RAP CONSCIENT

mars 29, 2008

Marina petrella

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:13

28 mars 2008 - lettre publique adressée au Président de la République concernant l’extradition de Marina Petrella
Lettre signée par le Président de la LDH
Monsieur le Président de la République,

Je suis saisi, depuis plusieurs mois, du sort de l’une des réfugiés italiens qui, après avoir été membres des Brigades rouges italiennes, se sont appuyés sur la parole donnée par François Mitterrand en sa qualité de Président de la République française pour venir vivre en France après avoir renoncé à toute forme de recours à la violence politique.

Marina Petrella a été en effet condamnée par la justice italienne, après avoir passé huit ans en détention préventive, il y a plus de vingt-cinq ans. Elle a toujours reconnu et assumé sa responsabilité à ce titre, mais a pris, arrivant en France en 1993, l’engagement de rompre avec tout usage de la violence, conformément aux conditions posées alors par la France pour lui offrir l’asile afin d’en finir avec les « années de plomb ».

Depuis 1998, Marina Petrella est titulaire d’une carte de résident de dix ans. Elle a fondé une famille en France, où est née sa seconde fille aujourd’hui âgée de dix ans. Elle y exerce la profession d’assistante sociale et a mené dans notre pays, depuis un quart de siècle, une vie irréprochable. Mais à l’occasion d’une démarche administrative auprès des services de police elle a été arrêtée en août 2007, placée en détention à Fresnes, et a fait l’objet d’une procédure d’extradition dont la phase judiciaire vient de se terminer, avec le rejet par la Cour de cassation d’un pourvoi dirigé contre l’avis favorable à son extradition donné par la Cour d’appel de Versailles. Son sort est à présent entre vos mains.

Il n’est en rien question ici d’approuver les actes terroristes commis par les membres des Brigades rouges, pas plus que ceux, restés impunis, des terroristes d’extrême droite qui ont causé dix fois plus de morts dans l’Italie de cette période terrible. Il n’est même pas question d’approuver ou de désapprouver l’engagement pris par le Président Mitterrand de permettre que s’arrête la violence en offrant l’asile à tous ceux qui s’engageaient à y mettre un terme. Mais la parole donnée au nom de la France ne peut être reniée sans injustice, dès lors que ceux qui y ont cru ont, pendant tant d’années, scrupuleusement respecté les conditions qu’elle a posée en les accueillant sur son sol.

J’ajouterai que, sur le plan humain, briser la vie que Marina Petrella a reconstruite dans notre pays dans des conditions insusceptibles de toute critique serait une non moins grande injustice pour ses deux enfants et pour tous ses proches, alors que son extradition ne changerait strictement rien ni à l’établissement de la vérité ni aux droits des victimes de l’ensemble des violences commises de part et d’autre il y a trente ans.

Vous avez, à plusieurs reprises, su montrer, que ce soit à l’égard du terrorisme d’Etat libyen ou des crimes commis par la guérilla colombienne des FARC, que c’est souvent en offrant une voie de sortie de la violence que la France peut contribuer le plus utilement à la solution de drames humains et au recul de l’injustice. Il est beaucoup moins difficile à assumer de laisser Marina Petrella continuer à mener en France la vie irréprochable que notre pays lui a offert de pouvoir construire que d’accueillir, comme vous avez eu raison de le proposer, des membres des FARC sur notre sol si leur organisation acceptait de libérer notre compatriote Ingrid Bétancourt, ou encore de ne plus tenir rigueur au régime de Tripoli des crimes commis contre des dizaines de victimes innocentes de l’attentat dirigé contre l’avion de ligne français abattu au Tchad afin de permettre aux infirmières bulgares et au médecin palestinien de sortir des geôles libyennes.

C’est pourquoi je veux espérer que vous serez sensible tant au respect de la parole donnée en notre nom à tous qu’à la dimension humaine incontestable du dossier de Marina Petrella. Je vous demande donc, au nom de la Ligue des droits de l’Homme et des milliers de citoyens qui ont pris position en ce sens, de décider de ne pas l’extrader, ce que l’avis donné par les autorités judiciaires vous permet pleinement en l’état de notre droit.

