RAP CONSCIENT

février 20, 2009

“Construire une scène rap, alternative et militante”

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 1:12

Nous assumons et prétendons utiliser le rap comme un instrument pour diffuser nos idées, nos convictions profondes et nos aspirations à lutter pour une autre société.

Nous avons conscience qu’aux yeux de beaucoup de monde, le rap ce n’est rien d’autre que de la musique, même si pour certain-e-s il ne mérite pas d’être défini ainsi. Malgré tout, nous avons le sentiment que le rap c’est plus que cela et nous estimons qu’il est possible de faire de la politique à travers la création d’œuvres artistiques engagées.

Nous sommes conscients que le rap n’est pas l’unique forme d’expression musicale qui peut véhiculer un sentiment de révolte. Cependant à l’inverse de beaucoup d’artistes d’autres styles musicaux, les acteurs-actrices de cette culture sont issu-e-s majoritairement des quartiers les plus pauvres de l’hexagone.

Le rap c’est la musique des quartiers populaires.

En affirmant ceci nous ne voulons pas occulter notre désaccord profond avec le discours majoritaire consensuel et parfois réactionnaire que l’on entend dans le rap. Malgré tout nous ne sommes pas ici pour jeter la pierre aux rappeurs-rappeuses et nous joindre à ceux qui diabolisent le courant musical pour lequel nous nous battons.

Notre façon de faire de la musique est une critique constante du mouvement auquel nous appartenons et nous n’avons aucune leçon de morale à recevoir. Particulièrement de la part de certain-e-s protagonistes d’autres courants musicaux (aussi bien commerciaux que underground), dont le comportement plus policé en surface ne suffit pas à masquer l’absence de cohérence entre le discours et les actes.

Nous ne sommes pas mandatés par un quelconque parti ou organisation politique pour faire de « l’entrisme artistique » dans nos quartiers. Nous ne sommes pas ici pour faire de la récupération. Nous parlons de ce que nous connaissons, et notre réflexion découle d’une expérience vieille de plus de 10 ans dans le rap indépendant et militant. Nous pensons que nous avons toute la légitimité pour nous exprimer sur le sujet.

Notre rap est engagé et militant. Mais ça reste du rap, malgré tous les adjectifs que l’on peut mettre à la suite de ce mot. Sans en avoir honte, nous n’avons pas à assumer l’attitude et le discours de rappeurs-rappeuses avec qui nous sommes en désaccord politique, idéologique ou musical. Nous avons une réflexion critique sur notre scène, mais pour avancer et non pas renier notre milieu.

A travers ce texte nous ne souhaitons pas faire s’opposer des styles musicaux. Nous revendiquons notre appartenance à la scène RAP, mais nous luttons pour le rapprochement des différentes scènes. Nous pensons que ce qui génère de l’unité c’est le fond et non pas la forme. Nous l’avons affirmé à plusieurs reprises, nous nous sentons plus proches idéologiquement d’un punk anarchiste que d’un rappeur « gangsta ». Le constat que nous faisons aujourd’hui est que nous tournons beaucoup plus avec des groupes de rock que des groupes de rap. Ce n’est pas en soi un problème, mais cela met en lumière notre isolement. Il y a peu de groupes de rap issus des quartiers qui assument une étiquette militante, (sans forcément avoir à se définir comme nous « Rouge et Noir »).

L’absence d’une scène rap alternative, solide et cohérente est selon nous la cause principale du manque de visibilité des groupes « engagés ». Nous souhaitons créer des espaces ou les rappeurs-rappeuses militant-e-s et leur public puissent se familiariser avec d’autres formes de pratiquer et de vivre la musique, comme par exemple la création de fanzines, l’autogestion, le DIY (Do it yourself – Fais le toi même), le prix libre, etc. Tout un tas de pratiques et de concepts qui ont quasiment disparu du milieu rap et qui étaient pourtant présents à l’origine.

Il est possible de faire du rap en cultivant l’autonomie vis-à-vis des maisons de disques et des distributeurs, ainsi que des magazines, des sites web et des médias officiels.

Le souci de rendre la forme agréable ne doit pas être une excuse pour négliger le fond.

Discutons et agissons !

rédigé par Skalpel de La K-Bine

Signez l’appel ici : http://720plan.ovh.net/~bboykons/Petitions/phpPetitions/index.php?petition=2

février 17, 2009

Soutien aux travailleurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et de la Réunion

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 11:50

Soutien aux travailleurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et de la Réunion.
Depuis plus de trois semaines, les travailleurs de Guadeloupe sont en grève générale unitaire et illimitée. Depuis, la grève générale s’étend à la Martinique, à la Guyane et à la Réunion. Ils se battent contre la vie chère, les bas salaires, les licenciements et le chômage, pour leur dignité.

Leur combat est le nôtre, il est exemplaire.

Après le succès des grandes mobilisations du 29 janvier et avant celle du 19 mars, nous devons apporter toute notre solidarité aux Guadeloupéens, Martiniquais ; Guyanais et Réunionnais qui proclament avec la même force que ce n’est pas au peuple de payer la crise !

Le combat des salariés de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de la Réunion est le nôtre.

