RAP CONSCIENT

novembre 25, 2008

Soutiens aux inculpés du 11 novembre

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 6:04

http://www.soutien11novembre.org/

novembre 24, 2008

Rassemblement de solidarité

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 5:30

RESPECT DU DROIT D’EXPRESSION !
LIBERTÉ POUR J.-M. ROUILLAN !

Le 16 octobre, le tribunal d’application des peines a décidé – malgré l’opposition du Service pénitentiaire d’insertion et de probation – la révocation du régime de semi-liberté appliqué à Jean-Marc Rouillan depuis décembre 2007, qui devait déboucher en fin d’année sur sa libération conditionnelle. L’appel de cette décision sera jugé le 27 novembre par la cour d’appel de Paris.

Le prétexte est fallacieux et sans fondement juridique : il était interdit à Jean-Marc Rouillan d’évoquer les faits pour lesquels il avait été condamné, il s’est donc limité à commenter brièvement cette interdiction de parler.

Jean-Marc Rouillan est de nouveau en prison à plein temps et il risque – si le jugement du 16 octobre était confirmé sans perspective de sortie – une peine sans commune mesure avec les faits qui lui sont aujourd’hui reprochés.

Jean-Marc Rouillan a adhéré à un nouveau parti politique et l’État veut entraver son nouvel engagement. Le tribunal d’application des peines « ayant compétence en matière de terrorisme » renvoie une personne en prison, non pour des actes pour lesquels il a déjà été condamné, mais pour l’interprétation faite d’une seule phrase d’une interview publiée par l’Express.

Est-ce qu’on rejuge une affaire déjà jugée il y a 21 ans ?

Laisser se développer sans réagir de telles atteintes aux libertés serait lourd de conséquences pour l’expression démocratique de tous.

Pour la libération de Jean-Marc Rouillan, nous appelons à un

Rassemblement
jeudi 27 novembre 2008, à 12h30
devant le Palais de Justice
(Métro : Cité)

Premiers signataires :
AL, Les Alternatifs, LCR, NPA, PCF, Les Verts (commission Justice) ; AGEN, Collectif Georges Abdallah, Droits devant!!, Libérez-les!, NLPF!, Ras les Murs, US Solidaires…

Photos festival à Madrid.

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 4:00

photos

novembre 19, 2008

LA K-BINE “Résister c’est vaincre”

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:54

LA K-BINE “téléphonik tape” dispo le 19/11/2008

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:52

Dispo le 19/11/2008 au soir sur www.bboykonsian.com

Téléphonik tape

LA K-BINE
-TELEPHONIK TAPE
(Sélections 2004-2005 + Inédits de 2000)
37 titres

TRACKLIST

01- Skalpel et Guez (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
02- Police partout, justice nulle part (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
03- Retour aux sources Feat Jack TK (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
04- Faut-il sauver le rap… (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
05- Interdit en radio (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
06- Rapanoïac (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
07- Tensions urbaines (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
08- Babylone (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
09- Produit locale Feat Gaucho et Instinct (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
10- Ca devait arriver (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
11- Lutter pour, lutter contre (prod-Opérace)
12- Pour quI ? (prod-Opérace)
13- Freestyle Feat Instinct (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
14- Guerre et paix (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
15- Esprit de relève (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
16- Le fric (prod-Skalpel pour sudaka producciones)
17- Des rimes en… (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
18- Hommage (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
19- Sombres (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
20- Explosion totale Feat Jack TK (prod-Vinz vega)
21- On veut nous faire croire (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
22- Le triangle (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
23- À qui tu crois faire peur ? (prod-Skalpel pour Sudaka producciones) Inédit 2005
24- C’est bizarre (prod-Opérace) Inédit 2000
25- Effets d’annonces (prod-Skalpel pour Sudaka producciones) Inédit 2005
26- Rimeurs d’Elite (prod-Opérace) Inédit 2000
27- Trop vite (prod-Opérace) Inédit 2000
28- Coup pour coup (prod-Opérace)
29- Essaye (prod-Opérace)
30- La fin des temps (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
31- Le retour des 2 haineux (prod-Addys-Yone.L) Inédit 2006
32- Le temps passe (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
33- Même si (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
34- Pas la pour rien (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
35- Pendant que …(prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
36- Police (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)
37- Tout se paye Feat Gaucho (prod-Skalpel pour Sudaka producciones)

novembre 18, 2008

L’Utopie n’est pas un rêve Tour

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 3:42

Affiche

Dates dispo sur www.bboykonsian.com

Urgent solidarité Jean-Marc Rouillan 26 novembre 11h30 Palais de Justice

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 3:23

JEAN-MARC ROUILLAN RÉINCARCÉRÉ, CHACUN DE NOUS EST CONCERNÉ !