Vous comprendrez, compte tenu des circonstances de cette affaire, que je rende cette lettre publique dès aujourd’hui.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma haute considération.

Jean Pierre Dubois
Président de la LDH

Paris, le 28 mars 2008

mars 27, 2008

La k-bine + E.one(eskicit) + Akye en Tournée…

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:41

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mars 25, 2008

Lettre d’information 2008/3

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 11:33

23 mars 2008

Mardi 25 mars : comparution de Georges Ibrahim Abdallah pour sa septième demande de libération … Une visioconférence depuis la taule de Lannemezan

« Ce qui est reproché à Georges Abdallah, militant révolutionnaire arabe, combattant de la cause palestinienne, qui a été condamné dans les années 80 pour des actions revendiquées par son organisation, les FARL ( Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises ), c’est de ne pas renier ses idées, de continuer à soutenir la lutte du peuple Palestinien, la résistance Arabe au Moyen-Orient, le combat anti-impérialiste et antisioniste. »

S’appuyant sur cette juste analyse, le Collectif pour la Libération de Georges Abdallah a multiplié ces dernières semaines à Paris des interventions militantes de solidarité avec le camarade emprisonné maintenant depuis vingt-quatre années. Mardi 26 février, du rififi à un meeting de Dati, ministre de la justice, mardi 18 mars, du rififi au « pavillon d’honneur » (sic) d’Israël au Salon du livre.

Le développement d’une solidarité active, dans tous les pays, avec Georges Abdallah est plus que jamais une tâche de l’heure. Mobilisation internationale ! Plus d’infos sur le site : http://liberonsgeorges.over-blog.com

Jeudi 27 mars : ouverture à Milan du procès contre les « arrêtés du 12/2/2007 »

Pour rappel, ces camarades communistes ont été les victimes de l’opération « Crépuscule » menée dans le nord de l’Italie au début 2007. Depuis, onze sont encore en prison ( le dernier vient seulement de sortir de l’isolement ) et six sont aux arrêts domiciliaires avec des conditions très strictes ( ils ne peuvent rencontrer que la famille proche et sont interdits de tout autre contact ). Quatre des inculpés ( C. Latino, A. Davanzo, V. Sisi et D. Bortolato ) se revendiquent d’un projet de construction de Parti Communiste Politico-Militaire, les autres sont des militants anti-impérialistes, syndicaux, anti-guerre et de lutte de classe.

Le procès pour « association subversive » durera au moins jusqu’en août, et une manifestation de solidarité est déjà prévue à l’ouverture, ce jeudi à 9h30 ( devant la cour d’assises de Milan, au Corso di Porta Vittoria ).

Des actions de soutien seront aussi organisées à l’étranger. Signalons notamment une manifestation devant le consulat italien ( 2 rue Isly ) à Lille, jeudi 27 mars à 16h30, à l’initiative du Comité « Libérez-les » du Nord. Nous nous associons à son appel et nous organisons un départ de Bruxelles pour ce rassemblement solidaire, toute personne intéressée ( avec ou sans voiture ) peut nous écrire en vue d’un départ commun. Notre adresse : solidarite.liberte@hotmail.com

L’Association de Solidarité des Parents et Amis en Italie a réalisé un dvd sur cette répression d’exception. Vous pouvez le demander, ou simplement vous abonner au mailing-list de l’Association, en écrivant ( en italien de préférence ) à l’adresse : parentieamici@libero.it

Rappelons que la plupart des textes et lettres de prisonniers, des documents de la solidarité, des adresses et des nouvelles sont disponibles en traduction française dans le « dossier Italie » de notre site web : www.solidarite-liberte.info

Des images …

… rendent aussi compte du combat, de la lutte, de la solidarité, du refus.

