RAP CONSCIENT

décembre 31, 2007

DANS LES CENTRES DE RETENTIONS, LA RÉVOLTE A COMMENCÉ

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 12:22

Le 15 décembre une révolte a commencé au centre de rétention du Mesnil-Amelot : cahiers de doléances, revendications écrites sur les vêtements, refus d’entrer dans les chambres, grève de la faim… Elle s’est étendue au centre de rétention de Vincennes où de nombreux sans-papiers ont rejoint la grève de la faim et refusé de rentrer dans leurs chambres. La répression n’a pas tardé. 150 CRS sont entrés dans le centre de rétention pour les réprimer. On compte trois blessés parmi les grévistes. La police a refusé d’appeler le Samu. Certaines personnes ont été isolés. Mais les grévistes ont exprimé leur détermination à ne pas céder.

En cette fin d’année, les préfets ont reçu le message d’accélérer les rafles pour atteindre le chiffre de 25000 expulsions fixé par le ministère de Hortefeux. Le harcèlement quotidien des sans-papiers s’est encore accentué. Les arrestations ont lieu partout : lors de démarches administratives, dans les préfectures, les commissariats, devant des consulats, les écoles, au travail, dans la rue, le métro, aux domiciles…

À Rennes, à Bordeaux, à Paris et un peu partout en France et en Europe, ces derniers mois ont vu de fortes mobilisations contre les centres de rétention. Donnons de l’ampleur à ce mouvement. Soutenons la révolte des sans papiers. Agissons maintenant pour la fermeture de tous les centres de rétentions.

LA RÉVOLTE A COMMENCÉ…

Premiers signataires : 9ème Collectif des Sans-Papiers, Sierra Maestra,

PIZKO MC “prend le comme un signe” (le clip)

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 11:37

Pizko Mc - prend le comme un signe
envoyé par Charbel-ka

décembre 29, 2007

Bientôt disponible : LES VOIX SANS ISSUE(tape)

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 12:12

voix-sans-issues.jpg

Bientôt disponible: SOULEVEMENT (compilation)

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 12:11

sticker-soulevement.jpg

décembre 25, 2007

Compilation contre le fichage ADN

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 2:25

Compilation d’information et de soutien contre le fichage ADN :

- Livret A5 de 36 pages : couverture cartonnée et agraphée, c’est pas du fait à l’arrache n’importe comment, c’est pas la Pléiade non plus.
Sommaire résumé (et vice-versa) : comment le fichier des empreintes génétiques s’étend + le fichage pendant la garde à vue + les risques du refus + et en prison ? + propagande pro-adn + pourquoi nous sommes contre + petit guide juridique + textes des groupes.

- CD 12 titres (pressé, sérigraphié pas du CD-R) avec des groupes d’obédiences majoritairement “popopopop” ou “aaaaaaaaargh” : Subterfuge, Fatal Nunchaku, Mary Read, Rage Mécanique, Explicite, Scarb, Skalpel, Abhora, La Secte sans Nom, Fuck da Tourist, L’oiseau mort et Mc Jack Lang.

Sont vendus à prix libre et tout l’argent va au collectif de soutien aux personnes condamnées pour refus de prélèvement ADN.

http://fuckdatourist.free.fr/Distro.html

décembre 23, 2007

Torture démocratique

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 4:23

Voici quelques extraits du témoignage de Gorka Lupiañez, arrêté par la Guardia Civil le 6 décembre 2007 et maintenu au secret jusqu’au 14:

Pendant le trajet vers Madrid, ils me donnaient des coups sans arrêt et me mettaient le sac sur la tête; quand nous sommes arrivés à Madrid, ils m’ont dit qu’on était à la Direction Générale ou quelque chose comme ça. Aussitôt que nous sommes entrés, ils m’ont fait me déshabiller entièrement et m’ont masqué les yeux (…).

Après un jour et demi, ils m’avaient déjà obligé à faire des milliers de flexions pendant qu’ils me donnaient des coups sur la tête, sur le dessus et sur les côtés, avec quelque chose qui ressemblait à un annuaire téléphonique ou quelque chose comme du caoutchouc.