Le 16 octobre, le tribunal d�application des peines siégeant à la prison des Baumettes à Marseille a décidé, après seulement cinq minutes de délibération, la révocation du régime de semi-liberté appliqué à Jean-Marc Rouillan depuis décembre 2007 après 21 ans de prison. L�appel sera jugé le 27 novembre à Paris.

Alors que le Service pénitentiaire d�insertion et de probation était favorable au maintien du régime de semi-liberté de Jean-Marc Rouillan, la décision prise par les juges satisfait entièrement aux demandes du parquet qui aujourd�hui se félicite bruyamment d�avoir mis fin au « scandale » que constituait pour lui ces dix mois de semi-liberté, même assortie de conditions très restrictives. Le pouvoir politique, opposé depuis des années à toute mesure d�aménagement de peine pour Jean-Marc Rouillan, vise ainsi à empêcher sa libération conditionnelle qui était prévue en fin d�année. Il a donc orchestré cet emballement médiatique au cours duquel les propos tenus ont été déformés, voire falsifiés.

En réalité, s�il était interdit à Jean-Marc Rouillan d�évoquer les faits pour lesquels il avait été condamné, il ne lui était aucunement interdit de rencontrer des journalistes, de donner des interviews ni de s�exprimer sur la situation politique d�aujourd�hui et sur son nouvel engagement militant. D�autre part, Jean-Marc Rouillan n�a pas parlé des faits, il n�a fait que commenter l�interdiction d�en parler. Enfin, rappelons qu�il n�y a aucun fondement juridique à lui imposer aujourd�hui un chantage aux regrets, alors que ceux-ci n�ont pu être exigés de lui pour le placer en semi-liberté. De fait, la notion de repentance n�existe pas en droit français.

Mais il fallait interdire à Jean-Marc Rouillan toute expression politique. Il fallait le faire taire. Jean-Marc Rouillan a parlé, il doit donc retourner en prison POUR L�EXEMPLE.

Dans le même temps, des militants doivent payer de fortes amendes sous le prétexte d�« outrage »,. des travailleurs sont condamnés par la justice pour avoir défendu leurs droits, des sans-papiers, sont raflés et expulsés, la chasse au méchant « anarcho-autonome » est ouverte. Et tous, nous sommes de plus en plus surveillés, fichés. La seule expression politique autorisée est celle prêchée par l�UMP-PS : rentrez dans le rang ! Le pouvoir aurait-t-il si peur d�une explosion sociale ?

Aujourd�hui, laisser se développer sans réagir de telles atteintes aux libertés serait lourd de conséquences pour l�expression démocratique de tous.

C�est ensemble que nous pourrons sortir Jean-Marc Rouillan de prison !

Collectif de soutien à Jean-Marc Rouillan

novembre 14, 2008

Ne laissons pas l’espace public aux anti-IVG ! Samedi 15 Novembre

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 12:00

Parce que rassemblement des SOS Tout Petits, cathos anti-IVG, qui fêtent leurs 22 ans d’existence,

Rendez-vous samedi 15 novembre 13h30 pétantes sur le Pont au Double, M°Saint Michel

NOS CORPS NOUS APPARTIENNENT !

Le samedi 15 novembre, Sos Tout Petits, association catho anti-avortement, prétend fêter son 22è anniversaire en plein cœur de Paris, devant Notre-Dame. Pas plus que les participants à de récentes manifestations similaires telles que la Life Parade du 18 octobre, la « marche pour la vie » du 11 octobre, la marche annuelle de « 30 ans ça suffit » en janvier, et les régulières prières publiques « en réparation des crimes de l’avortement » à St Michel, ils ne s’attendent à une réaction, assurés d’une protection policière, de la présence de leur service d’ordre fascisant, et de l’indifférence des milieux militants. Alors que la défense du droit à l’avortement apparaît comme une revendication plus que consensuelle, sa remise en question publique semble de moins en moins rencontrer une opposition politique. Laisserons-nous un nouveau rassemblement anti-IVG se dérouler en toute impunité ?

