RAP CONSCIENT

janvier 29, 2008

Marche de solidarité avec les sans papiers le 2 février

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:20

Rafles : la chasse aux sans-papiers bat son plein dans nos quartiers. Tous les jours des contrôles d’identité au faciès illégaux. Des contrôles dans les restaurants, cafés, épiceries pour traquer les sans-papiers. Des rafles dans les quartiers Stalingrad-Flandres, Belleville, devant les écoles où les gens font la preuve de leur intégration.
Les centres de rétention : de véritables prisons. Les sans-papiers arrêtés sont placés dans des centres de rétention surpeuplés avec miradors, barbelés, fouilles, contrôles et vexations. Des nourrissons et des enfants peuvent y être enfermés durant des semaines.

Une politique du chiffre qui broie. En 2007, la France a expulsé 24 000 sans-papiers… À quel prix ? Des familles arrêtées au petit matin à leur domicile… Des enfants nés en France et fréquentant l’école du quartier ou du village envoyés dans un pays qui n’est pas le leur… Des familles broyées dont un des parents se retrouve expédié à l’autre bout du monde sans avoir revu les siens… Personne n’a oublié Chulan, Chinoise sans-papiers, qui s’est défenestrée par peur d’un contrôle et en est morte le 21 septembre dernier.

Des lois qui fabriquent des sans-papiers. Le gouvernement Sarkozy ne s’attaque pas à la misère et l’oppression de centaines de millions de personnes dans le monde. Il préfère pourchasser les 400 000 sans-papiers sur notre sol via des lois qui empêchent leur régularisation, leur intégration et leur droit à une vie familiale digne. Cette politique entretient la clandestinité et son cortège de passeurs mafieux, d’hôteliers et employeurs sans scrupules.

Ne laissons pas faire ! Nous sommes de plus en plus nombreux à dire non. Quand une directrice d’école et des parents d’élèves s’opposent pacifiquement à l’arrestation d’un sans-papiers devant leur école, ils ont raison ! Quand les habitants d’un quartier se mobilisent pour obtenir la libération d’un sans-papiers, ils ont raison ! Nos enfants et les enfants des sans-papiers jouent et étudient ensemble : comment expliquer à nos enfants la violence faite à leurs copains ?

Faisons respecter l’État de droit ! Les rafles au faciès ne sont pas légales. Les étrangers en situation irrégulière ont des droits, notamment à une vie privée et familiale, garantie par la Convention européenne des Droits de l’homme ! L’administration refuse de reconnaître l’ancienneté de la présence de sans-papiers. Elle complique chaque année les démarches à accomplir pour être en règle. Elle n’applique pas ses propres circulaires (circulaire Sarkozy du 13 juin 2006).

Tous ensemble pour la régularisation ! Le gouvernement tente de réprimer tout sentiment de fraternité en pénalisant le « délit de solidarité ». L’opposition est un droit, parfois un devoir ! Pour nous qui vivons dans les quartiers populaires, immigrés et sans-papiers ne constituent pas une menace pour la « cohésion nationale ». Alexis, 3 ans, Rania, 8 ans, Aïcha, 12 ans, Keila, 17 ans, et leurs parents, sans-papiers, ne sont pas dangereux, ils sont en danger ! La diversité n’est pas la misère du monde mais sa richesse !

Marche contre les rafles et les expulsions, pour la régularisation, le 2 février.

Départ de chaque arrondissement et convergence place Stalingrad à 16 h 00

Départs à 13h30 de :

Mairie du 3° - Marie du 10° - Mairie du 11° - Place Clichy - Mairie du 18° - Place des Fêtes - Mairie du 20°

tract a télécharger sur

http://www.educationsansfrontieres.org/IMG/fckeditor/UserFiles/Manif%202-2-08%20tract%20def.pdf

Chili : Libération des prisonniers politiques Mapuche

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:41

mercredi 23 janvier 2008, par le secrétariat international de la cnt

Depuis la fin de la dictature dirigée par le Général Pinochet, la situation des peuples autochtones au Chili n’a pas changé. Malgré l’élection d’une présidente sous étiquette socialiste, malgré la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones, les militants mapuche qui luttent pour se voir reconnaître leur droit à leurs territoires, sont poursuivis et jugés en vertu de lois anti-terroristes datant de l’époque de la dictature, et subissent une persécution militaire d’un autre âge.