Ce n’est pas la première fois que nous écrivons cela. L’année dernière notre comité réalisait trois cartes postales solidaires. Elles ont rencontré un grand succès et cela nous a poussés à en concevoir d’autres. Sept nouveaux projets viennent d’aboutir, solidaires et politiques, qui sont déjà présentés sur notre site web. N’hésitez pas à nous écrire pour en demander, ces cartes sont comme des tracts, faites pour l’agitation et la mobilisation. Notre adresse : solidarite.liberte@hotmail.com

mars 20, 2008

Initiative International pour les prisoniers politiques KALERA

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 3:14

La Conférence de Solidarité Internationale avec les Prisonniers Politiques a eu lieu il y a déjà quatre ans, à Donostia. C’est là que des organisations et des personnes engagées dans la solidarité avec les prisonniers politiques et contre la répression se sont impliquées pour impulser les mécanismes susceptibles d’améliorer la communication et la mise en place d’initiatives communes de dénonciation et de lutte. Une des décisions prises lors de cette Conférence fut la désignation du 17 avril comme Journée Internationale de Solidarité avec les Prisonniers politiques, laquelle, actuellement, garde toute son importance et toute son actualité.

Nous sommes confrontés aujourd’hui dans différents pays de la Planète à un renforcement des mesures répressives de la part des États qui limitent, chaque fois plus, les droits et libertés, et à une extension et une justification de la torture, de l’isolement et même de l’élimination physique des personnes dissidentes politiques. Il est clair que l’on assiste à une aggravation des conditions de vie des personnes incarcérées en différents régimes d’arrestation ou de détention. Ce qui suppose une criminalisation plus aiguë des mouvements qui travaillent pour dénoncer la répression et pour élargir la solidarité avec les personnes arrêtées et incarcérées.

Ainsi, les conditions de vie des prisonniers politiques en Turquie ; les mesures de criminalisation des protestations émises par les Mapuches ; l’utilisation des mécanismes de guerre contre des pays tiers mis en oeuvre par le narco gouvernement de la Colombie ; l’extension des méthodes de la lutte « antiterroriste » contre les mouvements associatifs et la dissidence politique en Catalogne, à Madrid et en Italie ; la mise en place de mesures qui vont à l’encontre de la législation internationale et du respect de la souveraineté des États tiers par les États-Unis d’Amérique et la création d’espaces sans loi, tels que Guantanamo, ou les vols secrets avec les personnes arrêtées en violant tous les droits ; la mise en oeuvre de nouvelles mesures de prison et l’élargissement de la peine sine die dans les États espagnol et français ; la répression déchaînée au Sahara ou l’agression militaire contre les mouvements politiques et la population civile en Palestine ; la criminalisation de la solidarité envers les prisonniers politiques au Pays basque… toutes ces mesures nous préoccupent et nous obligent à élever la voix pour les dénoncer et à lutter pour y faire face avec de nouveaux outils.

Le 17 avril de cette année doit être un jour pour faire connaître ces revendications, ce jour doit servir à créer un espace commun de lutte, il doit constituer un véritable bloc contre ces mesures qui limitent les droits et les libertés, un espace de rencontre de la résistance contre la répression. Nous appelons par ce tract à travailler pour nous retrouver une nouvelle fois dans la rue, en brandissant le drapeau de la solidarité avec les prisonniers et prisonnières politiques.

Eux, ils globalisent la répression, nous, nous appelons à internationaliser la lutte et l’espoir.

Initiative International pour les Prisoniers Politiques KALERA
contact@kalera.org
www.kalera.org

mars 19, 2008

Libérons george!!!!

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 8:23

Du Rififi au Salon du Livre

Alors que le salon du Livre baignait dans sa torpeur et sa bonne
conscience, des militants du Collectif pour la libération de Georges
Ibrahim Abdallah ont affirmé, face à l’embrigadement médiatique, leur
total soutien à la résistance du Peuple Palestinien.

