule,
l’horaire de retour étant à respecter impérativement, sinon elle sera considérée
comme évadée. Le week-end devra être passé en détention, sauf en cas de
permission de sortie accordée au coup par coup.

- Elle devra respecter une interdiction absolue de toute expression
publique (orale, presse, livre…), une condition qui supprime donc les
possibilités de s’exprimer dont elle pouvait encore paradoxalement user jusqu’à
maintenant, notamment en soutien à ses camarades empri-sonnés.

Le Collectif « Ne laissons pas faire ! » prend acte avec satisfaction
de la décision rendue aujourd’hui. Il tient à rappeler que les mili-tants
d’Action directe ont mené leur combat ensemble, qu’ils ont été condamné ensemble
et qu’ils ont tous subi, durant des années, les mêmes conditions
d’incarcération
particulièrement dures. Ils ont résisté collectivement pendant plus de
vingt ans à l’anéantissement et au chantage au reniement. La justice n’a
d’ailleurs jamais voulu dissocier leurs cas, et ils ont été condamnés
collectivement. La libération conditionnelle devra donc être appliquée également à chacun
d’entre eux, la prochaine échéance étant la mi-septembre pour Jean-Marc
Rouillan.

Le Collectif « Ne laissons pas faire ! »
Le 19 juillet 2007

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20 ans de trop, 20 ans BASTA!

juillet 13, 2007

BRUNO BAUDRILLART : SALUT AU MILITANT DECEDE

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 11:34

Le Collectif “Ne Laissons pas Faire !” tient à faire part de son
émotion à l’annonce du décès de Bruno Baudrillart.

Membre du groupe éditorial du journal « L’Internationale » il subit la
répression comme tant d’autres dans les années 80 pour son engagement
politique. La revue, jamais interdite, est un lieu de débats et un
outil précieux pour les militants de l’époque. Ce qui dérange la section
antiterroriste de la Brigade criminelle. Bruno est interpellé avec
d’autres participants à « l’Internationale » en décembre 1984 et reste
emprisonné jusqu’en juillet 1988, date du procès en appel, qui annule
la condamnation prononcée en février de la même année.

Installé au Pays basque, Bruno est resté un militant actif et il a
toujours soutenu la lutte pour la libération des militants d’Action directe. Il
a été en contact avec Joëlle Aubron lors de sa sortie et ils avaient un
projet de livre en commun. Après la mort de notre camarade, Bruno, présent
à l’hommage au Mur des fédérés, avait à coeur de terminer l’ouvrage ;
en mémoire de Joëlle et pour que l’histoire d’Action directe, de
l’Internationale et des militants révolutionnaires de l’époque soient
transmises aux jeunes générations. Il avait aussi le rêve de faire renaître le
journal l’Internationale sous une nouvelle forme.

Le collectif Nlpf rend hommage à Bruno et à ce qu’il représente pour
nous tous. Nous avons une pensée toute particulière, en ce jour de
tristesse, pour sa famille, ses proches et tous les camarades qui l’ont côtoyé
ainsi que pour les camarades d’Action directe toujours emprisonnés et pour
lesquels Bruno continuait de se battre.

Nous terminerons par une citation de Bertolt Brecht que Bruno aimait
bien :
« Nos défaites d’aujourd’hui ne prouvent rien, si ce n’est que nous
sommes trop peu dans la lutte contre l’infamie, et de ceux qui nous regardent
en spectateurs, nous attendons qu’au moins, ils aient honte ».

Le Collectif “Ne Laissons Pas Faire !”
11.07.07

N’oubliez pas George!!!

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:31

A l’occasion de la rencontre inter libanaise au château de la Celle
Saint-Cloud les 14, 15 et 16 juillet 2007, nous demandons aux forces
politiques libanaises présentes d’exiger auprès du gouvernement
français la libération de Georges Ibrahim Abdallah, personnalité emblématique de
la lutte antisioniste.