Dans ce contexte et pour ces raisons, depuis plus de 100 jours, Patricia Troncoso Robles, prisonnière politique mapuche, poursuit la plus longue grève de la faim du Chili. Elle est au seuil de la mort. Quatre autres codétenus politiques mapuche l’ont accompagnée pendant plus de deux mois dans cette grève et deux autres l’ont rejointe solidairement.

Au prix de sa vie, elle revendique, avec les autres prisonniers, la libération immédiate de tous les prisonniers politiques mapuche, la démilitarisation du territoire mapuche, la fin de la répression des communautés en conflit et le respect de leurs droits territoriaux, revendications auxquelles notre Collectif adhère pleinement.

Dans ce contexte très répressif et injuste, l’Etat chilien continue l’occupation militaire des territoires mapuche et multiplie dans les communautés de brutales perquisitions accompagnées d’humiliations racistes.

Jeudi 3 janvier, Matias Catrileo, jeune étudiant mapuche âgé de 22 ans, a été tué d’une balle dans le dos par la police militaire, lors d’un acte de récupération de terres. Nous demandons la mise en place immédiate d’une commission composée de membres de la société civile, pour enquêter sur sa mort, de même que nous demandons que son meurtrier soit jugé par un tribunal civil et non par un tribunal militaire.

Pour mémoire, le 7 novembre 2002, un jeune mapuche de 17 ans, Alex Lemun, a été atteint mortellement par le tir d’un officier de police, lors d’une occupation de terres. Son meurtrier a été acquitté par un tribunal militaire et est monté en grade peu après. Dans la nuit du 21 août 2006, José Domingo Collihuin Catril, âgé de 71 ans, a été tué dans sa propre communauté pendant une perquisition policière. L’enquête est toujours en instruction.

Nous demandons la suppression de la loi antiterroriste promulguée pendant la dictature et appliquée, ces vingt dernières années, exclusivement aux luttes sociales et territoriales.

Nous demandons à l’Etat chilien d’appliquer enfin la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes, adoptée le 13/09/2007 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, et de ratifier dans son intégralité la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail.

Collectif de Soutien au Peuple Mapuche : AlterKonexions, Association Apatapela (Marseille), Association Kakiñe, Association La Aldea, Association Pueblo, Association RELMU – Paris, Association Terre et Liberté pour Arauco, Collectif Caracol (Marseille), Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques - Nitassinan, Confédération Nationale du travail (CNT), Icra International, La Cucaracha Festival, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Réseau d’Information et de Soutien au Peuple Mapuche.

Lettre de plusieurs prisonnières de Fresnes, le 23 janvier 2008

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 11:46

Chers amis et camarades,

C’est un cri de colère, de douleur et d’alerte que nous vous transmettons suite au décès de « Lu » Semedo De Veiga, prisonnière, âgée de 28 ans,mère d’un enfant de 11 ans. La prison tue. Depuis le mois de novembre, Lu se plaîgnait de maux de tête, de nausées, de vertiges. Elle en faisait part au service médical en recevant comme seule réponse du… Doliprane. Lu n’était pas de caractère à « jouer la comédie », elle continuait à travailler tout en disant qu’elle se sentait de plus en plus malade et ça se voyait. Tout le monde le voyait, le personnel pénitentiaire, l’infirmière, les médecins.

Trois mois se sont écoulés jusqu’au 18 janvier. A 4 heures du matin son mal de tête devient insupportable, Lu n’est plus capable de bouger et répond à peine (l’après midi précédent, elle avait signalé à l’infirmière l’aggravation de son état et demandé d’être hospitalisée). A 4 heures dumatin, donc, sa co-détenue appelle la surveillante, laquelle décide, sans ouvrir la porte, que Lu pourra attendre jusqu’à l’ouverture des cellules du matin. Lu sera hospitalisée à 14 heures de l’après-midi après avoir subi un arrêt cardiaque et avoir été réanimée en prison. Nous avons appris son décès à l’hôpital le 22 janvier. Nous avons rendu hommage à Lu le soir même, à la manière des prisonnières, avec un « concert » de casseroles tapées sur les barreaux et les portes.