A l’intérieur même du salon, face au stand du ministère des affaires
étrangères et du « pavillon d’honneur d’Israël » (sic) une banderole a
été déployée par quelques militants déterminés, au cri des slogans «
Palestine vivra ! Palestine vaincra ! », « Palestine Solidarité ! », « Libérez
Georges Abdallah ».

Pour un temps médusés, les va-t-en-guerre sionistes encerclaient les
camarades dans une ambiance de lynchage. De courageux visiteurs et
exposants manifestaient leur soutien à l’action en reprenant les
slogans ou en applaudissant. Les sionistes se démasquant vociféraient leur
ritournelle haineuse « Palestine terroriste, Palestine assassin » à la
grande stupéfaction des témoins.

A l’heure où les crimes d’Israël ensanglantent chaque jour Gaza et
l’ensemble de la Palestine, le gouvernement français déroule le tapis
rouge sang aux assassins sionistes et à leur propagande. Plus que
jamais il faut agir pour que les festivités officielles des « 60 ans du crime
»
n’étouffent pas la voix de la résistance du Peuple Palestinien. La
mobilisation pour la campagne des « PALESTINE, 1948-2008 - 60 ans de
résistance contre Israël, Jusqu’au retour de tous les réfugiés » ne
fait que commencer. Rendez-vous est dors et déjà fixé au samedi 29 mars pour
la journée de la Terre pour manifester dans la rue partout en France notre
solidarité avec la résistance du Peuple Palestinien.

Georges Ibrahim Abdallah est emprisonné en France depuis plus de 24 ans
pour des actions de résistance antisioniste et anti-impérialiste
revendiquées par les Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises
(FARL).
Il est un symbole de la lutte pour la libération de la Palestine.
Libérable depuis 1999, Georges Abdallah repassera le 25 mars devant les
juges d’une juridiction d’exception pour un nouvel examen d’une 7ième
demande de libération conditionnelle. Alors que la justice française
obéit aux diktats des impérialistes étatsuniens et des sionistes, le combat
pour sa libération doit être un engagement de toutes celles et ceux qui se
réclament du camp des Palestiniens.

Libération de toute la Palestine !
Libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah !

Communiqué du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah
Paris le 18 mars 2008
Blog : http://liberonsgeorges.over-blog.com
e-mail : liberonsgeorges@no-log.org

mars 17, 2008

Bientôt disponible…

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:55

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mars 15, 2008

Décolonisons

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 6:36

Décolonisons !
Publié vendredi 14 mars 2008

Une semaine de festival à Lyon pour comprendre et agir du 25 au 30 mars 2008

Que dit la loi scandaleuse du 23 février 2005 : « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord… » !!!
Comment l’histoire de la période coloniale française éclaire-t-elle les problèmes actuels de discriminations et de racisme d’État et de société ?
Sous quelles formes se perpétue un néocolonialisme ?
Comment reconnaître les acquis des luttes pour en finir avec la colonisation ?

Mardi 25 mars, 18h30-21h
Conférence-débat d’Abdellali Hajjat (doctorant de sociologie - Ghorba) sur le concept d’intégration et l’utilisation du terme « post-colonial » aujourd’hui, dans une optique scientifique et militante. Dans quelle mesure peut-on parler d’héritage colonial aujourd’hui ? Quels usages politiques peut-on faire de l’histoire ?
Université Lyon 2, 4 bis rue de l’Université, Lyon 7°, salle CR06

Mercredi 26 mars, 18h
Conférence-débat sur le Génocide Rwandais et l’implication de la france avec Ida Zirignon et Yves Bonnardel
Faculté catholique, 23 place Carnot, Lyon 2°

Jeudi 27 mars, 18h
Film : “Un aller simple pour Maoré” sur la politique coloniale actuelle de la france aux îles Comores, d’Agnès Fouilleux, suivi d’un débat avec Dhouh Anrif (DIASCOM) et Pierre Caminade (SURVIE Rhône)
Grand Amphi de l’IEP, 14 avenue Berthelot, Lyon 7°

Vendredi 28 mars, 16h
Café ethno par l’ARA (Association Rhône-Alpes d’Anthropologie), sur le thème “Racisme et Sexisme : une double oppression”
Bar De l’Autre Côté du Pont, 25 cours Gambetta, Lyon 3°

Vendredi 28 mars, 19h
Soirée “Décolonisons !”

