RAP CONSCIENT

septembre 30, 2008

Le cadeau » de la juge antiterroriste : durcissement du contrôle judiciaire d’Ivan et Farid

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:03

Depuis janvier 2008, sept personnes sont mises en examen dans le cadre d’une instruction antiterroriste pour la possession notamment de fumigènes (ou d’explosifs selon la police), et la tentative d’incendie d’une voiture de flics durant la campagne présidentielle de mai 2007. S’appuyant sur le fichage policier, la justice cherche à construire une organisation terroriste, qu’elle nomme « mouvance anarcho-autonome ».
Isa, Juan et Damien sont en détention provisoire au motif que leurs ADN auraient été retrouvés sur l’engin incendiaire en mai 2007.
Après huit mois de détention, la justice a encore une fois refusé la demande de mise en liberté d’Isa.
Ivan et Farid, libérés en juin, faisaient l’objet d’un contrôle judiciaire déjà strict.

Vendredi 19 septembre, la juge du pôle antiterroriste Marie-Antoinette Houyvet convoque en urgence Ivan et Farid suite à un rapport de police constatant « une violation flagrante » de leur contrôle judiciaire. La juge met la pression : elle demande de renoncer au délai de cinq jours préalable à toute convocation pour assurer les droits de la défense (accès au dossier…). Menaçant en cas de refus, de faire un mandat d’amener doublé d’un mandat de dépôt.
Lundi 22 septembre, alors qu’Ivan et Farid se présentent l’un après l’autre devant la juge, ils apprennent que le procureur demande leur incarcération motivée par un rapport de filature des RG. Une photo les montre ensemble quelques jours auparavant alors que leur contrôle judiciaire leur interdisait « d’entrer en contact de quelque manière que ce soit ».
Lors des interrogatoires, la juge use de son pouvoir pour infantiliser et faire la morale tout en laissant croire pendant plus d’une demi-heure qu’elle va, comme le procureur, demander l’incarcération. Elle finit par décider du durcissement de leur contrôle judiciaire présentant son choix comme un « cadeau ». Elle maintient les obligations précédentes : interdiction de communiquer entre mis en examen, pointage chez les flics, chez l’assistante sociale, travail, etc. ; et les assigne à résidence de 21h à 6h… la prison à la maison. Un avant-goût des assignations à résidence, principale mesure du projet de loi pénitentiaire destinée à augmenter le nombre de détentions préventives tout en économisant les places de prison.
Farid se retrouve en plus interdit de communiquer par lettres et coups de téléphone (les parloirs lui ayant déjà été interdits à sa sortie de prison) avec un prisonnier qui a participé en 2003 à l’incendie d’un atelier de la centrale de Clairvaux. Interdiction justifiée selon la juge par la proximité de ce détenu avec des idées et des personnes fichées comme « anarcho-autonomes ».

Le contrôle judiciaire permet à la justice de garder à disposition et d’accroître son contrôle à une population bien supérieure aux capacités des prisons. Présenté comme une manière d’éviter l’incarcération, le contrôle judiciaire reste une forme d’enfermement car la prison est suspendue au-dessus des têtes pour le moindre écart aux contraintes fixées par la justice. Des contraintes qui s’étendent à de nombreux domaines : lieux de vie, horaires, fréquentations et activités. La pression est donc permanente, alimentée par une surveillance policière potentielle. Le quadrillage du temps travail-maison-travail vise à faire marcher droit et à empêcher d’autres choix, d’autres rythmes de vie.
Cette mise à disposition et ce contrôle hors les murs de la prison sont une des marques de cette société toujours plus carcérale.

A bas tous les enfermements !
Liberté pour Isa, Juan, Damien et tous les prisonniers !

septembre 27, 2008

‘Forum Social des Quartiers Populaires’ à Nanterre les 3,4 et 5 octobre 2008

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:28

La deuxième édition du Forum Social des Quartiers Populaires se déroulera les 3, 4 et 5 octobre 2008 à Nanterre au stade Jean Guimier-Parc André Malraux (Cité Pablo Picasso), accès par le RER A “Nanterre-Préfecture” ou métro 1 “La Défense”.