Quand ils me donnaient des coups avec cette sorte d’annuaire, je voyais des lumières. Ils me mettaient un sac sur la tête et y faisait entrer de la fumée de tabac. Ensuite ils le fermaient, jusqu’à l’asphyxie (…).

Je crois qu’un jour et demi était passé depuis l’arrestation quand ils ont commencé à me faire la baignoire, en plus de tout le reste. Ils m’ont attaché à une sorte de matelas en caoutchouc et me mettaient la tête dans de l’eau glacée. Après ils ont commencé à faire ce qu’ils appelaient aguapark. Ils m’allongeaient sur un matelas, me tenaient les jambes, les bras et la tête, et me jetaient l’eau d’un seau dans la bouche et le nez.

Quand je n’en pouvais plus, j’avais besoin de respirer. À ce moment ils me jetaient tout le contenu d’un récipient d’eau au visage et j’étouffais. À ce moment et alors que je me trouvais dans cette situation, j’ai du griffer quelqu’un en essayant de bouger. À partir de ce moment, ils m’ont maintenu les chevilles attachées avec du scotch, et m’ont attaché aussi les poignets après y avoir mis des sortes de protection.

J’étais nu, et ils m’obligeaient à écarter les bras. Ils me jetaient de plein récipients d’eau glacée. Je tremblais, ils disaient que j’étais l’ange nerveux. Alors que nous en étions à deux jours et demi et qu’ils me faisaient l’aguapark et l’ange nerveux, ils m’ont mis à quatre pattes sur le sol et ont essayé de me rentrer un bâton dans l’anus.

Comme ils n’y arrivaient pas, ils m’ont allongé sur le ventre et ils m’ont rentré le bâton dans l’anus. À un moment ils m’ont attaché à un matelas, ils m’ont attaché un câble au gros orteil et un autre avec du scotch à la main droite. J’entendais le bruit de décharges électriques mais je ne sentais rien. Je voyais le médecin du tribunal tous les jours, mais quand il m’interrogeait sur le traitement et sur mon état, je ne lui racontais rien. J’avais peur de ce qui pouvait arriver (…). Le jour de l’arrestation, ils m’ont mis le sac sur la tête plus de cinquante fois. Ils m’ont fait faire plus de 10.000 flexions. La baignoire, ils me l’ont fait deux fois. Le seau d’eau souvent. Le simulacre d’électrode deux fois.

Les coups sans arrêt (…) J’ai fait trois dépositions devant la Guardia Civil. Ils les avaient déjà préparées. Ils m’ont dit que c’était pour qu’il n’y ait pas de problème. Si j’oubliais quelque chose de ce qu’ils avaient préparé, l’agent instructeur me le rappelait. Et c’est comme ça que toutes les dépositions ont été faites. Si j’oubliais quelque chose de ce qu’ils avaient préparé, ils me le rappelaient. Ils m’ont dit que j’aurai un avocat, mais je n’osais pas regarder. Je ne sais pas s’il y avait un avocat pendant ces dépositions. Je crois que j’ai fait ces dépositions le samedi, le dimanche et le lundi (…).

Quand j’ai fini la troisième déposition, ils m’ont ramené au cachot et ils m’ont dit qu’ils allaient me laisser tranquille. Moins d’un quart d’heure plus tard, ils m’ont emmené dans une autre pièce où se trouvait quelqu’un qui n’avait pas participé aux autres interrogatoires. Je m’en suis aperçu à cause de sa voix. Il m’a dit qu’il avait une fonction. Que sa fonction était de me faire sortir ce que je n’avais pas encore dit jusque là. Il a commencé à me frapper au visage, des deux côtés, ce qui me provoquait des blessures à l’intérieur de la bouche. Il m’a attaché le pénis et les testicules avec une corde et il a commencé à tirer. Il tirait aussi avec la main. À ce moment j’ai commencé à saigner sur le pénis. Je l’ai dit au médecin du tribunal, il en a pris note.”

libérez-les!!!

Sauvons Marina Petrella !

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 4:18

Marina Petrella, du fond de sa prison de Fresnes, et Hamed son
compagnon ont entrepris pendant 15 jours une grève de la faim. Par ce geste, ils
ont lancé un cri adressé aux autorités françaises contre l’injustice
qui leur est faite par la brutale remise en cause de l’asile dont Marina a
bénéficié pendant 15 ans en France. Ce cri n’a pas été entendu par la
Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Versailles qui, le 14
décembre dernier, a pris la décision de valider cette extradition.
Un pourvoi en cassation a été introduit.