Tous ensemble, Solidarité !
Toutes et tous Lundi 16 février dans la rue à 18h Place de Clichy

Appel signé par : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), La Fédération, Les Alternatifs, Lutte Ouvrière (LO), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG)

février 12, 2009

Antilles et Guyane/// Brochure sur L’ARC

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 11:32

http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/resistance.pdf

février 10, 2009

SEMAINE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE AVEC LE PAYS BASQUE

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 10:59

Paris : Soirée solidaire avec Euskal Herria:

le dimanche 15 février à partir de 18h au CICP 21 ter rue Voltaire 75011 Paris (Métro: rue des boulets),

organisé par le Cspb _ Paris. Entrèe libre, tables de presse militantes, conférence, débat, projection film, rap conscient: La K-Bine, pintxos et patxaran.

elkartasun astea 09

Le Pays basque ne marche pas seul.

Démocratie et autodétermination

A toutes les personnes solidaires avec le Pays basque

A toutes les organisations politiques et sociales, aux mouvements populaires révolutionnaires

A Toutes les PLATEFORMES D’AMIES ET AMIS DU PAYS BASQUE DANS LE MONDE

ASKAPENA, organisation internationaliste basque, lance un appel en faveur de la SEMAINE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE AVEC LE PAYS BASQUE qui aura lieu du 9 au 15 février 2009.

La solidarité internationaliste avec le Pays basque ne date pas d’hier. Le soutien en provenance de différents lieux et peuples du monde envers, la lutte des femmes et hommes de la Gauche Indépendantiste basque pour l’obtention d’un Pays basque indépendant et socialiste vient de loin. Presque autant que la nouvelle genèse de cette dernière étape qui, après des siècles de lutte dans d’autres coordonnées historiques face aux États espagnol et français, commencera en plein franquisme dans les années soixante.

Comment oublier la vague de manifestations de 1969-1970, solidaires, populaires et universitaires, dans l’État espagnol et dans toute l’Europe, qui poussèrent les gouvernements d’Autriche, Suède, Norvège, Allemagne Fédérale, Italie, France, Belgique, etc., à protester face au dictateur Franco pour les neuf demandes de peine de mort et les 752 anées de prison contre des militants de l’ETA? Comment pourrions-nous oublier cette grande victoire de la solidarité internationale et de la lutte du Pays basque contre le procès de Burgos?

Autres exemples de solidarité furent les mobilisations pour sauver la vie de Txiki et d’Otaegi, pour empêcher qu’ils soient fusillés en septembre 1975. Détentions d’intélectuels français à Madrid suivies par leur expulsion de l’État espagnol, protestations solidaires partout en Europe dirigées par des syndicats et des organisations solidaires. Mise en évidence, cette haine déchaînée contre la dictature franquiste et la solidarité en faveur des deux derniers militants basques, avec trois espagnols, fusilllés par le dictateur. Ambassades et intérêts espagnols subirent de sérieux dégâts dans toute l’Europe, Lisbonne, Stokolm, La Haye, Bruxelles, Rome et même à Manhattan.

Nous ne pouvons pas oublier les Journées Internationales contre la Centrale Nucléaire de Lemoiz de l’été 1981, quand des personnes qui luttaient contre l’énergie nucléaire venues de tous les recoins du continent confluèrent à Algorta, répondant à l’appel des Comités Antinucléaires Basques. Ils nous montrèrent les connivences du nucléaire avec l’industrie de l’armement, avec le développement capitaliste, en plus de nous aider à créer une immense vague populaire qui enterra ce monstre d’imposition et folie capitaliste qu’était Lemoiz.

Que de douleur souleva ce mois d’août 94 à l’hôpital Filtro de Montevideo, la Grève Générale contre l’extradition de trois Basques, contre leur remise entre les mains de tortionnaires espagnols, des centaines de personnes blessées, deux personnes assassinées parmis la foule solidaire réunie, Morroni et Facal, des chiens, des gaz, batons et sabres utilisés contre l’INMENSE solidarité avec le Pays basque. Nous portons profondément ce “Lacalle fascista, vos sos el terrorista” (“Lacalle fasciste, c’est vous le terroriste”).

Et les Comités de Solidarité avec le Pays basque et les plateformes des Amies et amis du Pays basque organisées depuis peu, démontrent et confirment à nouveau que la volonté d’un Pays basque libre et socialiste ne marche pas seule, mais qu’elle est très bien accompagnée.

Ce sont nos meilleurs hauts-parleurs, leurs dénonciations des tortures, des illégalisations, du refus d’une logique démocratique… Ils sont aussi une de nos nécessités.

Les États espagnol et français se sont unis pour en terminer avec le peuple basque par tout moyen, utilisant la répression à fond contre n’importe quel mouvement ou organisation représentant le moindre secteur du peuple basque. Ils ne se gènent pas pour changer les lois, les codes pénals, tout est bon pour maintenir le maximum d’années possibles les prisonnières et prisonniers politiques basques en prison, tout est bon pour incarcérer la jeunesse, les personnes qui luttent pour une Pays basque libre.

