RAP CONSCIENT

février 19, 2008

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:38

LE 23 FEVRIER, A ENSISHEIM, POUR LA LIBERATION DES MILITANTS D’ACTION
DIRECTE

Georges Cipriani est né en 1950 dans une famille ouvrière. A la fin des
années 60, il travaille comme fraiseur dans un atelier de machines-outils de
Renault-Billancourt. Membre du comité de base de l’usine lors de
l’assassinat du militant de la GP, Pierre Overney, le 25 février 1972, il vit cette
période de mobilisation, de discussions, de grèves spontanées comme un
tournant.

Georges Cipriani passe les dix années suivantes en Allemagne, à
Francfort, où il participe aux dernières manifestations contre la guerre du Vietnam,
aux actions contre l’extension de l’aéroport et contre les néo-nazis.

Il lit les situationnistes, Sartre et Hegel, approfondit sa
connaissance de Marx et d’autres classiques, de la révolution russe et de la guerre civile
espagnole. Il observe la décomposition progressive de la nouvelle gauche qui
tombera dans l’ornière du parti des Verts.

Il retourne en France au début des années 80 et devient membre d’Action
Directe.Arrêté avec ses camarades Joëlle Aubron, Nathalie Ménigon et Jean-Marc
Rouillan en 1987, Georges Cipriani a été condamné avec eux à perpétuité pour des
actions armées revendiquées par leur organisation. Incarcéré aujourd’hui depuis
21 ans,
il a terminé en février 2005 la peine de sûreté de 18 ans assortie à sa
condamnation. Il est donc libérable depuis trois ans.

Georges Cipriani a résisté aux années de prison dans des conditions
particulièrement dures et c’est en toute conscience, sans reniement et
solidairement avec ses camarades qu’il est resté fidèle à son
engagement politique. Soumis à des traitements forcés en 1993 après une terrible
grève de la faim, interdit de communication, hospitalisé en 2002 pour des
troubles causés par des années d’isolement carcéral, il s’est depuis lors
totalement rétabli.

En juillet 2005, une première demande de libération conditionnelle lui
a été refusée, comme elle l’avait été à ses camarades. Depuis, l’année
dernière,
Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan ont obtenu un aménagement de
peine, sous la forme d’un régime de semi-liberté, exceptionnellement contraignant
mais qui devrait déboucher au bout d’un an sur leur libération conditionnelle.

La nouvelle procédure initiée par Georges Cipriani en janvier devrait
donc logiquement dans quelques mois lui permettre de gagner ce statut
semi-libre que ses camarades ont déjà arraché à la justice. Il aura alors 58 ans et
son dossier répond à toutes les exigences d’une telle décision.

Plus que jamais, il nous faut donc maintenir la pression : la
mobilisation de chacun doit se poursuivre afin d’exiger la liberté pour Georges
Cipriani et aussi pour Régis Schleicher ; pour exprimer encore une fois notre
soutien à Nathalie Ménigon et à Jean-Marc Rouillan jusqu’à leur libération complète.

Samedi 23 février, RASSEMBLEMENT INTERNATIONAL devant la maison
centrale d’Ensisheim (49 rue de la 1re Armée, Ensisheim, Haut-Rhin) où est
emprisonné Georges Cipriani.

Ensisheim se situe entre Mulhouse (15 km) et Colmar (20 km), Autoroute
A35 /E25, Sortie Ensisheim.

Pour connaître les rendez-vous des départs collectifs, adressez-vous au
site:militant de votre région. Pour la région parisienne : rendez-vous
samedi 23 février, place d’Italie, devant le McDonald, pour un départ à 8h
précises. Pour l’organisation du co-voiturage, si vous n’êtes pas motorisé ou si vous
pouvez proposer des places dans votre véhicule, contactez-nous.

Collectif “Ne laissons pas faire !”
nlpf@samizdat.net – http://nlpf.samizdat.net

——————
Abonnez-vous à la newsletter Nlpf! :
http://listes.samizdat.net/sympa/subrequest/nlpf-infos

Pour être tenu au courant des initiatives :
http://nlpf.samizdat.net
http://www.action-directe.net

février 18, 2008

Soirée de solidarité le 23 février

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:06

EUSKAL HERRIA
Soirée:
“Démocratie pour le Pays Basque - Non à la répression !”