Dénoncer le refus de secours à une personne en danger est la moindre des choses. Ce n’est pas un accident. C’est une infraction pénale ! Mais encore, quand a-t-elle commencé cette infraction pénale qui s’appelle refus de secours, à 4 heures du matin ? ou alors, pendant les mois où Lu a été laissé en souffrance et son état de santé a été laissé se détériorer dans l’indifférence ? Il y en a beaucoup d’entre nous affectées par des problèmes de santé sérieux, qui sont traitées avec la même indifférence, négligence. Et la totalité des prisonnières quand elles s’adressent au service médical, sont exposées au traitement et réflexions méprisantes, et le secret médical n’est pas garanti.

Nos corps enfermés, nos vies son laissées au bon vouloir, à la «sensibilité » ou au contrarité du personnel pénitencier et médical, dont la déontologie est « cibler les détenues qui jouent la comédie » et sanctionner celles qui sont peu ou moins soumises. La mort n’est pas égale pour tous. Celle des détenus est du… laissé pour compte. Voilà la prise en considération de l’être humain à l’heure des programmes de «humanisation des prisons. » La réalité est que la prison réflète la société. Dans notre société qui se dit consensuelle, la prison offre au corps de quoi s’occuper : travail sur-exploité, ateliers divers,formations, activités à souhait. Tant mieux. Mais la prison, comme toute institution totale, produit plus de malaise que celui qui a entraîné les personnes à commettre les infraction.

Quels débouchés, alors ? La réinsertion, bien sûr : chacun son «réinséré » là d’où il vient ! Dans le rôle social qui lui est assigné ! Et encore plus méprisé et « habitué » à la méprise. Autrefois on disait « les prisons, base de luttes. » Cela n’est pas toujours possible dans l’histoire des sociétés. Ce n’est pas pour autant que nous arrêterons de dénoncer les pratiques de méprise de la dignité.

Nous demandons qu’une enquête soit ouverte sur la mort de « Lu » et sur le service médical de la Maison d’Arrêt des Femmes de Fresnes.
source :
http://infoblog.samizdat.net/lettre-de-plusieurs-prisonnieres-de-fresnes-le-23-janvier-2008(voir

aussi :

http://infoblog.samizdat.net/nous-sommes-bouleversees-angoissees-en-colere)

janvier 23, 2008

Action directe - Rassemblement à Ensisheim le 23 février

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 7:59

POUR LA LIBERATION DE TOUS LES MILITANTS D’ACTION DIRECTE
Rassemblement à Ensisheim le samedi 23 février 2008
Devant la prison où est enfermé Georges Cipriani

La demande de libération de Georges Cipriani sera examinée dans quelques mois.

Rassemblons-nous une fois de plus afin d’exiger la liberté pour Georges Cipriani et pour Régis Schleicher ; manifestons encore une fois notre soutien à Nathalie Ménigon et à Jean-Marc Rouillan jusqu’à leur libération complète. Exprimons aussi notre solidarité au militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah, emprisonné en France depuis 24 ans !

En 2008, ne lâchons pas. Restons mobilisés !

Rassemblement à Ensisheim le samedi 23 février à 15 heures.

De Strasbourg, Mulhouse, Lille, Bruxelles, Frankfort, Sarrebruck, Paris, et de partout, venons nombreuses et nombreux devant la maison centrale d’Ensisheim, 49, rue de la 1e Armée française, 68 190 Ensisheim.

L’établissement est situé entre Mulhouse (15 km) et Colmar (20 km). Autoroute A35 / E25, Sortie Ensisheim.

janvier 21, 2008

CONTRE LE SILENCE ET L’OUBLI, POUR LAMINE

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 11:34

Projection et discussion le vendredi 25 janvier 2008

“Banlieue” - Regarde à vue - 33 mn, 2006

“Qui est Lamine ?” - Collectif Faty Koumba - 8mn, octobre 2007

“Silence sur Lamine” - Sonia Cabrita, Comité de soutien à la famille Dieng - 10mn, janvier 2008

Lamine Dieng est mort à 25 ans dans un fourgon de police le 17 juin 2007 à 4h30 du matin, rue de la Bidassoa dans le XXe à Paris. Les policiers, appelés pour une dispute, étaient 8 pour menotter un homme allongé à terre et le porter dans le véhicule. 2 jours après, l’Inspection Générale des Services confirmait la version policière d’un arrêt cardiaque du à une overdose de cannabis et de cocaine.