Le motif de cette déraison nous le connaissons par la bouche du collectif incarcéré dans le macro-procès 18/98: “Pour rendre impossible la démocratie basque, celle qui possibiliterait la création d’un État basque si ainsi en décidait la majorité en Pays basque. Envers cela et l’indépendance, ils font preuve d’une véritable panique. Ainsi qu’envers la possibilité que l’égalité, le respect et la solidarité remplacent l’imposition, la négation et la guerre qui sont les principes guidant les relations entre les peuples prisonniers dans les États espagnol et français”.

Et notre objectif est également clair, comme l’avait dit Juan Paredes Manot “Txiki”, un jour avant d’être fusillé: “Nous ne devons pas oublier notre objectif: la création d’un État Socialiste Basque, objectif poour lequel sont tombés et ont donné la vie beaucoup de militants révolutionnaires, alors aura été atteint notre objectif et vous pourrez construire une société nouvelle, sans classes, où n’existe pas l’exploitation de l’homme par l’homme”.

Pour atteindre ces objectifs nous avons besoin de la solidarité internationale, nous avons besoin d’avancer ensemble avec toutes les personnes qui comprennent notre désir de liberté et qui veulent nous accompagner sur notre chemin.

Nous espérons que cette semaine soit une nouvelle rencontre dans la lutte, une nouvelle avancée de la solidarité internationaliste.

DÉMOCRATIE ET AUTODÉTERMINATION POUR LE PAYS BASQUE

CSPB
Comité de Solidarité avec le Peuple Basque
21 ter, rue Voltaire
75011 Paris
http://cspb.unblog.fr/

février 4, 2009

Vendredi 6 Février

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 5:04

Rdv vendredi 6 février à 14h

Classé dans : Prise de position — skalpel @ 5:02

devant la chambre de l’instruction, esc A, au palais de justice de Paris (m°cité) pour l’appel de la décision du JLD (juge des libertés) de renouveler le mandat de dépôt d’Isa

[RAPPEL : Isa est incarcérée depuis le mois de Janvier 2008 car son ADN correspondrait à l'un de ceux retrouvés sur des bouteilles d'essence placées sous une voiture de flics devant le commissariat central du 18ème arrondissement de Paris pendant les élections présidentielles de 2007.
Isa, comme Juan et Damien en prison pour les mêmes accusations, est sous mandat de dépôt criminel dans le cadre d'une instruction anti-terroriste.
Elle est aujourd'hui à la maison d'arrêt de Versailles et après plus d’une année en détention préventive (et 4 taules différentes!), elle passe devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris pour contester la décision du JLD de la maintenir en prison pour 6 mois supplémentaires.]

ISA, le 25 janvier 09 depuis la prison de Versailles:

« Ce qui est présupposé dans cette affaire est l’existence d’une mouvance anarcho-autonome qui plus est terroriste. Cette idée s’appuie sur un rapport de police qui désigne des individus ayant « la haine de l’Etat bourgeois, du capitalisme, et de ses appareils ». Il y a dans ces désignations floues, inconsistantes et insaisissables un caractère extensible, malléable à volonté… Dans mon ordonnance de prolongation de la détention provisoire, il est écrit que « l’intéressée est mise en cause pour avoir joué un rôle actif au sein de la mouvance anarcho-autonome francilienne, s’adonnant à la préparation d’actes de terrorisme », que « l’enquête a montré l’existence de nombreux actes imputables à la mouvance anarchiste à laquelle la mise en examen est susceptible d’appartenir, traduisant ainsi la radicalisation de ce mouvement depuis le début de l’année 2007 » et qu’il existe un risque de poursuite ou renouvellement des infractions « compte tenu de la dangerosité des objectifs affichés de l’organisation à laquelle la mise en examen est susceptible d’appartenir ». Jusqu’aujourd’hui, je ne sais toujours pas en quoi cela consiste et pourquoi à titre individuel devrions nous [Isa, Juan et Damien sont inculpés pour la meme affaire] payer pour tous les actes imputés à une mouvance qui plus est fantasmée. En fait, la tentative qui est opérée est de faire croire que les faits qui nous sont reprochés rendraient compte de la réalité d’une mouvance anarcho-autonome: le montage politique impose sa logique sur toute l’instruction. D’ailleurs on ne sait plus trop de quoi on parle : l’engin incendiaire serait une bombe, le chlorate (désherbant, utile aussi pour faire des fumigènes) deviendrait de l’explosif, quelques pétards également une charge explosive, etc… L’emploi, le sens des mots pourra passer au second plan, celui de terroriste les surpasse tous ! Ce n’est pas pour rien que le JLD relève « la complexité des investigations », 9 dossiers de 15 cm d’épaisseur à propos de lectures, de photos, de nos vies épluchées, passées au peigne fin, d’écoutes téléphoniques, dont l’essentiel est de l’ordre du renseignement et du profilage. »

LIBERTE POUR ISA, JUAN, DAMIEN ET TOUS LES PRISONNIERS !
QUE LA LUTTE CONTINUE AVEC RAGE ET JOIE !

Pour plus d’infos: http://infokiosques.net/mauvaises_intentions

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