Théâtre de la troupe Brut de décoffrage
petites saynètes à partir de textes anticoloniaux,
Entracte apéro : à boire bio et à manger,
Conférence-débat avec Samuel Foutoyet (Renseignements Généreux, Survie Isère), et Didier Laurencin sur le thème Colonialisme et idéologie du développement (Question de la dette, idéologie du progrès, colonisation de l’imaginaire)
à l’Atelier, 91 rue Montesquieu, Lyon 7°

Samedi 29 mars, 16h
Débaptisons les rues de Lyon aux noms horribles

On renomme la rue Bugeaud, militaire français tortionnaire décomplexé pendant la guerre d’Algérie,
en rue Lalla N’Soumeur, résistante de la même époque.
Rendez-vous devant la passerelle du Collège, côté Lyon 6°

Samedi 29 mars, 20h
Concert anticolonial :

Mad a Skank, reggae sénégalais
Cyber Moujaheideen, dub techno
Mary Read, hip hop
Bar bio et entrée à prix libre (on donne ce qu’on veut/peut)
au Splash, 50 rue Descartes, Villeurbanne (M° République)

Dimanche 30 mars, 15h-19h
Conférence de Saïd Bouamama (sociologue) sur la déconnection entre les mouvements de gauche et les combats des immigré-es et héritier-ères de l’immigration des quartiers populaires. Lecture socio-historique du délaissement des populations immigrées et des quartiers populaires par les organisations de gauche, notamment à partir des années 80. Comment expliquer la césure qui s’est opérée dans le monde ouvrier par rapport aux questions relatives à l’immigration ? Comment envisager le report important des votes de la classe ouvrière vers les partis d’une droite “décomplexée”.
Débat avec la participation du Collectif Lyon du Mouvement des Indigènes de la République
au Splash, 50 rue Descartes, Villeurbanne (M° République)

Du 25 au 27 mars 2008
Expo Palestine : “Les Palestiniens, un peuple depuis 60 ans colonisé, occupé, dépossédé, envahi, meurtri” de Génération Palestine
dans l’Atrium de l’IEP, rue Appleton, Lyon 7°

Pendant toute la semaine Décolonisons !
Tables de presse, Infokiosk à chaque évènement
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A voir
Le Code Noir
Horreur ! Une loi ignoble votée en catimini
2 mars 1960 : massacres au Cameroun
Le 24 janvier 1845 en Algérie : « Je brûlerai vos villages et vos moissons » (Bugeaud)
La conquête coloniale de l’Algérie
Ici, en 1958, la France torture des Algériens
A Thiaroye, en décembre 1944, la France massacre des Africains qui avaient combattu pour les Français !
Contact et mise à jour :
https://rebellyon.info/article5046.html

Pour plus d’infos sur le sujet :
http://www.anticolonial.net/spip.ph…
http://www.indigenes-republique.org
http://survie-france.org

Avec la participation de : Survie Rhône, Ghorba, Collectif des Féministes Indigènes, Karité, Collectif Lyon du Mouvement des Indigènes de la République, Génération Palestine, DiverCité, Témoins,…

souce:Rebelyon (sites d’infos alternatives lyonnais)

infos…

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 6:31

Jeudi 13 mars 2008
Rétention de sûreté : attention, Danger!
Transmis par un camarade.

Le 7 février 2007, le parlement a adopté un texte créant la “RETENTION DE SÛRETE” qui viole les principes fondamentaux du droit pénal et les engagements internationaux de la France.

Ce texte prévoit d’appliquer à des personnes ayant purgé leur peine une mesure privative de liberté sans durée prévisible, sans pour autant qu’un nouveau
crime ou délit ait été commis, au prétexte d’une “dangerosité” aux contours aléatoires.