La famille a porté plainte contre X, obtenant une contre-autopsie du corps fin juillet. Depuis un juge d’instruction a été nommé et une enquête est toujours en cours. Rencontrons-nous autour d’une projection suivie d’une discussion pour nous remémorer l’histoire de Lamine et penser les perspectives de lutte, en sachant que son cas n’est pas isolé.

Au silence et à l’oubli qui peuvent entourer les décès impliquant des policiers opposons une solidarité active, dans le quartier des Amandiers comme ailleurs. Pour que la vérité et la justice s’imposent, le combat est rude. Ne lâchons pas !

Rdv à 19h30 ce vendredi 25 janvier à la FASTI, 58 rue des Amandiers, Paris XXe Métro Ménilmontant ou Père-Lachaise (ligne 2)

Comité de soutien à la famille Dieng

janvier 18, 2008

Marche pour Abou Bakari Tandia

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:54

mort le 25 janvier 2005 des suites de sa garde à vue au commissariat de Courbevoie

Association Vérité et Justice pour Abou Bakari Tandia 92 Courbevoie

Abou Bakari Tandia, jeune malien heureux de vivre, travaillait en France depuis 13 ans et demandait sa régularisation. Il est décédé le 25 janvier 2005 des suites de sa garde à vue au commissariat de Courbevoie, après 6 semaines de coma. Les “zones d’ombre” du dossier rongent ses proches, qui ne peuvent faire leur deuil. Elles interpellent aussi les courbevoisiens et citoyens soucieux des Droits de l’Homme.

Que s’est-il passé au commissariat de Courbevoie pour que Abou Bakari Tandia tombe dans le coma irréversible le 5 décembre 2004 ?

Pourquoi les policiers affirment-ils qu’il s’est violemment jeté la tête contre le mur de sa cellule alors qu’aucune blessure crânienne ou faciale n’a été constatée ?

Pourquoi la caméra de video surveillance de la cellule de garde à vue était-elle hors service ce soir là et n’a rien filmé ?

Pourquoi les éléments clés du dossier médical sont-ils manquants et pourquoi les hôpitaux concernés ne retrouvent-ils pas les originaux ?

Que sont devenus les vêtements que portait Abou Bakari Tandia lors de son interpellation ?

Qu’est-ce qui a pu provoquer la mystérieuse plaie sur le thorax du jeune homme ?

Pour que l’instruction judiciaire en cours apporte un jour des réponses à ces questions ; Pour que de tels drames ne se reproduisent plus dans nos commissariats ; Pour que personne ne meure de n’avoir pu présenter des papiers en règle, en France, au XXIe siècle ; Rejoignez notre marche :

Vérité et Justice pour Abou Bakari Tandia

Samedi 26 janvier 2008 - RdV Place Charras BUS RATP 275 ou 278 arrêt PLACE CHARRAS

http://paris.indymedia.org/article_propose.php3?id_article=93567

à 3 mn de LA DEFENSE (RER A, Metro)

janvier 15, 2008

19 janvier : Journée européenne contre l’emprisonnement des étrangers sans-papiers

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:46

Le 19 janvier auront lieu dans plusieurs pays de l’Union européenne des manifestations de protestation contre l’emprisonnement dont sont victimes les sans papiers dans tous les pays européens. Les modalités d’incarcération sont différentes, la durée variable, jusqu’à atteindre une perpétuité théorique dans certains pays. Les modalités d’incarcération et les conditions de détention sont très variables ; la durée également qu’une nouvelle directive européenne prétend « limiter » à 18 mois en assortissant toute expulsion d’une interdiction du territoire européen de 5 ans. 18 mois de prison, 5 ans de bannissement, ce sont des peines énormes auxquelles, par exemple, aucun élu ou aucun homme d’affaire, aussi corrompu soit-il, n’a jamais été soumis.