Entrée libre

- Forums, débats
- Village associatif
- Cinéma, expo
- Théâtre, concert
- Stand de restauration
- Hébergement possible sur le site

“Voici le rendez-vous des familles, des militants associatifs, syndicaux et culturels des banlieues. Le F.S.Q.P (Forum Social des Quartiers Populaires) permet l’émergence d’une parole commune pour éviter l’éparpillement des initiatives et donne de la visibilité aux actions menées dans nos quartiers populaires, à l’échelle locale et nationale. Le Forum s’inscrit dans une démarche d’élaboration et de confrontation des idées, des expériences et des projets. Unissons nos forces pour défendre nos droits et notre mémoire. Les 3, 4 et 5 Octobre à Nanterre, venez nombreux, participer aux débats ponctués par des concerts, du cinémas, du théatre… l’ambiance sera chaleureuse et conviviale… ”

De nombreux sujets seront abordés: apartheid urbain, racisme et sexisme, Islam criminalisé, violences policières, chomage programmé, éducation au rabais…

Télechargez sur le site du Forum: http://fsqp.free.fr , le premier numéro du Journal de la Deuxième Édition FSQP 2008 en format PDF (8 pages format A3).

Venez nombreux et pour ceux qui voudraient se porter bénévoles ou tout simplement pour plus d’infos:

F.S.Q.P
45-47 rue d’Aubervilliers
75018 Paris
09 54 39 41 04
06 61 87 75 56

fsqp at fsqp.fr
http://fsqp.free.fr

septembre 24, 2008

L’extrême droite drague les basanés.

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 7:51

Un texte sur le site du Forum Social des Quartier Populaires :

Aujourd’hui le Front National courtise les arabes et les noirs après les avoir stigmatisés. Après que Sarkozy lui a dérobé son fond de commerce raciste, pour s’imposer à la tête du parti, Marine Le Pen, l’Héritière ajuste sa stratégie de communication à destination des Quartiers. Elle joue sur la totale perte de confiance à l’égard des partis politiques pour apparaître auprès des habitants comme la réponse politique à leurs problèmes. Finies les ratonnades ! Le nouveau FN se veut contestataire aux côtés de la France des Quartiers. Fût-elle d’origine immigrée ! On change de message. On refait l’histoire. Le FN n’a jamais encouragé les crimes racistes ! Aux oubliettes les slogans du parti: « Mettez les voiles », « Touche pas à mon peuple », islamisation de la France…

Grand architecte de cette ligne tordue, directeur de campagne du leader frontiste, Alain Soral,déplore la perte de l’empire colonial et le métissage résultant de « l’immigration de masse ». Toutefois il affirme qu’il faut faire avec… « on ne peut pas les rejeter physiquement à la mer ». Son appel au vote des cibles traditionnelles de l’extrême droite, repose sur la folle idée que les banlieusard-e-s et/ou immigré-e-s préfèrent le franc-parler d’un Le Pen à la langue de bois des politiques.
Soral diffuse son message via la nébuleuse constituée autour de Dieudonné. « La Banlieue S’exprime », proche du comique, a appelé à voter Le Pen. le théâtre de la Main d’Or de Dieudonné, quartier général de cette mouvance, est le point de rencontre de sympathisants FN et de militants d’extrême droite de tous poils qui se prétendent porte-paroles de la France des Quartiers.
Le plus médiatisé, Kemi Seba, ancien leader du groupuscule « la Tribu Ka » jusqu’à peu de temps défendait la supériorité de la « race noire », dénonçait le métissage et ne cachait pas sa haine du Blanc, de l’Arabe, du Juif…

Le peu d’échos de son discours l’a conduit à le modifier. Dans le but d’élargir son audience il s’est récemment
déclaré converti à l’islam après l’avoir qualifié de religion colonisatrice et d’esclavagiste. Kemi Seba affirme toujours défendre les noirs… tout en serrant la main à une organisation néo-nazie, la Droite Socialiste qui pratique la chasse aux Basanés !