C’est la notion de “Criminel Né” du 19ème siècle qui refait surface…effaçant d’un trait 150 ans d’évolution du droit pénal et de la société toute entière.

Opérant un dangereux amalgame entre sanction pénale et “sanction” thérapeutique, entre maladie et culpabilité, cette loi induit la criminalisation de la
psychiatrie et la psychiatrisation de la délinquance, en laissant supposer qu’existerait un lien entre pathologie mentale et criminalité.
Elle laisse planer le fantasme de la prédictivité de la dangerosité sociale, et l’illusion mensongère qu’il existerait un traitement médical à cette dangerosité.

On peut affirmer, sans excès de langage, que la rétention de sûreté fait basculer l’état de droit démocratique vers une norme juridique de nature totalitaire.

- Constituant une “PEINE INDÉTERMINÉE”, la rétention de sûreté est contraire à l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (qui pose
le principe de la légalité des délits et des peines),

- s’appliquant même aux personnes déjà condamnées et purgeant leur peine, elle viole un principe fondateur de notre droit pénal : la NON-RÉTROACTIVITÉ des lois pénales plus sévères, c’est-à-dire la règle qui veut que ces lois ne s’appliquent qu’aux crimes et délits commis après leur adoption,

dans notre histoire, le seul exemple de non respect de ce principe est l’adoption des lois antisémites sous le régime de Vichy.

Cette loi -si dangereuse -ne constitue malheureusement pas un “accident” dans notre paysage législatif : elle fait suite à de nombreuses reformes récentes
(statut des étrangers, statut pénal des mineurs, “peines planchers”, généralisation des fichages…..) qui font de la France “Terre des Droits de l’homme” une image du passé!

Le Conseil constitutionnel a validé cette loi, refusant néanmoins, fort heureusement, qu’elle soit rétroactive. Toutefois, ce faisant, le Conseil constitutionnel valide le principe d’un enfermement indéfini fondé sur une présomption de dangerosité, remettant en cause les fondements de notre droit pénal. Un individu pourra dès lors être puni pour un acte non commis, puni préventivement. C’est notre conception même de l’homme héritée du siècle des lumières qui est bouleversée.

De plus, en demandant au Premier président de la Cour de cassation d’étudier les solutions pour rendre immédiatement applicable la rétention de sûreté, en
continuant après promulgation de la loi à souhaiter cette application, le Président de la République, au mépris de l’article 62 de la constitution selon lequel “les
décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours”, exprime sans détour le souhait de violer la constitution dont il est le garant.

Les organisation signataires veulent avec force ALERTER les citoyens sur le danger grave que représente cette loi.

Au plan national, de très nombreuses organisations souhaitent faire du jeudi 20 mars 2008 une journée nationale de mobilisation et de défense des Libertés
publiques. Une “nuit de défense des libertés publiques” aura lieu à Paris, place de la Bastille.

Les organisation signataires s’associeront localement à cette action.

U.S.P. (Union syndicale de la psychiatrie), S.A.F. (Syndicat des avocats de France), S.M. (Syndicat de la magistrature), R.E.S.F. (Réseau éducation sans
frontière), L.D.H. (Ligue des droits de l’homme)

souce:Blog l’internationale

mars 10, 2008

Monopole de la violence

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 9:33

Le monopole de la violence légitime et sa justice idéologique

Ci dessous quelques exemples de bavures policières « punies » par la justice :

● Houari Ben Mohamed, 17 ans, tué accidentellement d’une balle dans la tête par un CRS lors d’un contrôle d’identité à Marseille en octobre 1980. Le policier est condamné à 10 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire.