SAMEDI 23 FEVRIER 2008, de 17h à 22h.
au C.I.C.P. 21ter rue Voltaire 75011 Paris

À 18 HEURES
PROJECTION DU FILM D’ANNE GALZAIN “JO TA KE” + SOIRÉE DÉBAT

La réalité du Pays Basque - Plus de 700 prisonniers politiques -
Pratique systématique de la torture - Illégalisations de partis
politiques - Fermeture des moyens de communication, radios, quotidiens, revues,etc. - Emprisonnement de députés indépendantistes…

Soirée organisé par le Comité de solidarité avec le peuple basque de Paris avec la participation de familles de prisonniers politiques, torturés, ex-prisonniers, responsables politiques, tables d’information d’autres luttes, librairie, restauration sur place de produits du pays…

Comité de solidarité avec le peuple basque
21ter, rue Voltaire, 75011
Paris - http://cspb.unblog.fr/

——————————————————
CICP
Centre international de culture populaire
21ter rue Voltaire - 75011 Paris
tel: +33 (0)1 43 72 15 73 - fax: +33 (0)1 43 72 15 77
Email: info@cicp21ter.org
www.cicp21ter.org

CSPB
Comité de Solidarité avec le Peuple Basque
21 ter, rue Voltaire
75011 Paris
http://cspb.unblog.fr/

février 12, 2008

En faveur des droits démocratiques qui nous correspondent comme peuple:

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 9:35

Après que le Gouvernement espagnol n’ait pas voulu approfondir dans les contenus politiques du conflit, lors du processus de dialogue et de négociation et qu’il ait par conséquent rompu celui-ci, L’état espagnol a opté à nouveau pour la stratégie répressive, une stratégie stérile et antidémocratique dont le Pays Basque et surtout le Mouvement de Gauche Indépendantiste Basque soufre depuis la fin du processus.

En juin 2007 Arnaldo Otegi, porte parole national et membre de la Commission de Négociation lors du processus, fut incarcéré, ensuite l’incarcération de la direction de Batasuna, des condamnations lors de la sentence du Procès 18/98 de plus de 500 ans, tortures sauvage dans les commissariats et cette même semaine l’incarcération de Patxi Urrutia et Pernando Barrena. Finalement l’interdiction de deux partis: EHAK et ANV.

L’État espagnol est conscient que la Gauche Indépendantiste basque sort renforcée politiquement du processus, car son engagement pour la solution démocratique a été total. Cependant l’état espagnol voyait dans le processus un simple moyen de pacification sans contenu politique et la voie pour recadrer la gauche Indépendantiste Basque dans le cadre institutionnel actuel , cadre imposé par l’Espagne et qui ne donne aucune possibilité démocratique d’accéder à un nouveau scénario démocratique qui permette la réalisation par des voies démocratiques de tout les projets politiques, l’indépendantiste inclus.

Face à l’engagement montré par la Gauche Indépendantiste Basque en faveur du changement réel qui rende ses droits au peuple Basque de manière démocratique, l’État répond par des razzias contre la dignité du peuple, contre ceux qui ne se mettent pas à genou, contre ceux qui défendent que le conflit politique a une solution politique et démocratique, c’est à dire la reconnaissance du droit des basques a décider de leur avenir.

La Gauche Indépendantiste basque est la seule a avoir fait une proposition de solution politique et démocratique concrète, acceptable par tous et qui répond aux racines du conflit, les dépasse et apporte la paix. Son engagement en ce sens a été total, et notre main reste tendue. Mais si en face il n’y a qu’une volonté de nous faire reculer de nos positions de défense de nos droits, l’état espagnol nous aura en face.

Pour celà , nous nous dirigeons à la communauté internationale, aux organisations politiques, aux hommes et femmes dignes afin qu’ils montrent leur opposition à ces mesures répressives. Il est temps de se mobiliser et de faire face à cette barbarie.

Veuillez montrer votre solidarité en diffusant l’information et en recueillant des témoignages et en les envoyant à info@basqueleft.org

Merci et à bientôt.