Fred Hampton, leader des Black Panthers assassiné par la Police, affirmait déjà en 1969 :
« Ils te diront de quelle partie de l’Afrique proviennent tes os, avec des mots que tu ne pourras pas même prononcer. (…) Ils vont t’asséner toute leur science, ils sont spécialistes de ça. Mais n’oublie pas qu’ils font tout ça parce qu’ils comptent en tirer un profit. »
Le Mouvement des Damnés de l’Impérialisme (MDI) que préside Kemi Seba revendique l’ethnodifférentialisme.
Ce concept prône un racisme non plus biologique mais culturel et soutient que les cultures seraient mises en danger par le métissage. Un autre groupe, « Banlieue Anti-Système » (BAS),du même acabit s’affiche également aux côtés de Soral et de son association « Égalité et Réconciliation », au théâtre de la Main d’Or.
Ce qui fédère les partisans de la séparation raciale est que, de l’esclavage à « l’immigration », sans oublier le 11 septembre 2001 serait le fruit d’un Grand Complot fomenté par les Juifs. Après la seconde Intifada, ils se sont saisi de la vague pro-palestinienne pour débouler dans les Quartiers. Les militants de la cause palestinienne, déjà confrontés aux agressions des milices sionistes du Bétar et de la Ligue de Défense Juive, voient ainsi leurs actions et leur discours parasités par cette nouvelle extrême droite.
Jamais Dieudonné et ses amis ne s’inquiètent de mener un combat aux côtés d’activistes ouvertement racistes qui ne se suffisent pas de discours sur Internet mais passent à l’action violente. Ils sont les parfaits « idiots utiles » d’une stratégie de la tension conçue par une partie de l’extrême droite. Prenant au mot la volonté de retour en Afrique de Kemi Seba, et utilisant son discours racialiste, Soral et d’autres radicaux veulent poser les bases d’un futur conflit racial. Une stratégie importée de l’extrême-droite américaine ! Un comble pour ceux-là même qui vomissent tout ce qui vient des États-Unis !

Ces fantoches au discours haineux nourrissent le fantasme de l’islamisation-colonisation de l’Europe et de l’imminente menace noire avec ces fameuses « bandes ethniques » des révoltes de 2005. L’omniprésence de cette nouvelle extrême droite sur Internet coïncide avec l’augmentation des agressions à caractère raciste. Ceux qui agressent les noirs, arabes et musulmans sont ceux-là même qui encouragent des mouvements tels que le MDI et B.A.S. et se servent de ce qui reste de Dieudonné dans nos mémoires pour nous amadouer. En agissant ainsi ils participent à la marginalisation et la stigmatisation politique des Banlieues. Politiquement ils ne pèsent rien, mais le danger est dans la résonance possible de leurs discours dans les Quartiers. Il est assez étrange que les Autorités les laissent librement agir alors que jusqu’à ce jour les luttes pour la Justice et l’Egalité, issues de ces mêmes Quartiers, ont toujours été durement réprimées. L’assimilation de cette nouvelle extrême droite aux luttes issues de l’Immigration et des Quartiers en est le plus grand danger.

En effet Fred Hampton rappelait que « Nous devons ouvrir les yeux sur le fait que certains disent que c’est avec le feu qu’on combat le mieux le feu, mais nous disons que c’est avec l’eau qu’on éteint le mieux le feu. Nous disons qu’on ne combat pas le racisme avec le racisme. Nous allons combattre le racisme avec la solidarité (…) Nous n’allons pas combattre les porcs réactionnaires qui courent les rues en étant nous aussi des réactionnaires. »

Cette manipulation a un double intérêt pour les suprématistes blancs : obtenir une adhésion massive des quartiers à ce nouveau discours identitaire et impulser une spirale de violence Raciale. Mais surtout il s’agit de diffuser leurs idées par des « basanés » pour que ces discours soient entendus par les populations immigrées.

En effet, si un blanc parle de « danger juif » et celui du mélange des races et de la nécessité de rapatrier tous les noirs, son message est condamné. Tenu par un noir, ce discours est davantage écouté avant d’être jugé irrecevable. Leurs idées circulent. Après « le bruit et l’odeur », SOS Racisme, Ni Pute Ni Soumise, Fadela Amara, les charters de la Droite et de la Gauche, voici venir les supplétifs basanés de l’extrême droite !