● Malik Oussekine, 23 ans, battu à mort par deux voltigeurs le 6 décembre 1986 à Paris lors d’une manifestation étudiante. Les deux policiers sont condamnés à des peines de prison avec sursis pour « coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

● Aissa Ihich : Le 25 mai 1991, après une semaine d’émeutes dans la cité du Val Fourré à Mantes-la-Jolie, des émeutiers saccagent un centre commercial. Cinq d’entre eux sont interpellés et placés en garde à vue, dont Aissa Ihich, 19 ans, qui meurt d’une crise d’asthme au commissariat de Mantes-la-Jolie. En 2001, Les deux policiers mis en cause sont condamnés à huit mois de prison avec sursis pour « violences avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique dans l’exercice de leurs fonctions ».

● Sydney Manoka Nzeza : En novembre 1998 à Tourcoing, Sydney Manoka Nzeza, un boxeur amateur de 25 ans, décède lors de son interpellation, alors que trois policiers tentaient de le menotter en le maintenant au sol. Ils sont cinq policiers à être jugés en 2000. Deux d’entre eux sont reconnus coupables d’homicide involontaire et condamnés à 7 mois de prison avec sursis. Les cinq policiers sont par contre relaxés du chef d’accusation de « non-assistance à personne en danger ».

● Habib, 17 ans, tué accidentellement lors de son interpellation d’une balle tirée à bout portant par un policier le 13 décembre 1998 à Toulouse. Le policier auteur du coup de feu sera condamné à trois ans de prison avec sursis pour homicide involontaire. Ce décès provoque plusieurs journées d’émeutes, durant lesquels un jeune tentera de tuer un policier, le blessant sérieusement

Voici maintenant quelques cas de bavures policières où la justice a innocenté la police :

● Mohamed Diab, tué d’une rafale de mitraillette en novembre 1972.

● Ouardia Aoudache, mère de onze enfants, morte au commissariat de Jœuf en Lorraine le 14 août 1984. La justice a prononcé un non-lieu dans cette affaire.

● Youssef Khaif, 23 ans, tué d’une balle dans la nuque à Mantes-la-Jolie le 9 juin 1991 alors qu’il tentait de prendre la fuite au volant d’une voiture volée, un membre de sa bande ayant quelques minutes plus tôt, avec un autre véhicule, tué la policière Marie-Christine Baillet au même endroit.

● Thibaut Cottoni, 13 ans, tué lors d’un cambriolage dans une cave à Asnières-sur-Seine par la BAC en janvier 1992.

● Abdelkader Bouziane, 16 ans, tué par un policier lors d’un barrage routier le 17 décembre 1997 sur la route de Fontainebleau. Abdelkader Bouziane, au volant d’une voiture, venait de forcer un premier barrage. La chambre d’accusation a prononcé un non-lieu dans cette affaire.

● Ryad Hamlaoui : 23 ans, tué par un policier de Lille dans la nuit du 15 avril 2000 alors qu’il se trouvait à bord d’une voiture volée. Ce décès provoquera deux jours d’émeutes.

A noter que les morts de Zyed Benna (17 ans) et Bouna Traoré (15 ans) à Clichy-Sous-Bois ainsi que celles de Moushin et Larami –tout deux mineurs- à Villiers le bel le 25 novembre 2007 n’ont toujours pas vues la moindre condamnation…

Ces exemples sont assez criants d’injustice, ou de justice idéologique, pour ne pas nécessiter de commentaire.
Cependant nous pouvons citer quelques cas de condamnations d’un tout autre acabit :

● En juin 2006, Olivier Théron, toulousain, était condamné à 7 mois de prison ferme pour avoir lancé un pot de yaourt sur la voiture de Nicolas Sarkozy en avril 2005.

● Lundi 1er octobre 2007, Bachirou Tandjigora, 21 ans, Mehdi Bouharel, 19 ans et Mounir Labidi, 23 ans, ont été condamnés à des peines de six ans de prison, pour les deux premiers, et de huit ans, pour le troisième. Les trois jeunes hommes étaient poursuivis pour des violences commises à l’encontre de deux CRS dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), en septembre 2006.