Euskal Herria
8 février 2008

février 10, 2008

Sabotons la machine à expulser

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 9:26

SABOTONS LA MACHINE À EXPULSER

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février 9, 2008

Solidarité!!!

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 6:08

Solidarité avec les syndicats autonomes algériens pour les droits sociaux et les libertés syndicales en Algérie

L’Intersyndicale Autonome de la Fonction Publique algérienne (CLA, CNAPEST, SATEF, SNAPAP,SNTE, SNPEPM, CECA, coordination des sections CNES) a décidé l’organisation de grèves nationales du 10 au 12 février prochain, avec un rassemblement à Alger le 12 février.

L’intersyndicale dénonce la dégradation des conditions de vie de l’ensemble de la population algérienne (salaires dérisoires, prix des denrées de première nécessité ainsi que des logements en inflation constante) alors que les caisses du pouvoir n’ont jamais été aussi pleines (l’Algérie n’a plus de dette extérieure et dispose d’une réserve déposée dans les banques étrangères de 180 milliards de dollars).

De plus, les syndicats autonomes et leurs militants subissent toujours une répression sous toutes les formes possibles, le pouvoir multiplie les tentatives de corruption de leurs membres et crée des syndicats « clones » afin de les discréditer dans l’opinion.

Pour répondre à l’appel à la solidarité internationale lancé par l’intersyndicale autonome de la fonction publique algérienne, nous participerons à des initiatives en France le mardi 12 février.

A Paris, nous nous rassemblerons devant le consulat d’Algérie à 18 heures (48 rue Bouret – 75019 Paris – métro Jaurès ou Colonel Fabien)

Par ces initiatives, nous voulons apporter notre soutien à ces revendications légitimes de libertés syndicales et de droit à fonder des syndicats indépendants, nous voulons exprimer notre solidarité avec les syndicats autonomes et leurs militants-es et militants, et donner de la visibilité en France à ces luttes qui sont trop souvent occultées.

Nous demanderons qu’une délégation soir reçue par le Consul général afin de lui exprimer notre solidarité avec ces mobilisations sociales et notre exigence d’une véritable liberté syndicale en Algérie comme le demande l’ensemble des syndicats autonomes qui ont engagé des luttes importantes dans toute l’Algérie ces dernières années.

Avec le soutien de :
FSU, CNT, Union syndicale Solidaires, LDH, FTCR, CEDETIM, ATMF, PLURI-ELLES Algérie, IPAM.

février 8, 2008

COMMUNIQUE REACTION PLAN BANLIEUE :

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:32

SARKO-SHOW POUR NOS BANLIEUES !

Le Président de la République s’apprête à confirmer le lancement d’un énième « plan banlieue » qui va encore reconduire la glandouille des pouvoirs publics face à la dégradation des conditions de vie de ses habitant-e-s.
Concentré sur l’emploi, l’éducation et le désenclavement urbain, il a juste été prévu de lui donner un nouveau label « Espoir banlieue » et un crédit d’1 milliard d’euros sans qu’on ait tiré les conséquences des échecs passés.
De qui se moque-t-on ? Alors que 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux ont été accordés aux plus riches, pour qui, les excuses sociologiques ne manquent pas quand il s’agit de réduire l’engagement social et économique de l’Etat en faveur des plus précarisé-e-s?

La politique de la ville est avant tout une agence de publicité dont la fonction est de nous vendre de « l’espoir », et surtout elle ne répond pas aux problèmes politiques, sociaux, économiques et culturels de nos villes.
Face au chômage et à la discrimination à l’embauche, on remet en route les emplois aidés. Devant la crise du logement, on supprime des logements sans concertation ni garantie de relogement….
Que l’état commence par balayer devant sa fonction publique avant de donner des leçons de civisme à des habitant-e-s englués dans le marasme social.

Le ministère de la ville s’occupe d’organiser des colloques avec des associations triées sur le volet pour enterrer aussitôt ceux qu’on somme de participer, pour exemple la pseudo-concertation lors de la présentation du fameux plan banlieue à Vaulx-en-Velin.
Si le ministère de la ville ne sert à rien, il faut le désintégrer ! Et rien ne sert de parader devant les caméras alors que les institutions produisent du racisme et de la discrimination à la pelle. Que Mmes Boutin et Amara et leur équipe soient sympas ou même convaincues qu’il est urgent d’agir ne change rien à l’affaire. Leur fonction est avant tout de traduire en « langage banlieue » qu’il vaut mieux collaborer ou se taire.