Nous approchons donc du moment de la décision politique qui devra
intervenir au terme de cette incroyable procédure qui s’est ouverte par
hasard, un jour d’août 2007, treize ans après la demande italienne… !
En effet, l’avis des juges – quand il valide une procédure d’extradition -
n’est pas contraignant et il appartiendra aux autorités politiques
françaises de décider au final du destin de Marina Petrella.
En signant un éventuel décret, les représentants de la France
décideraient d’une extradition relative à des faits remontant à plus de 25 ans et
condamneraient Marina à finir ses jours dans les geôles italiennes, en
exécution d’une sentence émanant d’une justice dévoyée par les lois
d’urgence de l’époque, et par conséquent rendue en violation de toutes
les règles du procès équitable.

De surcroît, cette extradition constituerait une violation des
engagements de la France et un déni du droit d’asile. En effet, peu après son
investiture, François Mitterrand avait accordé à quelques centaines
d’Italiens - en pleine connaissance des faits reprochés – un asile en
France. Un asile « à l’abri de toute sanction par voie d’extradition »
pour autant qu’ils renoncent définitivement à toute forme de violence.
Ce qu’ils ont fait.

La parole donnée par la France a été respectée jusqu’en 2002 par tous
les gouvernements, de gauche comme de droite, qui se sont succédé dans
notre pays. Elle fut concrétisée par la régularisation administrative de tous
les réfugiés italiens et la délivrance de cartes de séjour en bonne et
due forme, rendant de ce fait possible la reconstruction de leur vie dans
notre pays. Ainsi, Marina, arrivée en France en 1993 avec sa fille
aînée alors tout enfant, a donné naissance à une seconde fille aujourd’hui
âgée de 10 ans et s’est investie depuis 15 ans dans son métier d’assistante
sociale.

Par solidarité avec Marina et Hamed et aussi pour les convaincre de
cesser leur grève de la faim, les collectifs de solidarité avec Marina
Petrella ont décidé d’un jeûne par roulement (une journée ou une demi-journée).
Cette initiative a débuté le jeudi 20 décembre 2007 et se poursuivra
pendant les Fêtes dans les locaux de la FASTI, 58 rue des Amandiers
75020 Paris (métro Père-Lachaise).
Ce jeûne tournant permettra de témoigner de notre détermination à
empêcher la trahison de ses engagements par l’Etat français et à voir maintenir
Marina Petrella sur le sol français, après 15 ans d’asile et sans
qu’aucun fait nouveau ne vienne justifier un tel reniement.

Venez nous rejoindre nombreux pour vous informer, signer la pétition,
participer au jeûne, discuter ensemble, nous organiser collectivement !

Les Collectifs de solidarité avec Marina Petrella

Contacts : marinapetrella2007@yahoo.fr ; www.paroledonnee.info

décembre 20, 2007

LE GUANTANAMO ESPAGNOL

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 11:11

Independentzia eta Sozialismorantz
EUSKAL HERRIA PAS À PAS
ASKAPENA Information Nº200

L’État espagnol suit au pied de la lettre la doctrine ultra réactionnaire de la sécurité globale. L’Espagne a fait une lecture rigoureuse de la lutte contre le terrorisme utilisée comme arme de combat. C’est Aznar, le précurseur en la matière: suspicion généralisée, arrestations préventives, illégalisations massives, privation de droits fondamentaux, justice politisée… L’Espagne a changé de gouvernement mais pas de politique. Zapatero assure en effet la continuité de cette politique antiterroriste déraisonnable : tout est bon (sauf le respect des droits fondamentaux) contre la dissidence basque.

Depuis le 30 novembre, 46 personnes, militantes de la gauche basque, qui avaient été jugées au préalable sans aucune garantie, sont maintenant incarcérées avant même la publication de la sentence. Voici les méthodes employées par une justice punitive qui, avant le procès, avait décidé de châtier les inculpés par tous les moyens.