L’ennemi de mon ennemi n’est pas mon ami !

http://fsqp.free.fr/txt/dragueextremedroite2.pdf

Metz 26,27,28 /09 Concerts,débats…CNT

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 2:20

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septembre 22, 2008

Mardi 23 septembre /// Concert de soutiens aux Sans papiers

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 7:26

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septembre 19, 2008

CONTRE LA LOI DATI, POUR GEORGES IBRAHIM ABDALLAH : RASSEMBLEMENT DEVANT LA PRISON DE FRESNES

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 5:53

CONTRE LA LOI DATI, POUR GEORGES IBRAHIM ABDALLAH : RASSEMBLEMENT DEVANT LA PRISON DE FRESNES

La récente loi de « rétention de sûreté » a été présentée à l’opinion publique comme protégeant la société de criminels psychopathes multirécidivistes.

Or elle s’applique d’ores et déjà aux prisonniers politiques, comme si leur engagement relevait d’une pathologie mentale. Depuis bientôt 25 ans, Georges Ibrahim Abdallah, combattant communiste libanais reste l’otage de l’Etat français.

Il est libérable depuis 1999 ! L’examen de sa septième demande de libération conditionnelle, déjà instruite hors délai, vient d’être repoussée en janvier 2009, en raison de son placement - pour cause de loi Dati - au Centre national d’observation de Fresnes.

Georges Ibrahim Abdallah est l’objet d’un acharnement judiciaire et politique de la part des autorités françaises, étatsuniennes et israéliennes.

Pour dénoncer la loi Dati, le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah appelle à manifester : samedi 20 septembre à 11h30devant la prison de Fresnesavenue de la Liberté(Bus 187 : “Maison d’Arrêt” - RER B : “Parc de Sceaux”)

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim

Abdallahliberonsgeorges@no-log.org -

http://liberonsgeorges.over-blog.com

septembre 11, 2008

Arrestations de camarades antifascistes à Paris

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 5:13

Répression contre des antifas à Paris : communiqué du SCALP Paris

Cette semaine deux militants du groupe Paris ont été mis en garde à vue et leur domicile perquisitionné dans le cadre d’une enquête policière.

Contre la criminalisation de l’antifascisme, La solidarité est notre arme ! L’antifascisme radical est aujourd’hui dans la ligne de mire de la police : en deux jours, à Paris et en banlieue parisienne, on compte trois cas de mise en garde à vue pour des durées allant de 24 à 36 heures, et deux perquisitions de domiciles avec de forts déploiements policiers. Le prétexte de cette vague de répression est déjà ancien : ces trois personnes sont soupçonnées d’avoir participé à des actions antifascistes au cours du mois de mai dernier, ayant permis d’empêcher coup sur coup une manifestation où se retrouve la fine fleur des fascistes français et un meeting du groupuscule néofasciste des Identitaires.

Face à ces deux succès consécutifs où l’antifascisme radical parisien a prouvé qu’il était encore capable d’engager et de gagner un rapport de force non seulement avec les fascistes, mais aussi avec l’Etat, celui-ci a donc décidé de réagir – comme il le fait toujours, par l’intimidation et la répression.

Les faits incriminés ne peuvent en rien expliquer ce déploiement de force policier. Ils sont mineurs (diffusion de tracts, graffitis…), sans commune mesure avec la mise en œuvre de lourds moyens policiers (mobilisation de
nombreux fonctionnaires, ainsi que de technologies de repérage des téléphones portables et d’Internet). L’essentiel est ailleurs, comme dans la répression qui s’est abattue sur certains individus mobilisés aux côtés
des sans-papiers : recueillir de l’information sur les milieux politisés, donc dangereux du point de vue policier, et intimider les individus engagés pour un changement social radical.

Cette vague de répression s’inscrit dans une politique globale, à l’œuvre dans tous les pays de l’Union européenne, aux Etats-Unis ou en Russie. Une politique de longue haleine à laquelle la droite comme la gauche françaises ont contribué ; une politique sécuritaire, où la moindre différence, sexuelle, culturelle, sociale ou politique, peut devenir a priori suspecte. Les lois sécuritaires qui donnent toujours plus de pouvoir aux forces de répression, l’assimilation absurde de toute lutte sociale à un terrorisme fantasmé qui sert de prétexte au renforcement d’un
véritable terrorisme d’Etat, mais aussi les différentes mesures qui accroissent le pouvoir du patronat au détriment de travailleurs précarisés, toutes ces mesures ont le même but : insécuriser la population pour mieux sécuriser l’ordre social capitaliste et étatique.