Pour notre part, on ne joue pas et on dénie le droit à la classe politique et médiatique de fixer qui est dans le jeu et qui ne l’est pas.
C’est pourquoi nous avons choisi d’organiser une action et une conférence de presse afin de dénoncer tout ce bluff qui n’a rien à envier au « jeu du torero », actions auxquelles nous vous convions !

Départ de l’action le 8 février 2008 à 13 h au Ministère de la Crise du Logement ! (rue de la Banque, 75001 Paris)
A l’initiative de : AC Le Feu- Le MIB- Coordination Anti-Démolition- le DAL- Divercité (Lyon)- Justice pour le Petit Bard (Montpellier) -Motivé-e-s (Toulouse)– Aube (Vénissieux)– Droit de Cité (Sarcelle) – Association La Colombe (94)- Une Oasis dans le désert (Créteil) – En Force pour le Montois (Mantes-La-Jolie)- Quartiers dans le Monde (Orly)- Les enfants illégitimes (Saint Etienne) – Espoir Jeunesse Grigny– Collectif Lamine Dieng- Bouge qui Bouge (Dammarie les lys) – 83ème Avenue (Fresnes) – A.N.C (Fresnes) – Droit de Cité (Toulon) –La Chorba – Une Chorba pour tous- Devoirs de Mémoires- Forum Social des Quartiers Populaires (Collectif national) –Comité de vigilance « Solidarité kanaky »…….

Précisions autour d’une arrestation…

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:49

Le 19 janvier dernier, trois personnes sont arrêtées dans le Val-de-Marne en
possession d’un fumigène « fait maison », de quelques pétards et de clous tordus. Ces personnes étant fichées aux RG, s’ensuit une garde-à-vue de 48 heures, une perquisition qui ravage un appart, la prison pour deux des interpellés, une libération sous contrôle judiciaire pour le troisième en attente d’un procès. La section anti-terroriste s’est déplacée pour la perquisition mais ne se saisit pas de l’affaire qui reste du domaine correctionnel.

Une enquête est ouverte pour association de malfaiteurs, détention et transports d’engins incendiaires ou explosifs en vue de détruire des biens ou de commettre des atteintes aux personnes. Ce fichage et le fait qu’elles ont refusé en garde-à-vue de se soumettre à la « signalisation » (photos, empreintes, ADN) a entraîné ce montage judiciaire très décalé par rapport aux faits. Dans les jours qui ont suivi, les medias en ont encore rajouté coups de titres racoleurs comme dans Le Parisien du 22 janvier « Les anarchistes transportaient une bombe en kit » ou dans l’article du Monde du 2 février. La méfiance vis-à-vis de ce que l’on peut lire dans les medias bourgeois est une évidence depuis toujours, ça l’est encore plus quand les informations proviennent comme ici de fuites policières et relaient la version judiciaire à charge dans cette affaire. Gardons à l’esprit que les copains en taule ne peuvent pas s’exprimer, il est donc essentiel de revenir un peu sur les faits, en connaissance de cause.

Les personnes arrêtées ce jour-là se rendaient à la manifestation contre les centres de rétention qui avait lieu depuis Porte Dorée en direction du centre de rétention de Vincennes. Depuis un mois et demi maintenant, de nombreuses actions et mobilisations ont lieu contre ces centres de rétention, venant des retenus (refus du comptage, émeutes à l’intérieur, grèves de la faim, incendies) comme de l’extérieur (rassemblements, manifestations).

Ces rassemblements notamment à Vincennes ont été marqués à plusieurs reprises par l’utilisation de fumigènes, de feux d’artifices et autres pétards pour dérouter la police et signaler aux retenus qui luttent à l’intérieur l’existence de mobilisations à l’extérieur. Rappelons-nous entre autre du 31 décembre où peu après minuit, un feu d’artifice avec fusées, pétards et fumigènes eut lieu près du centre de Vincennes. Il y eut également une manifestation le 3 janvier, une le 5, puis le 19 et encore très récemment le 2 février. Certaines ont réuni plusieurs milliers de personnes et toutes ont donné lieu à l’utilisation de feux d’artifices, de fumigènes ou de pétards. Quant aux « clous tordus » cités par les journaux, ils nous rappellent plutôt des crève-pneus que l’on laisse sur la route pour crever les pneus, des voitures de police et des camions cellulaires de préférence. Ils ont aussi déjà été utilisés plusieurs fois, notamment lors du rassemblement du 31, et nous étions plusieurs à en avoir dans nos poches lors de la manif du 19.