De quoi sont-ils accusés ?
Dans le bulletin précédent (nº 199), nous faisions référence au sous-dossier de l’affaire 18/98 concernant la liberté de la presse. Ainsi, le fait d’avoir mis sur pied un organe de presse public (le quotidien Egin) vendu dans tous les kiosques et points de ventes habituels comme n’importe quel autre journal entraîne, pour ses promoteurs, une peine de prison ferme allant de 14 à 19 ans.

Cultiver les relations internationalistes figure également au catalogue des activités délictueuses. L’Association Européenne Xaki s’est ainsi consacré à transmettre à d’autres peuples la réalité de l’Euskal Herria, à exprimer la solidarité basque à l’endroit d’autres processus, à recevoir et à canaliser la solidarité internationale envers la cause basque. Au nombre de ses objectifs : promouvoir les relations entre les communautés basques hors de l’Euskal Herria, contrer l’intoxication existante par rapport au peuple basque hors de ses frontières, diffuser le caractère historique et politique du conflit basque, faire parvenir au reste du monde le pari de la gauche basque pour trouver une solution politique et démocratique. La sentence prévoit des condamnations d’entre 7 et 11 ans de prison ferme pour avoir exercé ces activités.

De même, travailler en faveur de la construction nationale pour que le peuple basque retrouve son identité est considéré comme un délit lourdement puni. Consacrer la plus grande partie de sa vie à la promotion de la langue basque, l’euskara, mener un travail dans le domaine économique et social pour combattre la précarité, promouvoir la culture comme élément favorisant la récupération de notre identité… tout cela est devenu délictueux. Et ceux qui se sont fourvoyés, accomplissant ce travail au sein de l’association Ekin, sont condamnés à des peines allant de 7 à 13 ans de prison.

De lourdes peines à la clé également pour qui s’est consacré à la dynamisation du mouvement populaire par le biais de la Fondation Joxemi Zumalabe. L’origine de la fondation mérite une explication. Un économiste, ayant reçu un gros héritage, a pensé qu’il se devait de consacrer ces fonds à la dynamisation du riche tissu associatif populaire d’Euskal Herria. Citons-le : « Je veux rendre ce monde que je critique un peu moins injuste ». La fondation créée grâce à ces fonds avait les objectifs suivants :formation et assistance technique auprès des mouvements sociaux, encouragement au débat, connaissance mutuelle entre les différents organismes constituant le mouvement populaire basque, rédaction d’un guide de ces mouvements, mise à disposition de moyens techniques et humains auprès de tous ces acteurs sociaux et populaires. Des peines de prison ferme allant de 7 à 10 ans sont prononcées contre les coupables d’avoir mené de telles activités.

Comment le procès s’est-il déroulé ?
Nous citons ici certaines des appréciations faites par les observateurs internationaux ayant assisté à des séances du procès.
Le tribunal est un tribunal spécial qui suspend des droits sur mandat constitutionnel et agit sur impulsion politique.
• L’action de ce tribunal a été entachée de nombreuses irrégularités : dissimulation de faits à la défense, négligences dans la production des preuves présentées comme écrasantes, confusion dans les imputations à caractère économique (« après avoir entendu le tribunal, il était impossible de savoir si les inculpés finançaient l’ETA ou l’inverse »)…
• Selon les observateurs, madame le juge, présidente du tribunal, a fait preuve d’un comportement autoritaire, interrompant des inculpés qui exposaient les raisons pour lesquelles ils refusaient de déclarer, évitant que les inculpés ne contextualisent les raisons de leurs activités en cours de jugement, ignorant et méprisant une jurisprudence de rang supérieur qu’elle était obligée à respecter (« Ce que décide la Cour Européenne de Strasbourg m’est égal.”).
• Les experts font part de leur perplexité en voyant que le tribunal acceptait les preuves produites par des «experts indépendants», qui n’étaient autres que les policiers ayant participé à l’enquête, eux-mêmes.
• Ils se sont déclarés horrifiés par l’attitude nonchalante du tribunal lorsque l’un des accusés s’est levé et a réclamé le droit à poser des questions à l’un des experts, qu’il venait de reconnaître comme étant le commandant ayant participé aux séances de torture auxquelles il avait été lui-même soumis lors de sa garde à vue.
L’un des observateurs, l’avocat allemand Martin Poel a assisté à plusieurs séances du procès. En quittant la salle d’audience, il a résumé ses impressions en une phrase lapidaire : « Nous avions vu des procès sans preuves, mais c’est le premier procès sans délit qu’il nous soit donné de voir ».