L’IVG, un droit menacé

Sur le plan législatif, l’IVG est insidieusement remis en cause, notamment par l’ « Acte d’enfant sans vie », modifié en août dernier, qui permet d’inscrire à l’état civil tout « enfant né sans vie », quelque soit son stade de développement, mais aussi par la tentative de qualifier d’homicide involontaire la perte d’un foetus, par exemple lors d’un accident de voiture. Problème fondamental, la clause de conscience qui donne la possibilité aux médecins de refuser de pratiquer un avortement, censée être provisoire au moment de la promulgation de la loi Veil, n’a jamais été retirée. Cette loi établit dès lors moins le droit à l’IVG à proprement parler qu’une dépénalisation de l’IVG; elle reste donc fragile et est toujours menacée.

Actuellement, on rencontre des difficultés croissantes pour avorter en France : le délai de 12 semaines, l’un des plus courts en Europe, oblige nombre de femmes à aller avorter à l’étranger, et le système de protection sociale est de plus en plus menacé par les réformes qui mettent en péril le droit à la santé. Enfin les IVG sont couramment pratiquées dans des établissements hospitaliers par des médecins généralistes, dont beaucoup, issus de la vague militante du Planning, sont sur le départ, or cet acte est peu enseigné dans les facs de médecine. Certaines régions manquent de médecins prêtEs à pratiquer des IVG, et ceux-celles qui le font sont déconsidéréEs par leurs confrère-soeur-s, témoignant du pouvoir des médecins qui font obstacle à la pratique de l’IVG, producteurs de normes. Outre le manque de médecins, les avortements se pratiquent souvent dans les maternités, témoignant d’un ordre moral médical et gouvernemental qui enjoint les femmes à devenir « mères ».

L’accueil en grande pompe de Benoît XVI en septembre par le chanoine Sarkozy, accessoirement président de la République française dite laïque, et assurant la présidence de l’Union Européenne, laisse à penser que, de fait, la religion catholique et ses institutions sont reconnues en France comme productrices d’une morale et de normes sociales légitimes. C’est la preuve de l’hypocrisie du discours ethnocentré sur la laïcité, qui instrumentalise le droit des femmes à des fins racistes : le patriarcat serait aujourd’hui uniquement le fait des autres, étrangerEs, immigréEs, musulmanEs.

La défense du droit à l’IVG reste aujourd’hui un enjeu majeur des luttes féministes

Car s’opposer à l’IVG, c’est affirmer la volonté de perpétuer le contrôle religieux, social et politique des corps des femmes, qui participe à la construction sociale de la maternité comme le rôle social auquel les femmes sont assignées. La maternité vue comme une fonction « naturellement » féminine renvoie à la différenciation posée comme essentielle entre hommes et femmes, sur la base de marqueurs biologiques, différenciation qui est au fondement du système d’oppression de genre. Cette construction sociale impose une vision stéréotypée de la « féminité » et de la « masculinité », ouvrant la voie à la lesbophobie, l’homophobie et la transphobie. Elle se traduit par des injonctions normatives à l’hétérosexualité, seule sexualité légitime et acceptable dans un but de reproduction, toutes autres pratiques sexuelles étant dès lors transgressives et déviantes, mais aussi à un modèle de société centré sur la famille bourgeoise, vecteur de transmission du patrimoine et pilier du capitalisme.

Pour affirmer notre liberté de vivre notre sexualité de manière non hétérocentrée (c’est à dire sans l’associer nécessairement à un but reproductif), d’expérimenter toutes formes de sexualités, d’avoir accès à l’IVG, à la contraception, aux préventions (VIH, IST), de construire notre genre, de ne pas se laisser imposer une identité sexuée et sociale sur la base de marqueurs biologiques, de refuser que nos corps soient des instruments de notre aliénation par un système productiviste au service du capitalisme et de la reproduction du modèle de la famille hétéronormée, revendiquons une nouvelle fois que nos corps nous appartiennent !