Georges Ibrahim Abdallah, combattant révolutionnaire arabe, emprisonné
en France depuis 1984 en tant que membre des Fractions Armées
Révolutionnaires Libanaises (FARL), est libérable depuis 1999. Plus de
23 ans d’enfermement et plus de 8 ans qu’il aurait pu, qu’il aurait dû
sortir.

Pourtant toutes ses demandes de libération conditionnelle sont rejetées
systématiquement par l’Etat français.

La décision de sa libération est en enjeu politique.

L’Etat français qui ne renonce pas à ses ingérences dans la politique
intérieure de l’Etat libanais, craint que la libération de Georges
Abdallah nuise à ses intérêts. Et il l’écrit !

Le gouvernement français, par la voix de la DST, reconnait
explicitement que Georges Ibrahim Abdallah est « une personnalité emblématique de la
lutte antisioniste » et que « sa libération constituerait sans nul
doute, au Liban, un évènement. Il sera probablement fêté comme un héros à son
retour dans son pays, mais aussi par différentes mouvances engagées
dans une lutte révolutionnaire ».

Cette même voix ajoute « Compte-tenu de l’implication de la France au
Liban, de son soutien au gouvernement libanais et surtout de la
présence militaire française dans le cadre de la FINUL renforcée, on ne peut
exclure que Georges Ibrahim Abdallah use de son influence sur des
mouvements extrémistes pour agir contre les intérêts français. »

Pour cela, l’Etat français refuse de libérer Georges Abdallah. Georges
Ibrahim Abdallah a combattu les armes à la main l’invasion de son pays.
C’est un combattant reconnu et respecté au Liban. Son engagement sans
faille contre le sionisme et pour la Palestine, et sa fidélité aux
idéaux communistes contrarient les visées de l’impérialisme français au Liban.
Alors ce n’est pas usurper les mots que de dire qu’Abdallah est un
otage de la France, un otage depuis plus de 23 ans !

Il y a un an exactement l’armée sioniste attaquait le peuple libanais,
un peuple qui a combattu courageusement et victorieusement les agresseurs
sionistes, un peuple qui a su libérer son pays alors que les
impérialistes ne voulaient pas de cette victoire. En respect à la résistance
libanaise, comment imaginer que les forces politiques libanaises présentes à la
Celle Saint Cloud ne demandent pas au préalable à toute discussion, la
libération d’un de leur combattant emprisonné sur le sol français,
Georges Ibrahim Abdallah ?

Aujourd’hui certains s’indignent des quelques mois de détention
effectuées par deux militaires israéliens faits prisonniers au Liban. Mais ils ne
disent rien sur les 23 ans de détention de Georges Ibrahim Abdallah. Le
racisme anti-arabe et l’islamophobie ambiante en France ne sont pas
étrangers à cette situation.

La prochaine demande de libération conditionnelle pour Georges Ibrahim
Abdallah sera examinée le 4 septembre 2007. Si la réponse devait être
négative, la réunion inter libanaise de juillet 2007 à la Celle
Saint-Cloud aura été un échec !

La victoire ou la victoire ! Ensemble nous vaincrons !

Libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah

Paris, le 13 juillet 2007
Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah

Blog: http://liberonsgeorges.over-blog.com Contact:
liberonsgeorges@no-log.org

juillet 8, 2007

ESKICIT-Immortel (l’album bientôt disponible)

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 12:22

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juillet 7, 2007

Soutien suite a l’appel du ministere public

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 11:02

La nouvelle violence psychologique faite à Nathalie Ménigon est inacceptable et vient s’ajouter à la violence physique de 20 années de détention, de mois entiers d’isolement et de brimades.

La peine de mort est abolie en France depuis 1981, mais le refus de libération conditionnelle apres 20 ans n’est il pas une maniere d’infliger une mort lente en détention ? Il est incompréhensible que le gouvernement s’acharne ainsi sur des prisonniers, allant au dela des jugements prononcés.