Pourtant, au-delà de ces différences réelles entre les pays, la question de fond est dans le principe même de l’enfermement de femmes, d’hommes et d’enfants qui n’ont commis aucun crime, au prétexte qu’ils ne sont pas nés au bon endroit et qu’ils n’ont pas les bons papiers pour y vivre.

Le privilège de la naissance est officiellement aboli. Que la vie entière d’un individu dépende de sa naissance, noble ou roturier, semble inacceptable depuis la révolution française. Que le privilège de vivre dans un pays riche soit réservé à ceux qui y sont nés ou dont les parents ont les bons papiers semblera un jour tout aussi absurde que les privilèges de la noblesse de l’ancien régime.

Le 19 janvier, dans le maximum de pays européens, des citoyens européens, des habitants de l’Europe, se dresseront pour dire qu’ils ne veulent pas d’une Europe frileuse, xénophobe, arc-boutée sur ses privilèges et dont le symbole serait les prisons pour étrangers de plus en plus nombreuses, voire ces camps pour migrants, véritables zones de non droit que les gouvernements rêvent « d’externaliser » aux frontières de l’Europe.

Le RESF appelle toutes celles et tous ceux qui veulent une Europe ouverte et que l’emprisonnement des étrangers révolte à s’associer aux manifestations qui seront proposées par les collectifs de soutien aux sans papiers et de sans papiers qui se réuniront mardi 8 janvier.

Source : RESF (http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article10705)
Carte des mobilisations : http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article10705#A2

SOIREE DE SOLIDARITE

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:31

.DIMANCHE 20 JANVIER 2008 - 17 a 22h PRECISES

AVEC
LES INCULPE-ES DU D.A.L.A.S.
(Droit Au Logement Autogéré et Social)

Exposition sur le projet du D.A.L.A.S., infos et débat sur l’expulsion du 14/12/2007, tables de presse, musiques avec :

THE MIDNIGHT ROVERS
(rock’n’rolllllllll - Paris)
CARTOUCHE
(méli-mélodic punk - Paris banlieue/Angers cambrousse)
ZEPPO
(éco-anar-core - Suisse)

CENTRE INTERNATIONAL DE CULTURE POPULAIRE
21 TER RUE VOLTAIRE 75011 PARIS - M° : Nation

P.A.F. : 5$ - merci de laisser nos ami-es à 4 pattes à la maison et de transvaser le verre dans du plastoc…

COLLECTIF CONTRE CULTURE (CCC.SAMIZDAT.NET)

janvier 10, 2008

APPEL À RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AU PEUPLE MAPUCHE AU CHILI

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:49

Depuis 90 jours, Patricia Troncoso poursuit la plus longue grève de la faim du Chili dans la prison d’Angol. Elle est au seuil de la mort, face à l’indifférence du gouvernement de Mme Bachelet. Trois autres codétenus politiques mapuche l’ont accompagnée pendant plus de deux mois dans cette grève et deux autres l’ont rejoint solidairement.

Au prix de sa vie, elle revendique avec les autres prisonniers :

• La libération immédiate de tous les prisonniers politiques mapuche et la révision de leurs procès.
• La démilitarisation du territoire mapuche, la fin de la répression des communautés en conflit et le respect de leurs droits territoriaux.

Imperturbable, l’Etat chilien continue l’occupation militaire des territoires mapuche et multiplie, sans mandat, de violentes perquisitions accompagnées d’humiliations racistes, dans les communautés en conflit territorial.

Jeudi 3 janvier, à l’aube, lors d’une récupération pacifique de terres, Matias Catrileo Quezada, étudiant mapuche de 22 ans, a été abattu d’une balle dans le dos par la police militaire. Pour mémoire, le 7 novembre 2002, Alex Lemun, 17 ans, a été atteint mortellement par le tir d’un officier de police, lors d’une occupation de terres. Dans la nuit du 21 août 2006, José Domingo Collihuin Catril, âgé de 71 ans a été tué dans sa propre communauté pendant une perquisition policière. Ces crimes contre les Mapuche ne doivent pas rester impunis.