● Vendredi 14 Décembre 2007, Le tribunal correctionnel de Brest a condamné à deux ans de prison ferme un jeune homme de 22 ans reconnu coupable d’avoir lancé, la veille, une pierre sur une voiture de police dans le cadre d’une manifestation lycéenne. La pierre n’ayant que brisé une vitre, ces deux ans de vie perdus sont ils acceptables ?
Casser un pare brise ou jeter un yaourt sur la voiture du premier flic de fRance est il plus grave qu’un meurtre d’enfant ? Que les viols en réunion et rackets subit par les prostituées ou les chauffeurs de taxis ? Que les traitements inacceptables subit en garde à vue chaque nouvelle nuit ? Que le harcèlement moral subit par des homosexuels et des femmes en garde à vue ? Que les dégradations opérées sur le corps des centaines de clandestins raflés et déportés ?

Comment respecter cet Etat dont la police nous tape dessus, dont la justice nous envois pourrir au trou pendant que les véritables coupables s’en sortent toujours avec un non lieux ou des peines avec sursis ?

Liberté égalité fraternité mon cul !
Pas de justice, pas de paix !

extrait de Non Fides N°1

source:Forum CCC

Compilation: Classe…contre classe!!!

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 9:30

Compile classe… contre classe !

Publié vendredi 7 mars 2008

Une compilation de soutien aux incendiaires engeolé-e-s lors des présidentielles 2007.

Pendant la campagne électorale des présidentielles 2007, un peu partout en France, des dizaines de permanences de tous bords sont attaquées (au moins cinq ont brûlé), des bureaux de votes et des relais télé sont sabotés. Et puis des voitures et des drapeaux français qui s’enflamment, des vitrines qui tombent…

D’la barricade et du pavé ! A Avignon, Montpellier, Villeurbanne, Paris et Millau, plusieurs personnes sont incarcérées pour s’en être prises à la démocratie et à ce système par diverses actions*. Ces actes parlent d’eux-mêmes et leur auteurs sont pour nous des camarades, des pyrotechniciens de la lutte des classes. Incarcérés, certains ont été lourdement condamnés et d’autres sont encore en attente de leur procès. Il est nécessaire d’organiser un soutien financier (frais de cantines, d’avocats, etc.), moral et politique.

D’où cette compile.

Pour survivre et espérer des victoires face au pouvoir, l’organisation collective et la solidarité sont des armes.

*31 mars, Avignon, incendie d’une permanence électorale du PS ; 22 avril, Montpellier incendies de « voitures de bourges » dans le centre ville ; 22 avril, Millau, sabotage de trois relais de télévision ; 22 avril, Paris, incendies de voitures dans Paris ; 11mai, Villeurbanne, incendie d’une permanence électorale de l’UMP ; 11 mai, tentative d’incendie d’une voiture devant le Fouquet’s.

La compile classe… contre classe ! c’est :

Une brochure de 40 pages avec des textes et tracts sur les événements de la campagne présidentielle et l’arrestation des incendiaires et dans une seconde partie une compilation de textes contre les élections et la démocratie, avec des textes de Archinoff, Durruti, Gilles Dauvé, Alexandre Berkman, Léon de Mattis, certains tirés des revues Mordicus, L’envolée, Cette Semaine, Tous le monde dehors, Echange.

Un CD de 24 titres punk, rock, hip hop, électro avec :
Zora, Rage Mécanique, La Fraction , Hainemis d’état, Les Rapaces, Fuck da tourist, Kochise, Skalpel de la K-Bine, Fred Alpi, Komak, Bimbo killers, Chinken’s Call, Les Molards, Cizif et Puzzmama, Scherzo, Urban Blight, Mon Dragnon, Bière sociale, Scheisse for ever, Samizdat, Plaine Crasse, H-War, René Binamé, No Shangsa.
La compile (brochure et CD) est vendu 5€ (ou plus) en soutien aux incendiaires engeolé-e-s. Pour commande, infos, ou pour diffuser cette compile :
APCP, BP 30312, 84021 Avignon cedex

(chèque à l’ordre d’APCP).

csie@boum.org

http://rebellyon.info/article5021.html

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