Le maintien en détention de Nathalie Ménigon et de ses camarades est un choix inhumain. En tant que tel, il ne peut plus être supporté.

Nous demandons à ce qu’ils soient libérés et qu’ils puissent enfin bénéficier des soins dont dépendent leurs vies.

juillet 1, 2007

Les mauvais arguments de l’État contre la semi-liberté de Nathalie Ménigon

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 9:41

- Décision le 19 juillet.

La demande de libération conditionnelle déposée par Nathalie Ménigon était examinée hier, 28 juin, par la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Paris.

Nathalie Ménigon, militante d’Action Directe, est dans sa 21e année de détention. Elle a accompli sa peine de sûreté depuis plus de deux ans. Le 10 mai dernier, la cour spéciale présidée par le juge d’application des peines ayant compétence pour les dossiers dits “terroristes” (une juridiction d’exception, de nouveau) avait décidé que Nathalie Ménigon pouvait bénéficier d’un aménagement de peine, première étape vers sa libération. Elle devait quitter le centre de détention de Bapaume le 22 mai. Moins d’une heure après, le Parquet représentant l’État faisait appel de cette décision. Et Nathalie est restée emprisonnée à Bapaume.

Le 10 mai dernier, donc, le dossier de « réinsertion » de Nathalie était jugé si solide qu’aucun argument convaincant n’avait pu lui être opposé. La cour spéciale avait logiquement jugé que toutes les conditions étaient dès lors réunies pour une semi-liberté. Nulle faiblesse ou complaisance dans cette décision pourtant, puisque cet aménagement de peine, « ouvrant sur une possibilité de libération conditionnelle un an plus tard », était accordé à des conditions très restrictives pour Nathalie :

- Elle devait être en fait transférée à la prison la plus proche de son lieu de travail et, du lundi au vendredi, elle devait réintégrer chaque soir sa cellule, l’horaire de retour étant à respecter impérativement, sinon elle serait considérée comme évadée. Le week-end devait être passé en détention, sauf en cas de permission de sortie accordée au coup par coup.

- Elle devait respecter une interdiction absolue de toute expression publique (orale, presse, livre…), une condition qui supprimait ainsi les possibilités de s’exprimer dont elle pouvait encore paradoxalement user jusqu’à maintenant, notamment en soutien à ses camarades emprisonnés.

Au cours de l’audience en appel qui s’est déroulée hier à huis clos, le parquet général a requis l’infirmation de la décision rendue en première instance, révélant ainsi l’acharnement de l’État dans ce dossier reconnu officieusement comme « politiquement sensible », alors que jamais le statut de prisonniers politiques n’a été reconnu aux militant-e-s d’Action Directe.

Le procureur a réutilisé un vieil argument, spécieux et déjà usé, concernant le handicap physique dont souffre Nathalie, après les accidents- vasculaires-cérébraux dont elle a été victime, handicap qui rendrait douteuse sa « capacité à travailler ». Rappelons que ces arguties ont déjà été balayées par Nathalie - ce qui avait été entériné par les juges -, qui a démontré que son travail sera adapté à ce handicap. Pour notre part, nous pensons que ce travail en plein air lui permettra certainement d’améliorer un état de santé que l’absence de soins adaptés en prison avait contribué à dégrader.

Remarquons enfin le cynisme d’une justice qui ose prétendre qu’être handicapé est un motif pour rester enfermé et l’ironie de ce souci pour l’état de santé de Nathalie, alors que ses demandes de suspension de peine pour raison médicale avaient toutes été rejetées !

Mais le plus scandaleux dans cette audience d’appel est que le parquet général : - battu sur ses précédents arguments - invente de nouveaux arguments qui sont autant de nouvelles conditions annihilant tout projet de « réinsertion » de Nathalie.

Le procureur s’est tout d’abord appuyé sur une des parties civiles, qui ne s’était pas opposée jusqu’à présent à la libération de Nathalie, la famille Besse, mais qui pour la première fois était représentée (avait-elle été convoquée dans ce but ?).