Nous demandons la mise en place immédiate d’une commission composée de membres de la société civile pour enquêter sur la mort de Matias Catrileo et sur les violences commises en territoire mapuche. Nous demandons instamment à l’Etat chilien que le meurtrier de Matias Catrileo soit jugé par un tribunal civil, et non militaire.

Nous demandons enfin que l’Etat chilien n’applique plus la loi anti-terroriste aux luttes sociales et territoriales, qu’il respecte la Déclaration des Droits des Peuples indigènes adoptée le 13 septembre 2007 par l’Assemblée Générale des Nations Unies et ratifie dans sa totalité la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail.

Nous appelons à un rassemblement de soutien à Patricia Troncoso
et au peuple mapuche
DIMANCHE 13 JANVIER 2008 à partir de 14H30
sur le Parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro

Collectif de soutien au peuple mapuche

Premiers signataires : AlterKonexions, association La Aldea, Association Pueblo, Association RELMU – Paris, Colectivo Viento Sur, Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques - Nitassinan, Comité de Solidarité aux Peuples du Chiapas en Lutte, Icra International, La Cucaracha Festival, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Réseau d’Information et de Soutien au Peuple Mapuche, Terre et Liberté pour Arauco, …

Paris, 9 janvier 2008

Contact : libertadarauco@gmail.com - Site d’information : http://mapuche.free.fr - http://www.mapuexpress.net

HOMMAGE - JUSTICE ET VERITE POUR REDA SEMOUDI

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 2:47

Mardi 8 janvier 2008, Reda Semoudi, habitant de Noisy-le-Sec, est décédé dans des conditions troubles impliquant des policiers, lors d’une perquisition à son domicile au quartier du Londeau
Arrêté la nuit du lundi 7 au mardi 8 janvier à Paris (18ème), en possession de subutex selon la version policière, il avait été placé en garde à vue.
Jusqu’à maintenant, la seule version qui a été rendue publique est celle de la Police.
Selon cette version, lors de la perquisition à son domicile, encadré par trois policiers, Reda, menotté dans le dos, aurait donné un « coup de tête » à l’un des trois policiers qui se trouvait dans l’appartement. Il aurait alors réussi à échapper à la vigilance des deux autres policiers, à partir dans une chambre située à proximité, et tout en étant toujours menotté aurait alors réussi à ouvrir une porte fenêtre difficile d’accès et d’ouverture, et se serait jeté du 9ème étage.
Comment croire cette version invraisemblable ?
Comment dans un petit appartement, un homme menotté dans le dos a-t-il pu échapper à la vigilance de trois policiers, fuir dans une chambre, et surtout ouvrir une fenêtre encombrée d’un sèche linge et d’un rideau, réussissant alors à enjamber le balcon et à se jeter dans le vide ?
Comment, alors qu’une enquête est à peine en cours, des conclusions (suicide) relatives aux circonstances de la mort de Reda Semoudi peuvent-elles déjà être annoncées et diffusées par voie de presse par la justice ?
Comment accepter que la police, la justice et des médias, salissent la mémoire de la victime en le présentant comme un « délinquant expulsable» ?
Nous n’acceptons pas ces versions que nous estimons mensongères !
Reda était père de famille, lui et sa femme attendaient un enfant, il était aimé par les siens, ses proches et ses voisins, il n’a jamais été condamné par la justice, et été connu comme une personne honorable et serviable.
Nous exigeons toute la vérité et la justice, et nous nous battons pour !
Nous appelons les gens du Londeau et d’ailleurs, à venir manifester et rendre un hommage à Réda, pour exiger que toute la lumière soit faite sur ce drame, qui survient après tant d’autres, dans un climat malsain de provocations et de violences policières qui ne peut plus durer !
Mobilisons nous pour la manifestation du SAMEDI 12 JANVIER 2008, à l’appel de sa famille, ses proches et du comité de soutien à Reda Semoudi
Départ de la manifestation à 14h au quartier du Londeau, à Noisy-le-Sec, sur le lieu du drame, bâtiment 8.
Contact : comitedesoutien.redasemoudi@gmail.com

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