Nous ne cherchons pas ici à adopter un discours de l’innocence, nous savons bien que ce que nous venons de décrire est délictuel, au même titre que n’importe quel rassemblement non-déclaré en préfecture ou que le fait de courir quand la police veut nous arrêter (rébellion). La lutte nous place presque immédiatement dans l’illégalisme. Nous voulons rappeler le contexte de mobilisation politique dans lequel ces arrestations ont eu lieu. Nous voulons aussi dénoncer le montage policier et judiciaire à charge, dénoncer le fait qu’un fumigène et des crève-pneus envoie directement en taule et fait presque basculer dans « l’anti-terrorisme », un concept qui s’applique à de plus en plus de situations.

Cette construction judiciaire a des objectifs évidents : isoler, diviser et faire taire. Isoler les gens arrêtés du reste du mouvement en les qualifiant de « junior terroriste » irresponsables et déconnectés du reste de la société et des mouvements de lutte et de révolte qui la traversent. Faire taire en inspirant la peur à ceux qui luttent. Faire taire un mouvement qui grossit et qui dérange politiquement en se battant pour la fermeture des centres de rétention. Faire taire tous ceux qui luttent contre l’enfermement et le traitement que l’Etat fait subir en France aux classes populaires et aux étrangers. Faire taire en montrant que participer à ces luttes peut envoyer directement à Fresnes ou à Villepinte. Les précédentes manifestations, notamment celle du 5 janvier, avaient déjà été tendues et ponctuées d’échauffourées, notamment lorsque des centaines de personnes ont investi le parking du centre de rétention de Vincennes pour se rapprocher des retenus et échanger avec eux des cris de « Liberté », il y avait d’ailleurs déjà eu des arrestations. Les arrestations du 19 janvier doivent donc être replacées dans le contexte de cette lutte contre les centre de rétention qui a rassemblé dernièrement des milliers de personnes.

La détention de fumigènes et de crève-pneus qui vaut à deux personnes d’être actuellement emprisonnées et leur utilisation sont des pratiques partagées qui font parti de ce mouvement. Il est primordial que tous les gens qui participent ou se sentent solidaires de cette lutte n’oublient pas les copains incarcérés et leur manifeste soutien et solidarité, notamment en relayant l’information, en diffusant ce texte, en en écrivant d’autres ou par d’autres moyens. Parce que nous mobiliser collectivement quand on nous attaque nous rend certainement plus fort que de se replier chacun dans son coin, ne laissons pas la répression s’abattre dans le silence et l’anonymat.

SOLIDARITE AVEC LES CAMARADES INCARCERES
FERMETURE DES PRISONS ET DES CENTRES DE RETENTION

SOLIDARITE AVEC LES CAMARADES INCARCERES
FERMETURE DES PRISONS ET DES CENTRES DE RETENTION

souce:
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=94855

février 6, 2008

Démocratie pour le Pays Basque

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:54

Démocratie pour le Pays Basque - Non à la répression

Au cours de l’année 2007, le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol a une nouveau fois mis en oeuvre la politique historique de l’Espagne consistant à nier le Pays basque en tant que nation et à refuser son droit à l’autodétermination. Le PSOE a réduit en cendre l’espoir du peuple basque de voir se terminer le conflit l’opposant aux États espagnol et français. Le PSOE, avec le soutien du Parti nationaliste basque (PNB), a claqué la porte de la salle de négociations en laissant la gauche indépendantiste seule.