La résidence d’un membre de la famille à Toulouse rendrait insupportable la présence de Nathalie dans la région ! Cette opposition est-elle crédible quand on sait que Nathalie serait enfermée en prison chaque nuit et le week-end et qu’elle travaillerait à plus de 50 km de la ville ?

Une autre trouvaille invraisemblable du parquet est que Nathalie serait employée par des « néo-ruraux gauchistes ». La vérité est que Nathalie sera accueillie par des ami-e-s fidèles, parmi celles et ceux qui la connaissent depuis si longtemps, qui l’ont soutenue durant ces longues années de détention : qui a-t-il d’anormal à cela ? À notre connaissance, aucun néo-patron néolibéral du Medef ne s’est présenté pour lui proposer un emploi qui la préserverait de ce pernicieux milieu néo-rural néo-gauchiste !

Jean-Marc comparaîtra en septembre pour sa demande de libération conditionnelle. Lui n’est pas handicapé, et ne compte pas s’installer chez des néo-ruraux. Qu’est-ce que l’État va bien pouvoir trouver à lui reprocher pour rejeter sa demande ? Enfin le dernier argument, bien bas et qui semble directement sorti d’un rapport d’une police politique du pouvoir, met en avant que « les soutiens utilisent des arguments politiques » ! Nous contestons vigoureusement qu’on reproche à Nathalie l’activité et l’expression de ses comités de soutien.

Quand bien même ceux-ci agiraient de manière condamnable par l’État, serait-ce une raison légitime pour faire retomber cette condamnation sur Nathalie elle-même ?

Nathalie Ménigon est une militante politique révolutionnaire qui - avec ses camarades - a résisté durant ces longues années d’emprisonnement, marquées par l’isolement et des conditions très dures de détention. En dépit du chantage au reniement, Nathalie n’a jamais accepté de trahir son engagement. C’est ainsi qu’elle a pu préserver son identité de militante. Ce fait étant aujourd’hui largement admis, l’État tente une nouvelle manœuvre indirecte, en attaquant ses soutiens.

S’agirait-il d’une tentative de les museler ou de leur dicter les arguments qu’ils sont en droit d’employer ? En ce qui nous concerne, nous posons très sérieusement la question : à quel moment sommes-nous sortis de notre rôle en exigeant l’amélioration des conditions de détention des militant-e-s d’Action Directe, en exigeant leur libération ? En novembre 2006, lorsque deux membres d’un des comités de soutien furent reçus par le directeur de la prison de Bapaume assisté par deux de ses collaborateurs pour demander l’amélioration des conditions de détention de Nathalie, ces responsables ne firent aucune remarque négative concernant l’action des comités de soutien.

C’est avec conviction, détermination et esprit de responsabilité que nous avons mené et que nous continuons à mener ce combat, et c’est ainsi que le considèrent les 6500 personnes - de tous les milieux et de toutes les appartenances – qui ont signé la dernière pétition présentée (mais non acceptée) au ministère de la justice le 29 mars dernier. Nous dénoncerons haut et fort toute tentative de criminalisation de la solidarité, toute tentative d’instrumentaliser cette criminalisation contre les prisonniers politiques eux-mêmes.

La chambre d’application des peines de la cour d’appel de Paris rendra sa décision le 19 juillet. Encore 20 jours de prison supplémentaires pour Nathalie Ménigon, qui s’ajoutent à la longue peine déjà accomplie. Les portes vont-elles s’entrouvrir pour elle ou le fatras d’arguties servi hier par le parquet général conduira-t-il la cour à annuler la décision favorable rendue en première instance ?

Pour Nathalie, pour Georges, pour Jean-Marc, pour Régis, et en souvenir de Joëlle, nous ne lâcherons pas !

Le Collectif « Ne laissons pas faire ! »

Le Comité « Libérez-les ! »

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