Cet événement nous rappelle que l’antifascisme est une lutte qui se mène sur deux fronts : contre les mouvements d’extrême droite et néofascistes, mais aussi contre l’Etat qui, même s’il n’est pas fasciste, ne s’est jamais privé d’instrumentaliser le fascisme ou d’emprunter ses techniques pour assurer la stabilité de l’ordre social. Il nous rappelle que l’Etat de droit est, aujourd’hui comme toujours, subordonné à la raison d’Etat, que les promesses du libéralisme valent moins que les intérêts du capitalisme ou la stabilité de l’ordre social et étatique, que la police
l’emporte encore et toujours sur la justice.

Face à ces menées répressives, nous appelons à la vigilance et à la solidarité de toutes les organisations et de tous les individus engagés dans la lutte antifasciste radicale, dans le combat pour l’autonomie et pour une alternative sociale radicale, égalitaire et libertaire. Pas de justice, pas de paix !

Ni prison, ni répression n’arrêteront nos rébellions ! Autonomie pour toutes et tous !

ANTI IMPERIALISTES, ANTI CAPITALISTES, ANTI FASCISTES TOUJOURS !!!

septembre 10, 2008

Lettre d’information 2008/5

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:24

10 septembre 2008

Rassemblement pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste internationaliste, va bientôt entrer dans sa vingt-cinquième année d’incarcération en France. VINGT-CINQ ANS. Quand sera-t-il libéré ? Sur le plan légal la chose est possible depuis 1999 mais la justice française multiplie les embrouilles juridico-administratives et les exigences les plus absurdes pour justifier la prolongation d’une détention qui d’emblée était exclusivement politique.

Georges Ibrahim Abdallah a été transféré il y a peu au Centre National d’Observation à la prison de Fresnes pour un examen psycho-social. Le but de la manœuvre est de « vider de son contenu politique toute activité militante de lutte, d’individualiser des actions collectives et de psychiatriser l’opposition au capitalisme et à l’impérialisme », comme le soulignent les camarades du Comité pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah qui appellent à un rassemblement solidaire le samedi 20 septembre 2008 à 11h30 devant la prison de Fresnes, avenue de la Liberté.

Solidarité / Liberté répondra à cet appel. Si vous voulez vous joindre à nous ( Fresnes se trouve près de Paris ), profiter d’une place dans une voiture ou en proposer, contactez-nous à notre adresse : solidarite.liberte@hotmail.com

Plus d’infos sur le blog du comité français : http://liberonsgeorges.over-blog.com

Servir la solidarité ou s’en servir ?

Nous présentons une réflexion critique sur les événements autour des arrestations du 5 juin à Bruxelles : « En juin et juillet de cette année, une certaine agitation a régné en Belgique autour de l’arrestation de différentes personnes se revendiquant de la lutte communiste ou de la solidarité avec les prisonniers révolutionnaires. Tout et son contraire a été dit à cette occasion, dans une confusion malsaine servant toutes sortes d’intérêts particuliers. De quasi toutes parts la vérité a été mise à mal … »

Le document complet en PDF est accessible sur notre site à l’adresse ci-dessous :
http://www.solidarite-liberte.info/5juin2008.pdf

septembre 9, 2008

2 titres de LA K-BINE à télécharger le 15 septembre 2008

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 6:58

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septembre 5, 2008

Report du procès des manifestants de Fresnes

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:26

Au début de l’audience du 3 septembre au tribunal de Créteil, contre 4 personnes poursuivies suite à la manifestation du 2 juillet sous les murs de prison de Fresnes, le juge unique s’est déclaré incompétent. En
effet, il a décidé que le délit principal reproché était la «provocation à la destruction de bien public avec mise en danger d’autrui, par le biais d’écrit etc … » (en l’occurrence une banderole accrochée à un grillage mentionnait « Comme à Vincennes … Feu aux prisons »), et que, relevant de la Loi de 1881 sur la presse, il devrait être jugé en collégialité (3 juges).