Pendant les négociations, la plupart des organisations indépendantistes sont restées interdites et leur activité politique suspendue par les tribunaux; plusieurs journaux et stations de radio fermés; 40 militants indépendantistes ont dû se présenter devant le juge pour répondre de leur travail politique et social; une cinquantaine de meetings, de manifestations et de rassemblements ont été interdits; 25 manifestations ont été brutalement réprimées par la police; 200 militants ont été jugés pour des activités politiques et sociales antérieures au cessez-le-feu; plus de 700 contrôles ont été mis en place par la Garde Civile sur les routes; l’armée espagnole a réalisé des manœuvres militaires dans 30 villages du Sud du Pays basque (sous administration espagnole); la police a effectué des contrôles d’identité dans les villes et villages (plus de 500); des dizaines de personnes ont été condamnées à payer des amendes pour avoir demandé l’autorisation d’organiser des événements politiques. Le gouvernement espagnol a élevé la période de sûreté de 30 à 40 ans, pour les personnes condamnées pour terrorisme. Le prisonnier politique basque Iñaki de Juana Chaos a observé une grève de la faim de 100 jours en protestation contre sa condamnation à trois ans de prison supplémentaires, pour avoir écrit deux articles d’opinion. Trois militants indépendantistes arrêtés ont dénoncé avoir subi des tortures, les arrestations de militants de l’ETA n’ont pas cessé… Malgré cela, la gauche indépendantiste est restée à la table de négociation jusqu’à l’abandon du PSOE et du PNB.

Immédiatement après la fin du cessez-le-feu, le nombre de prisonniers politiques basques a augmenté de 120 personnes. Le collectif de prisonnier et prisonnières politiques basques s’élève actuellement à plus de 700 personnes, pour un pays d’à peine trois millions d’habitants. Les militants d’associations politiques, sociales et culturelles jugés dans le procès 18/98 ont été condamnés à des peines de prison très élevées, pour le seul fait de vouloir un Pays basque indépendant et socialiste (ils ont été accusés d’être membres de l’ETA, parce que l’ETA a également pour objectif de créer un Pays basque indépendant et socialiste). De nouveaux macro-procès sont en préparation : le premier, contre Udalbiltza, association des élu(e)s municipaux ; le procès contre Gestoras pro Amnistia (association d’aide aux prisonniers) devrait suivre ; enfin, celui contre les militants de Batasuna (la presque totalité du bureau politique de ce parti est sous les verrous). Le gouvernement espagnol prépare de nouvelles mesures d’interdiction d’activités de partis politiques de la gauche indépendantiste. La torture frappe sans pitié : des militants placés en garde à vue ont dû être hospitalisés souffrant de blessures graves, certains ont subi un viol anal.

Tout cela dessine clairement un panorama de chasse aux sorcières. L’État espagnol veut faire disparaître la gauche indépendantiste, son tissu social et son projet. Il cherche à nous anéantir.

Face à cela, la gauche indépendantiste maintient la même proposition, défendue pendant les négociations :
• Statut d’autonomie pour les quatre provinces basques sous administration espagnole, avec reconnaissance du droit à la décision du peuple basque, c’est-à-dire avec reconnaissance du droit à l’autodétermination.
• Statut d’autonomie pour les trois provinces sous administration française, avec un nouveau statut politique et administratif qui permette la défense et le développement de tous les projets politiques.

Le Pays basque traverse actuellement une période très dure. Mais, comme nos parents, nos grands-parents et nos ancêtres avant nous, comme le peuple travailleur basque, nous allons résister car nous devons cela à nos descendants. Nous sommes prêts à résister. Franco a voulu faire disparaître la dissidence basque, il est mort et le peuple basque continue à réclamer ses droits. Les gouvernements ultérieurs, de droite comme de gauche, ont voulu faire disparaître la dissidence basque, les gouvernements se succèdent, mais le peuple basque continue de réclamer ses droits, et poursuit sa lutte. Tous viennent butter sur la détermination du peuple basque dans sa lutte pour ses droits, et il en sera ainsi jusqu’à que les États espagnol et français reconnaissent les droits du peuple basque.

Nous lançons un appel à la solidarité internationale, nous vous demandons de dénoncer les atteintes aux droits politiques et sociaux du peuple basque. Nous lançons un appel à la mobilisation pour exiger que le peuple basque puisse construire démocratiquement une société souveraine, digne, solidaire et socialiste.

La solidarité est la tendresse des peuples.