La réponse à la barbarie
Des personnes de tous âges et de toutes conditions ont été incarcérées dans l’attente que la sentence leur soit communiquée. Les peines prononcées (filtrées à la presse) dépassent celles requises par le Parquet. Pour beaucoup d’entre eux, on peut parler de prison à perpétuité s’agissant de condamnations à 12, 14 ou 19 années de prison qui frappent des personnes âgées de 65, 68 voire 72 ans.

Les institutions basques n’ont pas été à la hauteur de l’affront. Comme à chaque fois que les droits de la gauche sont bafoués, ils se sont limités à des condamnations verbales de principe. Les partis basques réformistes se sont limités au même type de réaction. Et nous pouvons y ajouter le syndicat nationaliste ELA, ayant refusé de participer à l’arrêt de travail d’une heure, prévu le 13 décembre, à l’appel des personnes inculpées. D’autres syndicats par contre se sont joints au mouvement. La gauche basque est, une nouvelle fois, la force qui répond à l’État, en évidente minorité, mais dans l’honnêteté et la cohérence qui la caractérise.
Euskal Herria, 11 décembre 2007
www.askapena.org
info@askapena.org

décembre 18, 2007

LA K-BINE news…

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 1:37

5 nouveaux sons en écoute sur www.myspace.com/skalpeleltupa

1) SKALEPL feat GUEZ et E.ONE (eskicit) “légitime défense”
prod / pizko mc

2) SKALPEL feat PIZKO MC “société de conso”
prod / pizko mc

3)SKALPEL feat ESKICIT “on va le faire”
prod / saïkness

4) SKALPEL feat NES POUNTA “connexion”
prod / pizko mc

5) SKALPEL “point de vue 2007″
prod / pizko mc

FREESTYLE vidéo de LA K-BINE à matter sur www.bboykonsian.com

décembre 14, 2007

Marina petrella

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 3:30

Ce vendredi 14 décembre la Chambre de l’instruction de la Cour d’Appel
de Versailles a rendu son avis sur l’extradition de Marina Petrella. Comme
l’on pouvait s’attendre, vu la teneur des débats de cette phase de la
procédure, la « justice » veut bien Marina enfermée à vie dans une
geôle italienne. Suivra maintenant le pourvoi en Cassation laquelle, ne
statuant que sur la forme, laisse elle aussi peut d’espoirs de salut. Car c’est
bien ça la « justice » : une froide machine, voire machinerie, dont la
réussite se mesure en simples termes répressifs. Une machine ou
l’erreur judiciaire finit par coïncider avec l’acquittement du malheureux
capturé dans ses rouages. En fait, et la procédure qui vient de se clore avec
la décision d’extrader Marina en est une énième démonstration, ses
dispositifs ne sont fait que pour sanctionner, punir, enfermer, dans le
refus préalable de toute approche humain, de toute contextualisation de
l’affaire avec le vécu de la personne jugée…
Entre-temps, Marina continue sa grève de la faim, ne cesse de lancer
son cris de révolte contre l’injustifiable pourtant justifié par ce
simulacre de « justice ». Que pourtant nous n’acceptons point, car il y a encore
beaucoup d’énergies pour contrecarrer le déni immoral et hypocrite d’un
asile octroyé et garanti pendant un quart de siècle.
Le premier rendez-vous c’est un conférence de presse, pour une mise à
jour de la situation et une discussion sur les initiatives à mettre en
œuvre,prévue pour lundi 17 décembre prochain, à 11 heures, dans les locaux de
la CIMADE, 64 rue Clisson, 75013 Paris. Outre la présence des avocats de
Marina, est prévue la participation de personnalités, d’élus, de
membres
d’associations solidaires avec Marina et bien décidés à en empêcher la
remise à des autorités italiennes qui ne prônent que la vengeance et la
peine infinies.
Sûrs de l’importance de ce rendez-vous, nous vous invitons à participer
nombreux, en particulier pour amener vos impressions sur ce qui s’est
passé jusqu’à là, et pour exposer vos idées quant aux initiatives à
prendre prochainement.

Parôledonnée

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