Une nouvelle date de procès a donc été fixée au 14 octobre 2008 devant la 11e chambre du Tribunal correctionnel de Créteil à 13H30.

Nous reproduisons ci-dessous le texte d’appel à la solidarité, toujours sur les mêmes bases :

A Fresnes comme ailleurs, solidarité !

Dans un monde où les conditions de survie sont toujours plus insupportables, où quelques uns continuent à s’enrichir en exploitant la misère, la prison est un des dispositifs qui garantit la paix sociale lorsque les médiations institutionnelles (syndicats, partis politiques, associations, médias) ou les psychotropes ne suffisent plus. Agissant
aussi bien comme menace permanente sur la tête de chacun que comme instrument d’élimination physique et psychologique des plus récalcitrants, elle est le reflet d’une société carcérale où les désirs de liberté n’ont pas de place. L’Etat affine et renforce sans cesse son arsenal de moyens de contrôle et de peines tout en construisant toujours plus de prisons (pour mineurs, pour sans-papiers, pour ” fous “…) qui débordent à leur tour. C’est le prix à payer du paradis de la démocratie marchande. Ainsi, la question des prisons est d’abord celle du monde qui
les produit : il ne peut pas plus exister de prison décente que de capitalisme à visage humain.

Des fugues et des révoltes dans les prisons pour mineurs (Porcheville, Meyzieu…) aux affrontements, saccages ou incendies en centres de rétention, les prisonniers eux-mêmes posent régulièrement la critique en actes de la prison. Après six mois de tensions et de multiples résistances, les détenus ont fait partir en fumée le centre de rétention
de Vincennes, démontrant par là même qu’il n’y a de prison qui tienne que celles réduites en cendre. Il n’y a qu’une cervelle de juge ou de flic pour penser que la révolte a besoin d’incitation pour se développer. La solidarité qui s’est manifestée à de nombreuses reprises avec les prisonniers en lutte est aussi pour nous le partage d’un même
sentiment de rage contre les différentes cages qui nous enferment au quotidien.

Dans cette guerre sociale diffuse où chacun est sommé de se soumettre, voire de participer, à sa propre domination, plusieurs camarades sont emprisonnés sous juridiction antiterroriste, accusés de possession de chlorate, de clous tordus, de manuels de sabotage, de plans de prison ou d’une tentative d’incendie d’un véhicule de police. Le 2 juillet 2008, sous les murs de la prison de Fresnes, un rassemblement est donc venu exprimer une fois de plus cette solidarité avec tous les prisonnier qui refusent de se plier à l’ordre pénitentiaire, et notamment avec Isa et Juan embastillés pour ces affaires-là. Des tracts aux parloirs, des fumigènes et une banderole ” Comme à Vincennes… feu aux prisons ” sont venus rappeler que les taules ne se réforment pas mais se détruisent.

Suite à ce rassemblement, quatre personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue pour 48 heures. Leurs appartements ont été perquisitionnés. Elles passeront en jugement le 3 septembre, accusées d’incitation à l’émeute, d’ “outrage” et de “port et transport d’artifices non détonants pour des motifs illégitimes” pour l’une
d’entre elles, de refus de signalisation (photos et empreintes digitales) et de refus de prélèvement ADN pour toutes.

De 2001 à 2007, pas moins de six lois ont élargi les prétextes de fichage génétique, conduisant à près de 30 000 nouveaux prélèvements ADN chaque mois, ce qui porte aujourd’hui à plus de 700 000 le nombre de personnes fichées. Le refuser n’est pas une simple défense face aux prérogatives de l’Etat sur notre corps, c’est aussi concrètement lui enlever des possibilités de contrôle. Cela relève enfin d’un refus plus général de participer à notre propre servitude.

Le procès se déroulera le 14 octobre à la 11e chambre du tribunal correctionnel de Créteil à 13h30.

Cette journée doit être l’occasion d’exprimer sa solidarité partout et de toutes les manières possibles avec ces quatre camarades, ainsi qu’avec celles et ceux qui, dedans ou dehors, luttent contre le système carcéral, comme les quatre personnes inculpées suite à l’incendie de Vincennes.

source:CCCforum

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