RENDEZ-VOUS SAMEDI 15 NOVEMBRE, 13h30 pétantes ! Pont au Double, côté Notre-Dame M° St Michel / Cité

Ces chieuses de féministes, collectif féministe contre l’ordre moral.

novembre 11, 2008

LETTRE DE JUAN DEPUIS LA PRISON DE ROUEN (OCTOBRE 2008)

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 12:05

Durant la période électorale qui a vu l’arrivée de Sarkozy à la présidence, l’ambiance est à la colère et à la révolte. De manifs sauvages à des bris de vitrines de permanences d’élus, de nombreux actes marquent cette période. Début mai, il y a eu aussi une tentative d’incendie d’une voiture de flics (dépanneuse) devant un commissariat de Paris.
C’est pour cette tentative qu’Isa, Juan et Damien sont en détention préventive, au motif que leurs ADN, pris à leur insu ou de force, auraient été retrouvés sur l’engin incendiaire.
Tous les trois sont sous le coup d’une instruction antiterroriste.

J’écris depuis la prison de Rouen, qui s’est une nouvelle fois illustrée le 10 septembre par la mort d’un détenu, victime de la folie… de l’Administration Pénitentiaire.

Ca fait maintenant quatre mois que je suis en détention provisoire pour terrorisme.
Terrorisme ! Quel outil formidable pour l’Etat ! Le terrorisme vient aujourd’hui justifier des mesures de contrôle et de fichage de plus en plus poussées au nom de notre sécurité. On ne s’étonne même plus de croiser dans les gares des militaires, mitraillettes à la main. Démocratie ou pas, la peur reste le meilleur moyen pour soumettre et gouverner.

Dans l’imaginaire collectif, le terroriste, avec le pédophile, est devenu une des figures même du mal. D’un côté il a le visage de monsieur tout le monde, ce qui en fait une menace permanente et insidieuse qui ne peut se combattre que par un contôle généralisé de plus en plus strict. Et de l’autre, il a le visage repoussant d’un monstre sanguinaire, fasciné par la violence et n’ayant plus rien d’humain ni de commun avec nous pour éviter qu’on le comprenne et que de tels actes se propagent. Apposer l’étiquette de terroriste sur quelqu’un, c’est donc le condamner au bannissement. Qui soutiendrait des barbares pareils ?

C’est une habile manoeuvre politique pour isoler et affaiblir. On fait passer des amis, des camarades de lutte pour des illuminés en décrédibilisant les moyens considérés comme violents (sabotage, bris de vitrine, etc) autant que le sens politique de leur action. Diviser pour mieux régner, rien de nouveau. On fait le tri entre la contestation « raisonnable », que l’Etat tolère, voire intègre pour se renforcer ; et celle sauvage et non autorisée, plus difficilement récupérable. On frappe fort sur quelques-uns pour que tout le monde ferme sa gueule et sache à quoi s’en tenir. Evidemment pour être efficace, ça doit servir d’exemple, on ne peut pas faire de tout le monde des terroristes.

La Mouvance Anarcho-Autonome Francilienne (MAAF), l’organisation terroriste à laquelle nous sommes supposés appartenir, rend bien compte de cette intention. Vous n’avez jamais vu de tract ou d’attentat au nom de la MAAF. Et pour cause : ce sexy sigle est une invention policière, le titre d’une catégorie de classification des RG (Renseignements Généraux). Le mot « mouvance » montre à quel point c’est flou. Il peut suffir d’un contrôle d’identité au cours d’un moment de contestation sauvage, de la fréquentation d’un lieu ou d’une personne, d’une lecture ou d’une opinion subversive. Certains thèmes aussi sont plus sensibles comme les prisons ou les sans-papiers ; RESF par exemple est qualifié de mouvement “quasi-terroriste”.

Cette histoire de tentative d’incendie est loin d’être l’affaire du siècle. Et si le pouvoir, relayé par les médias, l’a gonflée au maximum, ce n’est pas que l’Etat craignait de ne pouvoir se relever de ce coup. Malheureusement, il faudra plus qu’un incendie – même réussi - pour mettre vraiment en danger le système. Si l’Etat est attentif et soucieux de ces “menaces” politiques et que cet affront devait être puni, il en a surtout profité pour faire de cette affaire un exemple, répondre à la contestation sociale, et remettre à jour quelques fichiers de renseignements et bases de données policières.

Nous nions tous les trois notre implication dans cette tentative d’incendie. Mais en vérité c’est un détail.

D’abord parce que face à la supposée irréfutabilité de la preuve par l’ADN des scientifiques, il est difficile d’expliquer la présence de poils qu’on a pu éventuellement semer, si tant est que ce soient les nôtres !