Gora Euskal Herria askatuta !
Vive le Pays basque libre !

Askapena
Pays basque, janvier 2008

DIMANCHE 17 FEVRIER

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:35

DE 17 A 22H - P.A.F. 5 Zéros

SOIREE DE SOLIDARITE AVEC LE MOUVEMENT CONTRE LES CAMPS DE RETENTION
infos, débats a vec le 9eme collectif des sans-papiers, tables de presse et musiques avec:

TROTTEL
(stéréo dream experience - jazz/house/musique de l’est - Budapest Hongrie)

LES LOUISE MITCHELS
(rock’n'communards - Paris)

PLASTIC GUNS
(rock’n'roll - St Etienne)

CENTRE INTERNATIONAL DE CULTURE POPULAIRE
21 ter rue Voltaire, 75011 Paris - Métro: Nation
no dog, no master, pas d’verre, nobody dans la street, etc
CCC.SAMIZDAT.NET
_________________
COLLECTIF CONTRE CULTURE: PROJECTIONS-DEBATS-CONCERTS DE SOLIDARITE… CCC.SAMIZDAT.NET.

février 5, 2008

Justice et Vérité pour Reda Semmoudi - Rassemblement - Jeudi 7 à 14h

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:38

Pour que la vérité soit faite, rassemblement jeudi 7 février à 14H, devant le Tribunal de Bobigny. Mardi 8 janvier 2008,

Reda Semoudi, habitant de Noisy-le-Sec, est décédé lors d’une perquisition à son domicile au quartier du Londeau. La police livre une version invraisemblable. Suite à la manifestation du 12 janvier qui a rassemblé 300 personnes, un comité de soutien s’est mis en place. Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur ce drame, plein d’éléments troubles, et qui survient après tant d’autres dans un climat malsain vis à vis des étrangers sans papiers et alors que les violences policières se multiplient.

Pour que la vérité soit faite Rassemblement Jeudi 7 février à 14H, Tribunal de Bobigny

Mardi 8 janvier 2008, Reda Semoudi, habitant de Noisy-le-Sec, est décédé lors d’une perquisition à son domicile au quartier du Londeau.

Arrêté lundi 7 janvier à Paris (18ème), il avait été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants et plus précisément, semble-t-il, de subutex. Jusqu’à maintenant, la seule version qui a été rendue publique est celle de la Police.

Selon cette version, lors de la perquisition à son domicile, Reda, menotté dans le dos, aurait donné un “coup de tête” à l’un des trois policiers qui se trouvaient dans l’appartement. Il se serait alors précipité, non vers la première fenêtre venue, mais dans la chambre voisine, pour se jeter du 9ème étage, sans qu’aucun des trois policiers présents, chargés de le surveiller et de le protèger, n’ait pu l’en empêcher, toujours selon la police.

Comment croire à une telle version ?

Comment dans un petit appartement, un homme menotté dans le dos a-t-il pu échapper à la vigilance de trois policiers, fuir dans une chambre, ouvrir une fenêtre dont l’accès était encombré d’un sèche linge, passer sous un volet à demi fermé pour enjamber un balcon et se jeter dans le vide depuis le 9ème étage ? Comment des conclusions relatives aux circonstances de la mort de Reda Semoudi peuvent-elles déjà être annoncées et largement diffusées ? Comment accepter que la mémoire de la victime soit salie dans la presse qui le présente comme un traficant de drogue et un “délinquant expulsable” avant que la moindre enquête n’ait véritablement commencé ?

Reda était père de famille. Lui et sa femme attendaient un enfant. Il était “sans papiers” comme tant d’autres dans ce département. Il n’avait jamais été condamné et était au contraire connu et reconnu comme une personne calme et serviable. Suite à la manifestation du 12 janvier qui a rassemblé 300 personnes, un comité de soutien s’est mis en place. Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur ce drame, plein d’éléments troubles, et qui survient après tant d’autres dans un climat malsain vis à vis des étrangers sans papiers et alors que les violences policières se multiplient.

Un juge d’instruction doit être nommé au plus vite !

Pour que la vérité soit faite Rassemblement Jeudi 7 février à 14H, Tribunal de Bobigny

PAS DE JUSTICE PAS DE PAIX

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