LE 23 FEVRIER, A ENSISHEIM, POUR LA LIBERATION DES MILITANTS D’ACTION
DIRECTE
Georges Cipriani est né en 1950 dans une famille ouvrière. A la fin des
années 60, il travaille comme fraiseur dans un atelier de machines-outils de
Renault-Billancourt. Membre du comité de base de l’usine lors de
l’assassinat du militant de la GP, Pierre Overney, le 25 février 1972, il vit cette
période de mobilisation, de discussions, de grèves spontanées comme un
tournant.
Georges Cipriani passe les dix années suivantes en Allemagne, à
Francfort, où il participe aux dernières manifestations contre la guerre du Vietnam,
aux actions contre l’extension de l’aéroport et contre les néo-nazis.
Il lit les situationnistes, Sartre et Hegel, approfondit sa
connaissance de Marx et d’autres classiques, de la révolution russe et de la guerre civile
espagnole. Il observe la décomposition progressive de la nouvelle gauche qui
tombera dans l’ornière du parti des Verts.
Il retourne en France au début des années 80 et devient membre d’Action
Directe.Arrêté avec ses camarades Joëlle Aubron, Nathalie Ménigon et Jean-Marc
Rouillan en 1987, Georges Cipriani a été condamné avec eux à perpétuité pour des
actions armées revendiquées par leur organisation. Incarcéré aujourd’hui depuis
21 ans,
il a terminé en février 2005 la peine de sûreté de 18 ans assortie à sa
condamnation. Il est donc libérable depuis trois ans.
Georges Cipriani a résisté aux années de prison dans des conditions
particulièrement dures et c’est en toute conscience, sans reniement et
solidairement avec ses camarades qu’il est resté fidèle à son
engagement politique. Soumis à des traitements forcés en 1993 après une terrible
grève de la faim, interdit de communication, hospitalisé en 2002 pour des
troubles causés par des années d’isolement carcéral, il s’est depuis lors
totalement rétabli.
En juillet 2005, une première demande de libération conditionnelle lui
a été refusée, comme elle l’avait été à ses camarades. Depuis, l’année
dernière,
Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan ont obtenu un aménagement de
peine, sous la forme d’un régime de semi-liberté, exceptionnellement contraignant
mais qui devrait déboucher au bout d’un an sur leur libération conditionnelle.
La nouvelle procédure initiée par Georges Cipriani en janvier devrait
donc logiquement dans quelques mois lui permettre de gagner ce statut
semi-libre que ses camarades ont déjà arraché à la justice. Il aura alors 58 ans et
son dossier répond à toutes les exigences d’une telle décision.
Plus que jamais, il nous faut donc maintenir la pression : la
mobilisation de chacun doit se poursuivre afin d’exiger la liberté pour Georges
Cipriani et aussi pour Régis Schleicher ; pour exprimer encore une fois notre
soutien à Nathalie Ménigon et à Jean-Marc Rouillan jusqu’à leur libération complète.
Samedi 23 février, RASSEMBLEMENT INTERNATIONAL devant la maison
centrale d’Ensisheim (49 rue de la 1re Armée, Ensisheim, Haut-Rhin) où est
emprisonné Georges Cipriani.
Ensisheim se situe entre Mulhouse (15 km) et Colmar (20 km), Autoroute
A35 /E25, Sortie Ensisheim.
Pour connaître les rendez-vous des départs collectifs, adressez-vous au
site:militant de votre région. Pour la région parisienne : rendez-vous
samedi 23 février, place d’Italie, devant le McDonald, pour un départ à 8h
précises. Pour l’organisation du co-voiturage, si vous n’êtes pas motorisé ou si vous
pouvez proposer des places dans votre véhicule, contactez-nous.
Collectif “Ne laissons pas faire !”
nlpf@samizdat.net – http://nlpf.samizdat.net
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