Ensuite parce que la Justice donne peu d’importance à ce qu’on a à dire. Elle n’a pas besoin de toi pour te juger. Qu’importe ce que tu as réellement fait. Si tu as le profil, et il peut suffir d’une garde-à-vue, de la participation à une manif ou d’opinions affichées, ça suffit à être condamné. Tout le reste est du théâtre.

En ce sens, la Justice ne s’est sans doute pas trompée. Je crois bien avoir le profil recherché. Non pas celui d’un fanatique qui veut semer la terreur dans la population pour arriver à ses fins – c’est plutôt l’apanage des gouvernements, qu’ils soient despotiques ou démocratiques -, mais plutôt celui d’un révolté parmi les autres.

Dans ce monde régi par le fric où la plupart des gens crèvent de faim pour soutenir le rythme de vie des riches ; où le seul horizon pour beaucoup est un travail de merde qu’on est réduit à pleurer au moment de perdre ; où l’ennui et la dépression sont la norme ; où ceux qui n’ont pas de papiers doivent raser les murs ; où la nature devient un luxe pour touristes ; où notre pouvoir sur nos vies se limite au choix de la chaîne télé, du bouffon qui nous gouverne, et de la marque de lessive ; où la police te rappelle à chaque instant de fermer ta gueule ; et où la prison t’accueille si tu déroges à la règle.

Dans ce monde moisi, il serait malvenu de pleurer la carcasse cramoisie d’une voiture de flics. Nous n’avons que trop de raisons de nous révolter.

Ce n’est pas la répression qui nous les enlèvera.

En taule comme dans la rue, que la lutte continue avec rage et joie !

Pour en savoir plus: http://infokiosques.net/mauvaises_intentions

http://nantes.indymedia.org/article/15254

novembre 9, 2008

Rassemblement le Mardi 11 Novembre !!!!!!!!!!!!!!!!!

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 7:37

Rassemblement
Rassemblement mardi 11 novembre prochain, rendez-vous sortie ” Bois de Vincennes-Hippodrome” à la station RER Joinville le Pont à 15h

Après la révolte collective et l’incendie, le centre de rétention de Vincennes rouvre ses portes.

Depuis fin 2007, les retenus de Vincennes, comme ceux d’autres centres de rétention, n’ont cessé d’enchaîner luttes, grèves de la faim, départs de feu… Le 21 juin 2008, un retenu tunisien mourrait dans des circonstances toujours pas éclaircies. Le lendemain une marche silencieuse organisée par les retenus était fortement réprimée. Une révolte s’en est suivie, au cours de laquelle le centre de rétention de Vincennes a entièrement brûlé.

Vrai manque à gagner pour la machine à expulser, la disparition de 280 places de rétention a eu pour conséquences une très significative diminution des rafles et des expulsions sur Paris. D’ailleurs l’Etat, pour tenir son quotas d’expulsion, s’est d’ores et déjà empressé de reconstruire Vincennes. Au cours de l’audition du 29 octobre par l’assemblée nationale, B. Hortefeux déclare: ” A Vincennes, nous reconstruisons trois centres de 80 places chacun - le premier devant ouvrir le 10 novembre “.

Cherchant à faire des “exemples”, l’Etat multiplie les arrestations parmi les anciens retenus de Vincennes : 6 personnes sont actuellement poursuivies et incarcérées à Fresnes et Fleury pour “destruction de biens par l’effet d’incendie et violence à agent de la force publique avec une incapacité totale de moins de 5 jours en réunion”. Il y en aura peut être d’autres.

La révolte des retenus du centre de rétention de Vincennes n’est pas isolée. Il y en a eu avant, d’autres ont eu lieu cet été au Mesnil-Amelot, à Nantes, en Italie, en Belgique, il y en aura d’autres. Les retenus de Vincennes ont fait disparaître leur prison spéciale pour étrangers. Etre solidaires des inculpés, c’est s’opposer aux politiques de maîtrise des flux migratoires, leurs idéologies, leurs pratiques !

LIBERTE ET ARRET DES POURSUITES POUR LES INCULPES DE VINCENNES
FERMETURE DES CENTRES DE RETENTION LIBERTE DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION
Contact : liberte-sans-retenue@riseup.net

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